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L. Lolli? Corti | prcef. coh. V \ spanorum

Vulcain. — Nous ne trouvons le nom de ce dieu que sur une . inscription tracée suruncippe découvert à Vènejcan-sur-Mont-

SOURCES THERMALES ET MÉDICINALES

brun, au pied du Mont-Ventoux, dans le département de la Drôme :

d e o VOLKANO SACRUM VALERI SEXTIA ET ICCIVS- CRA TION EX IVS- SV

Silvain. — Le dieu Silvain figure sur deux inscriptions du Mont-Dore : l’une, déjà rapportée, où il est associé à Hercule et à Mercure ; l’autre, où il figure seul :

IVLIA* SEVE RA- SIL VANN[0]

L’association de Silvain à deux divinités qui étaient certainement honorées auprès des sources thermales, sa présence dans un temple qui, nous le verrons, était partie intégrante des thermes gallo-romains du Mont-Dore, suffiraient pour établir le caractère de divinité médicale de ce dieu, s’il n’y en avait pas des preuves plus démonstratives encore dans une figure donnée par Spon. (Voir ci-dessous, p. 218), dans laquelle Silvain est représenté avec Diane, Hercule et trois Nymphes, ainsi que dans la disposition d’un temple dédié à Esculape et à la Santé, découvert à Lambèse, auquel étaient adjointes deux chapelles circulaires, dédiées à Jupiter (Jovi ralenti) et à Silvain (1).

Isis. — A Baden, en Suisse, les anciennes Aquœ Helveticœ, s’élevait un temple consacré à Isis, dont nous avons cité plus haut ( Voir p. 91) l’inscription dédicatoire. Une statue d’Isis, qui aurait été trouvée près des sources thermales

(1) Boissier, l’Afrique romaine, p. 114..

d’Encausse, un assez grand nombre de petits bronzes égyptiens découverts à Aix-les-Bains, quelques statuettes où l’on a voulu voir des représentations d’Isis, provenant notamment de Néris et de Vichy, etc., peuvent inspirer l’idée d’un certain culte rendu auprès des sources à la divinité orientale, peutêtre sous l’influence de médecins venus d’Égypte ou imbus des traditions médicales et religieuses de ce pays (1).

Panteo. — L’habitude d’adorer ensemble tous les dieux et toutes les déesses dans un temple commun amena la création d’une abstraction contenant la totalité des dieux, qui prit le nom de Pantheo, s’appliquant également à l’édifice voué à cette sorte de culte collectif. Nous avons déjà vu l’inscription du Mont-Dore, dans laquelle cette divinité Panthée est invoquée avec Hercule, Mercure et Silvain.

Nymphes. — Au premier rang des divinités invoquées sous une dénomination collective, apparaissent les Nymphes, dont les attributions générales dans la religion romaine devaient naturellement faire les protectrices attitrées de nombre de sources médicinales (2). Aussi leurs noms se retrouvent-ils fré-

(1) Le caractère médical revêtu quelquefois par Isis semble bien évident dans l'inscription suivante, provenant de Grenoble :

AESCVLAPIO SACRVM M. COE CVS ISIDIS AEDIT

où la déesse est associée au dieu médecin par excellence. Citée par Loys du Bochat, Mémoires pour servir d’éclaircissements sur divers points de l’histoire ancienne de la Suisse, d’après Chômer, Histoire du Dauphiné, t. I, p. 240.

(2) « C’est principalement autour des sources thermales que se développa et fleurit leur culte (des Nymphes). Bien plus encore qu’en Grèce, abondent dans le monde romain les inscriptions votives aux Nymphes

SOURCES THERMALES ET MÉDICINALES

quemment sur des inscriptions exhumées dans les stations thermales, et c’est en ce qui concerne ces divinités que notre moisson épigraphique sera le plus riche.

Les Fumades . — Les inscriptions dédicatoires aux Nymphes, trouvées à la source des Fumades (Gard), présentent un intérêt tout particulier, en ce que plusieurs d’entre elles accompagnaient la représentation figurée de ces divinités (1). Les monuments sur lesquels elles figurent ont la forme d’autels carrés, de dimensions inégales, variant entre 0 m. 63 et 0 m. 17 de hauteur. ,

Au-dessous d’un grand bas-relief, représentant la déesse de la source, surmontée des bustes nus de trois nymphes, on lit l’inscription :

NYMP- QVINTINA- MAXIMI- F- V- S- L^M

Autre inscription, au-dessous de trois nymphes demi-nues ' sculptées en bas-relief :

NYMPH1S

CASVNIA QVINTINA V* S- L- M

Trois cippes offrent les inscriptions suivantes :

n/ym/l- ivl- ascanivs

NYMPHIS L- LVCRETI VS- EVPEPRES V S L M

NYMPHIS LVCIA- G- FIL AQVILINA V- S- L- M

D autres fouilles ont amené la découverte de deux portions incomplètes d’une inscription, où l’on a pu lire :

NYMPHIS AVGVSTIS

- guérisseuses : Nymphis medicis, salutaribus, salùtiferis Souvent, dans

les dédicaces, les Nymphes sont associées à quelcpie divinité supérieure avec lesquelles elles ont quelques attributions communes, par exemple à ! Jupiter, considéré comme dieu de la nature physique; à Apollon, médecin; à Diane, déesse des sources et des fontaines; à Sylvain, etc. » — Daremberg et Saglio, Dictionnaire des antiquités grecques et romaines. V. Nymphæ.

(1) Voir p. 129.

Bagnères-de-Luchon. — Les jthermes de Bagnères-de-Luchon nous ont conservé toute une série de petits monuments épigraphiques dédiés aux Nymphes, la plupart en marbre blanc de Saint-Béat, dont quelques-uns sont conservés à l’établissement thermal et les autres dispersés dans les musées de Toulouse, d’Auch, de Beauvais et dans des collections particulières.

NYMPHIS

NYMPHIS

AVG

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