‹ La Gaule mérovingienneChapitre 24 sur 28 · LART · texte numérisé non relu

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sèment les feuilles d'ivoire antiques sculptées, nommées diptyques, et les ont connverties à un usage pieux ; c'étaitau revers de ces diptyques qu'on inscrivait les noms des défunts, et particulièrement des éveques pour lesquels l'Église disait des prières et dont elle faisait une commémoration spéciale à l'office divin. Il est encore possible que dès cette époque on ait fait usage de ces plaques d'ivoire pour protéger les manuscrits.

Mais il ne semble pas qu'en Gaule il y ait eu beaucoup d'artistes qui aient su travailler l'ivoire ; on a bien quelques feuilles de cette matière dont les sculptures représentent des sujets chrétiens et paraissent remonter aux VP et VIP siècles, mais pour aucune on ne saurait affirmer qu'elle soit l'œuvre d'artistes de la Gaule. On a fait en ivoire quelques monuments de moindre importance, par exemple des plaques de boucles de ceinturons.

16. La glyptique. — La glyptique, c'est-à-dire la gravure des pierres fines, paraît avoir complètement disparu en Gaule pendant la période qui nous occupe. On peut rapporter à cette époque une pierre gravée (fig. 9) du trésor de Guarrazar, mais elle est peut-être de travail wisigothique '. Jamais cependant on n'eut plus de goût pour les pierres de couleur et les verroteries ; seulement comme il n'y avait plus en Gaule d'artistes capables de tailler les gemmes, on se contentait de recueillir précieusement les vases en pierre dure, les camées

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