‹ La Gaule mérovingienneChapitre 14 sur 28 · I.A r.AULK MKROVI.NCIENiNF · texte numérisé non relu

I.A r.AULK MKROVI.NCIENiNF

(les possi'di'S, (loiiiUT la Imniôi'c aiiv a\ curies, rendre aux paralytiques l'usage de leurs jambes, calmer les fiévreux, c'esl chose facile : il leur sul'lil d'une invocation au Seigneur, ou d'un signe de croix. Ouand un de ces hommes marqués pai- Dieu vient à mourir, le peuple le j)roclame saint. 11 n'est pas

même enterré que déjà son cor])S est l'objet d'un culte :

sur le ])assage de son cercueil les malades se précipitent pour obtenir guérison. Puis on (lé])ose le corps du saint dans un tombeau de pierre qu'on ]>lace dans quelque sanctuaire, soit dans une crypte, soit dans une basilique. Si le lieu de sépulture n'est pas digne du saint, les Fi-. 88 - Plat de vcitc gravé roproscn- fidèles ne tardent pas à élever

tant la rcsuri'oclion de Lazaiv, trouvé à ^

Vcimand (Aisne). [Le Biaiit, Nouveau aU-dcSSUS dcSOU tombcaU UUC

recueil.) , i •!• '•!

somptueuse basilique qu us consacrent à sa mémoire. La foule se presse autour des sépultures des saints; les malades viennent chercher la guérison. 19. Les fjuériso7îs miraculeuses. — Car les saints sont avant tout pour le peuple des guérisseurs. Autour de leur tombeau se pressait « l'immense légion des misérables, les fiévreux, les aveugles, les paralytiques, les boiteux, les fous et les épile})liques, si nombreux alors que, laissés libres et errants, ils communiquaient l(Mii' mal par la vue même de ses attaques. Ils étaient là s'agitant furieux dans les sanctuaires, hurlant auprès des tombes comme des bêtes fauves; là, sous l'étreinte des crises se produisaient des mouvements désordonnés, des rotations de la tête, cette effrayante contraction du corps se raidissant en arc pour rebondir comme un ressort d'acier ' ».

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