SOURCES
THERMALES ET MÉDICINALES
B A VG ET NERIO DEO V SIBUS Q R PB lt CUb ESTER II VIR II FLAM • ROM ET- A VG ITEM QVE FL AMEN PI etCltiS C IVLII EQVESTRIS FILII CIMBER ET EQVESTER FLAMIN es ABERNAS PORTIGUS QVIBUS FONTES NERI THERMAE pie M OMNIBVS SVIS ORNAMENTIS OB IIONO FI AM NIO
Quelques fragments plus petits ont fourni la partie finale des lignes, indiquée ci-dessus en italique.
Blin outre, un fragment d’une autre inscription, rapporté au Corpus, XIII, 1377, nous donne la répétition absolue de ce premier monument.
« Ce texte nous apprend, dit M. H. de Villefosse (1), la raison de la reconnaissance des habitants de Nérispour Julius Equester et pour ses fils Cimber et Equester. Ils avaient fait construire, autour des thermes et des fontaines du dieu Nerius, des portiques sous lesquels étaient installées des boutiques. » Et il ajoute : « La mention d’un flamen Pietatis est certaine ; probablement il faut admettre aussi celle de thermœ Pietatis. Ces deux mentions s’expliquent d’ailleurs l’une par l’autre. S’il existait à Néris un flamen Pietatis, on ne doit pas s’étonner que l’établissement thermal ait été placé sous le vocable de la déesse Pietas. »
Trois pierres, ayant servi de couverture au grand aqueduc de Néris, portent les fragments suivants :
NENNERIO OVH VISSV
Les fragments b et c sont à peu près inexplicables, mais le nom du dieu topique ligure certainement au fragment a.
Il en est de même du texte suivant, rapporté au Corpus I.L., XII, 1371 :
CASSIA NEMIE F- NERIO VSVII
Ibosus. — Ce nom figure sur une inscription dédicatoire deo iboso, gravée au pointillé, en majuscules romaines, sur la panse d’un vase de bronze trouvé à Néris.
(1) Communication a la Société des Antiquaires de France. Séance du 20 juin 1900, Bxdlelin, 1900, p. 208 et suiv.
Pour M. Brugière de Lamotte (1), ce vase « aurait été consacré au dieu égyptien Ibis, dont le nom, comme l’indique l’inscription, s’était modifié et latinisé en Ibo$u6 dans les temps gallo-romains. » M. Bertrand (Musées de Néris) y voit aussi un dieu topique égyptien déjà connu par une stèle gravée trouvée dans les Pyrénées.
L’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse (2), consultée en 4879 par M. Brugière de Lamotte à l’occasion de cette inscription, rapportée aux mémoires sous cette forme vicieuse deo zboso, s’est prononcée contre cette hypothèse d’un culte égyptien parvenu jusqu’à la vallée de l’Ailier. Le fait en lui-même n’aurait rien d’extraordinaire, car on sait quelle extension prirent jusqu’en Gaule certains cultes orientaux, mais je crois que rien, sauf une certaine analogie de noms, ne permet de rattacher à ces religions le dieu Ibosus, qui me semble être purement et simplement une divinité locale de source.
J’ajoute, en ce qui concerne l’inscription pyrénéenne qui porterait le nom de ce dieu, que mes recherches à cet égard ont été vaines, et que je n’ai trouvé ce texte ni au Corpus, ni dans les ouvrages de Sacaze, qui a si particulièrement étudié les dieux et les inscriptions des Pyrénées.
Ivaus ou Ivaos. — Nous connaissons le nom du génie tutélaire des sources d’Évaux par une incription gravée au pointillé sur le manche d’une patère de bronze, découverte au cours de travaux exécutés près des sources eii 1856 (3).
Cette inscription se lit, ainsi :
VIMPVRO • FIRMI
LIB dOHdVdaiS
IVAV
(1) Notice sur V inscription votive « Deo Iboso » d'un vase en airain trouve à Nèris-les-Bains en 1876.
(2) Mémoires de l’Académie des sciences,... de Toulouse, 8° série, t. I, 1879, p. 372.
(3) Voir p. 280
J mu est le datif celtique cl ’lvaus ou Ivaos. Ici encore la station thermale a tiré son nom de la divinité protectrice de ses eaux.
Albius. — L’inscription gravée sur le vase en bronze de Chassenay, qui a été rapportée plus haut (p. 194), associe le nom d’un dieu Albius à celui de la déesse Damona, compagne habituelle du dieu Borvo. Le caractère thermal de la divinité dont nous lisons ici le nom semble bien résulter de celui de sa parèdre.
Duna. — Cette divinité, que nous trouvons associée à Mars Bolvinnus dans une des inscriptions de Bouhy précédemment rapportées (1), devait jouer auprès du dieu le rôle de parèdre et être invoquée, ainsi que lui, comme protectrice des eaux salutaires auxquelles son nom était attaché et auprès desquelles s’élevait l’autel qui lui était consacré.
La région des Pyrénées nous a transmis les noms cl’un certain nombre de dieux topiques, dont la forme barbare semble bien indiquer la persistance d’anciens cultes, conservant leur place à côté des divinités nouvelles d’importation romaine, comme Ilixo à côté des Nymphes à Luchon, Aghoà côté de ces mêmes déesses et de Mars, à Bagnères-de-Bigorre, ou continuant à régner seuls, peut-être dans certaines stations de moindre importance, où s’était fait sentir moins profondément l’influence des nouveaux occupants (2).
Ilixo. — Le nom de ce dieu nous est connu par la série d’inscriptions suivantes provenant de Bagnères-de-Luchon :
■ (1) Voir p. 173.
(2) « Les Aquitains avaient aussi leurs divinités propres, absolument distinctes des divinités celtiques et romaines, et c’est là le trait véritablement caractéristique de l’épigraphie religieuse des Pyrénées, ce qui donne à nos inscriptions, d’une forme si simple, un intérêt si grand au point de vue de nos origines nationales. » Sacaze, les Anciens dieux des Pyrénées, 1883.
I LIXONI
DEO
DEO