‹ La Gaule thermaleChapitre 38 sur 85 · RT IF · texte numérisé non relu

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PVLINA

Ces deux inscriptions sont signalée par Edw. Barry, dans une étude sur les Eaux thermales de Lez a l’époque romaine (1).

Artias (Val d’Aran). — M. Sacaze (2) a signalé la découverte, à Artias, d’un fragment de cippe portant les quatre lettres : nymp, qui sont évidemment le commencement du mot « Nymphis », ayant dû faire, partie d’une inscription qui n’était vraisemblablement pas sans rapport avec les eaux thermales existant dans ce pays.

Castera- Verduzan (Gers). — Un fragment d’inscription, qui semble avoir disparu, rapportée par Du Mège(3)et figurant au Corpus I.L., XIII, 438, est ainsi conçu :

NYMPHIS A VG SACRVM

Capvern. — Le mot Nymphis se lit également sur des exvoto en terre cuite, trouvés dans cette station, et signalés par M. Du Mège (4).

A côté de ces monuments épigraphiques, dans lesquels les Nymphes figurent seules, rappelons les inscriptions déjà citées où elles sont associées à d’autres divinités : à Mercure, dans une inscription de Néris; à Apollon et à Sirona, dans l’inscription de Walsbronn; à Neptune, dans l’inscription de Balaruc, à Minerve, à Baden-Baden.

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(1) Berne archéologique, 13e année, lw partie, avril à septembre 1856.

(2) Bulletin de la Société des Antiquaires, 1883, p. 224.

(3) Archéologie pyrénéenne , t. III, p. 299.

(4) Ibid., t. I, p. 494. ■

Gréoulx. — Une inscription trouvée à Gréoulx (Basses- Alpes), joint au nom des Nymphes un adjectif ethnique : Griselicis, qui les rattache intimement, comme divinités topiques, à cette station, dont le nom antique Griselum ou Griselicum , nous est révélé en môme temps. Cette inscription, gravée avec beaucoup de négligence et en caractères peu profonds, présente des lacunes qui ont donné lieu à plusieurs lectures différentes. Ce texte a été étudié de la façon la plus complète par Greppo dans son savant ouvrage (1); je le donne ici tel qu’il figure au Corpus I.L ., XII, 361 :

FIL- FAVSTINA T- VITRASI- POLL i ONIS COS n PRAET AEST- IMP- PONTIF proc OS -ASIAE VXOR NYMPHIS GRISELICIS

Cette inscription a une histoire assez curieuse. Un premier fragment, découvert par Peiresc, sous le maitre-autel d’une ancienne église, au commencement du dix-septième siècle, présentait la disposition suivante :

NYMPHIS

GRISELICIS

et les premiers commentateurs, prenant les deux premières lettres pour le chiffre XI, en avaient conclu que les thermes de Gréoulx devaient avoir onze sources, dont chacune possédait sa divinité particulière. Le complément de l’inscription fut trouvé en 1806, dans une écurie où elle avait été reléguée depuis qu’une crue d’eau l’avait fait reconnaître parmi les débris de la culée d’un petit j\ont, et permit de rétablir, à peu

(1) Greppo, op. cit., p. 119.

le chose près, le texte dans son intégralité. Walckenaër, qui l’avait vraisemblablement pas connu l’inscription complète et n était demeuré à la version première, y avait vu une indiation itinéraire, qu’il commentait en ces termes : « Le hilïre XI qu’on lit dans cette inscription n’est point relatif au îombre des Nymphes ou des sources, comme l’a cru Papon;

nais il exprime la distance exacte entre Reii, Riez, et Gnselum,

iréoulx, qui est juste de 8 milles géographiques — de mille ,

)ii 8' 48" de degré, ou 11 milles romains. Ce chiffre XI est l’ autant plus intéressant qu’il confirme à la fois la position le Reii et celle de Griselum (1). »

Un cippe découvert à Vaison, et signalé par Florian Valentin (2) est dédié à des Nymphes ayant un caractère religieux et ethnique analogue à celui des Nymphes de Gréoulx :

NYMPHIS- A VG PERCERNIBVS T- GENGETIVS DIONYSIVS EX VOTO

« Elles seraient vraisemblablement, dit notre auteur, les .génies protecteurs d’une station d’eau, et l’ex-voto doit être e témoignage de la reconnaissance d’un malade. Cet ex-voto présenterait plus d’intérêt s’il avait été découvert près de la ^source, dont il attesterait la vertu et l’emploi curatif à l’époque . gallo-romaine, et surtout si le nom du lieu qui y était indiqué, Percernes, était connu. »

Deux inscriptions votives dédiées aux Nymphes, rapportées dans le même travail, ne sont peut-être pas sans rapport avec deux sources du département de la Drôme, celles de Vercoiran et du Rasteau, leurs provenances respectives.

(1) Géographie ancienne historique et comparée des Gaules cisalpine et transalpine.

(2) Essai sur les divinités indigètes du Vocontium d’après les documents épigraphiques, 1877.

L’inscription du Vercoiran, gravée sur un petit autel portatif, est ainsi conçue :

N ij mp /ns j L. Carini / us Caru / s. v. I. m. et celle du Rasteau :

Nymphis J Augustis / Maternus / v. s. I. m.

Rappelons, enfin, l’inscription Nymphis VolpiniSj associées à Apollon, trouvée près de la source de Tônnistein.

Matres. — A Montbrun (Drôme), dans le quartier de Vie, un fragment d’autel, encastré dans un mur, présente un reste d’inscription incomplète où l’on a pu lire : Matribvs. Les Matres , dont nous nous occuperons plus complètement lorsque nous étudierons les statuettes ayant le caractère d’exvoto, semblent avoir eu des attributions assez multiples et un certain caractère médical qui pourrait motiver leur présence dans un pays fécond en sources médicinales.

Junones. — Sur une inscription encore existante à Néris (1) :

NVMINIBVS AVGVSTORVM ET- IVNONIBVS VICANI

NERIOMAGIENSES

Üne autre inscription, découverte en 1784, donne le même texte en lettres abrégées :

NBS» AGM- ET- IBS- VNI- NGS.

Les Junones étaient des divinités d’origine latine, dont les attributions ne devaient pas être sans analogie avec celles des Matres.

(1) D’après M. Mowat (Revue archéologique , 35« vol., 1878), le mot Augusiorum prouve que cette inscription ne saurait être antérieure à Tannée 163, époque où, pour la première fois, deux empereurs, Marc- Aurèle et L. Verus, régnaient simultanément.

SOURCES THERMALES ET MÉDICINALES 187 Dominae. — Sur une inscription trouvée à Aix-les-Bains :

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