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LA GA U LL T IIE KM A LE

talion avec salles et portiques. En ce qui nous concerne, peut-être avons-nous encore sur notre sol quelques vestiges des lointains ancêtres des Palace et des International Hotels de nos cités thermales.

A Néris, Barailon (1) a signalé les restes d’un édifice comprenant une multitude de chambres ou de cases parallèles, dont quelques-unes présentaient encore des traces de peinture à fresque, séparées par une sorte de rue de 3 à 4 mètres de large. Entre les cases, il existait un four à pain, rond, surmonté d’une voûte. L’hôtellerie figure parmi les diverses attributions qu’on a données à cette construction. Je serais plutôt tenté d’y voir une dépendance des bains, servant au logement du personnel, par analogie avec des cases du même genre découvertes auprès d’autres thermes.

Les fouilles de Moind ont fait découvrir un groupe de constructions affectant la forme d’un vaste parallélogramme, occupé à son centre par une grande cour, et, sur trois côtés, par des salles carrées ou rectangulaires. Le bâtiment était chauffé par un hypocauste et assaini par un égout dont le conduit a été rencontré intact sur une certaine longueur. La présence dans les ruines d’une grande quantité d’ossements d’animaux et de nombreux débris de poteries usuelles : amphores, bols, assiettes, etc., a fait naître l’idée que cet édifice avait pu servir d’hôtellerie (2).

A Sanxay (Vienne), le P. de la Croix (3) a donné le nom d’hôtelleries à un noyau important d’habitations agglomérées et séparées dans leur longueur par un vaste passage. Ces habitations avaient à leur centre un atrium entouré d’une, de deux, de trois ou de quatre galeries, sur lesquelles ouvraient la plupart des chambres. Comme nous le verrons plus loin, il est plus que probable que Sanxay n’était pas, dans l’anti-

(1) Recherches sur les peuples Cambiovicenses de la Table lliêodosienne ; sur l’ancienne ville romaine de Néris, département de l’Ailier,

(2) Bulletin de la Diana, t. III. 1886-1886, p. 308 et suiv.

(3) Mémoire archéologique sur les découvertes d'Herbord dites de San.cag,

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quité, une station balnéaire, mais il est à peu près certain, an contraire, qu'il était un lieu de réunions d’un autre genre, et, à ce titre, devait posséder, de meme que les villes thermales, des édifices disposés poiy loger, à un moment donné, une quantité considérable d’étrangers.

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