C- POMPEIVS QVARTVS I- A- M
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(1) « Je crois qu’il faut placer cette ville au village de Rennes, à quatre lieues dé Limoux, qui est célèbre par ses bains. La situation convient, car le village de Rennes est dans le Razez ; le nom est le même, car Rennes vient de Redenœ, diminutif de Redæ. Enfin, on a trouvé et on trouve tous les jours près de ce village beaucoup de médailles, qui prouvent qu’il y a eu autrefois en cet endroit quelque ville considérable. » (Astruc, Mémoires pour l’histoire naturelle de la province du Languedoc, p. 190, 1737.)
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n’était peut-être pas sans rapport avec les thermes, car « elle avait été autrefois tirée des anciens bastiments qui étaient autour de la fontaine des bains de Régnés ».
L’édifice thermal a disparu complètement, à la suite de travaux divers de canalisation, d’adduction et de nivellement, mais des textes anciens permettent d’en avoir une certaine idée (l)-. 11 s’élevait sur l’emplacement de Rétablissement actuel appelé le Bain de la Reine, et l’on en découvre encore quelques rares vestiges dans les substructions des bâtiments, lorsqu'il est nécessaire de creuser un peu profondément. Le curé Delmas, dans un mémoire manuscrit écrit en 1709 (2), disait avoir vu à cet endroit les vestiges d’un édifice ressemblant aux thermes dont on retrouve les vestiges à Rome. Un autre mémoire de M. Sage, lu en 1746 à l’Académie des Sciences de Toulouse, donnait quelques détails plus précis : « On distingue encore à la source de la Reine les marques des petites chambres qui formaient sans doute des appartements. On y a trouvé des restes de canaux de plomb. On y découvre encore, de temps en temps, des petites pièces de marbre rangées à la mosaïque et incrustées sur des pierres avec un fort ciment. On y trouve quelquefois de grosses pièces de marbre blanc et noir, qu’on y a infailliblement transportées, car il n’y en a point dans le pays... On y découvre d’autres espèces de pierres rondes de huit pouces de circonférence, qui se partagent aisément en quatre portions égales, et que l’on croirait destinées à faire des compartiments. On y remarque des coquillages de plusieurs espèces, incrustés sur des murs, à
(1) La majeure partie des débris provenant de Rennes-les-Bains a été déposée aux musées de Carcassonne et de Narbonne. Divers fragments de constructions anciennes : vasques, chapiteaux, fûts de colonnes, etc., ont été groupés auprès d’une fontaine voisine de Rennes, dite la Source du Cercle.
(2) Mémoires de la Société royale des Antiquaires de France, t. II, 1820. Rapport de M. Bottin sur les travaux de la Société (p. 33) : « Vous avez été mis en possession d’un ancien manuscrit, dans lequel un curé de campagne, nommé Delmas, consignait, en 1709, ses recherches sur les bains de Montferrand, fréquentés par la colonie de Narbonne, et sur les nombreuses antiquités qu’on y a trouvées. »
peu près comme nous faisons dans nos jardins pour la construction des grottes. »
En 1799, on découvrit, sous une voûte en pierre écroulée, un bassin pavé de marbre blanc et revêtu sur son pourtour de lames de schiste noir dur et poli. Un autre bassin, bâti en ciment et fondé sur le roc, existait encore à la même époque, et, tout auprès, on apercevait les restes d’un conduit qui servait à élevér les eaux et à les porter dans le bassin.
Enfin, M. le docteur Gourdon (1) a signalé l’existence, dans le lit de la rivière, près de la source du Pont, d’une série de trous creusés dans le roc et régulièrement alignés sur deux rangs distants d’environ deux mètres. Ces trous ont-ils servi à fixer les pilotis d’un double barrage, pouvant être d'une utilité quelconque au point de vue d’un approvisionnement en eau douce? On ne le sait, car on n’a, paraît-il, aucun indice sur l’âge et l’origine de ce travail.
Ax-les-Thermes. — Nous avons vu, lorsque nous nous sommes occupés de la connaissance des sources thermales antérieurement à l’occupation romaine, qu’il avait été découvert auprès d’une des sources d’Ax des traces certaines de travaux de captage devant remonter à une haute antiquité. Nous sommes moins bien partagés en ce qui concerne la période romaine, et aucune inscription, aucune ruine, ne sont venues révéler l’existence d’établissements de quelque importance fondés par les Romains (2).
Cependant le nom même de cette station, dont l'ancienne orthographe était Aqcs, semble témoigner de son origine latine, Aquœ, et, d’autre part, la découverte sur divers points du territoire d’Ax de monnaies de l’époque impériale permettent de penser qu’une agglomération avait dû se former sur ce point à l’époque gallo-romaine, et que les Romains, si grands appréciateurs des eaux chaudes, ne laissèrent pas de
(1) Stations thermales de l’Aude. Rennes-les-Bains, Campagne, Alet.,i.8ti.
(2) Bulletin périodique de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, 2e vol., 1887, p. 205.
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côté ces sources thermales, si abondantes à Ax qu’une partie seulement d’entre elles est employée à des usages médicaux (1).
Alet. — L’inscription à la Mère des Dieux, que nous avons eu antérieurement occasion de citer, met hors de doute l’occupation par les Romains du site actuel cl’Alet, où ils auraient élevé une ville nommée Electa. 11 est fort probable que les eaux thermales du lieu ne passèrent pas inaperçues de ce peuple habile en l’art d’utiliser les moindres filets d’eau, mais je n'ai pu rencontrer aucune donnée précise sur les vestiges retrouvés des travaux antiques. M. Gourdon (2) nous apprend que la portion de l’établissement actuel qui avoisine le plus l’Aude repose précisément sur les ruines de l’ancien établissement romain. M. Fédié (3) parle des vestiges de thermes ayant une origine romaine, qui auraient été trouvés à Alet. Enfin, Sacaze (4) fait allusion à Alet, où l’on a retrouvé, ditil, les traces de thermes romains alimentés par une source très abondante, la Fontaine-Chaude. Ce sont là les seuls renseignements que j’ai pu recueillir sur l’état ancien de cette station, renseignements bornés à de simples affirmations, sans aucune description des travaux ou des restes auxquels il est fait ainsi allusion.
L’abside de l’ancienne cathédrale, ruinée en 1377 par les protestants, a longtemps été considérée comme un fragment de construction antique, que quelques auteurs croyaient avoir été un temple consacré à Diane. Cette abside pourrait en effet, passer pour gallo-romaine, si l’exécution générale et quelques détails ne trahissaient le moyen âge. Ces caractères avaient déjà frappé Mérimée, qui s’exprimait ainsi dans ses Notes de voyage dans le midi de la France : « Tous les détails, examinés
(1) Docteur Garrigou, Etude chimique et médicale des eaux sulfureuses d’Ax, 1862.
(2) Stations thermales de l’Aude. 1874.
(3) Etude historique sur le Haut-Razès. Mémoires de la Société des arts et des sciences de Carcassonne, t. IV, 1879.
(4) Revue de Comminges, 1886, p. 339 et suiv.
à part, ont une physionomie antique ; mais l’ensemble date certainement d’une époque postérieure au dixième siècle. » Toutefois, l’inscription que nous avons citée plus haut (V. p. 174) peut nous faire tenir pour certain le fait qu’il exista à Alet un temple dédié à la Mère des Dieux, le texte épigraphique mentionnant, d’une part, le nom de la divinité et, d’autre part, la fonction : curator templi, de l’auteur de la dédicace.
Quelques vagues indications semblent attribuer une origine antique aux petites stations de Campagne, de Ginoles et d 'Escouloubre, situées dans la même région; mais ce ne sont là que des données sans précision et sans preuves à l'appui, qui ne permettent pas, tout au moins dans l’état actuel des choses, d’en faire état dans nos études.
Balaruc. — Outre l’inscription dédiée à Neptune par un tribun de la IIe légion et signalée plus haut (Y. p. 176), les nombreux restes d’édifices antiques, colonnes, chapiteaux, salles pavées de mosaïques, etc., et les débris céramiques de toutes sortes dont parle Greppo ( op . cit., p. 248 et suiv.), fournissent la preuve que ce lieu était habité à l’époque romaine. Il n’est pas moins certain que les sources étaient déjà utilisées dans un établissement thermal d’une certaine importance.
Gensanne (1) signalait un aqueduc qui avait servi aux Romains à conduire les eaux de la source jusqu’aux bains. Ce canal, d’après lui, subsistait encore dans la plus grande partie de sa longueur, et il eut pu être réparé à peu de frais. *
A.struc (2), cite également quelques vestiges d’antiquité trouvés à Balaruc, et donne, à la page 316 de son ouvrage, un plan des thermes extrait d’un ouvrage de Nicolas
(1) Histoire naturelle de la province du Languedoc, 1778, 1er vol., p. 2oo.
(2) Mémoires pour l'histoire naturelle de la province du Languedoc, 1737, p. 312.
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Dort Oman : De causis et ejjfectibus Thermarum Belducanarum (1579), clans lequel on voit figurer, à peu de distance de l'établissement qui existait alors, trois piscines carrées, desservies par un canal de décharge, auxquelles la légende du plan donne le nom de Vieux Bains et Égout des Vieux Bains.
Parmi les constructions qui semblent avoir appartenu aux anciens thermes, Greppo (loc. cit.) parle d'un double canal formé de trois fortes murailles parallèles, communiquant par deux ouvertures basses avec un aqueduc jadis couvert par une voûte; un bassin de forme elliptique, avec sièges à hauteur d’appui faisant partie des gradins destinés aux baigneurs et de nombreux tuyaux en terre cuite analogues à ceux qu’on trouve dans les bains d’origine romaine.
Dans un ouvrage plus récent, l’abbé Bousquet (1) fait connaître différentes découvertes nouvelles (2), dont deux ont un rapport certain avec l’usage des eaux thermales. C’est, d’abord, la trouvaille, en 1857, à 7 ou 800 mètres de l’unique source thermale alors connue, de deux longs fragments de grands tuyaux en plomb, parfaitement adaptés et- emboîtés de quelques centimètres l’un dans l’autre, et portant l’inscription : COL- A VG • NEM- TIBERINVS- L- FF- SF (3).
C’est, ensuite, la mise au jour, en 1863, d’une piscine romaine, dans un champ voisin de l’établissement thermal. Le premier objet qui se rencontra sous la pioche, à trois
(1) Notice et précis historique sur Balaruc-les-Bams et ses sources thermales. •
(2) Parmi d’autres substructions découvertes, il en est une qui, sans se rattacher absolument aux thermes, n’en a pas moins un intérêt considérable. Ce sont les restes d’une ancienne prise d’eau, près d’une source située à 3 kilomètres de Cette. A l’origine de l’aqueduc, sous la vanne de prise d’eau, trois médailles de bronze de Claude, régulièrement disposées, semblaient avoir ôté placées là comme témoins de la date de la construction. De grands tuyaux formaient la suite de l’aqueduc, et des tuyaux de divers calibres formaient des prises d’eau partielles, suivant les besoins des habitants.
(3) Cette inscription est ainsi interprétée au Corpus I. L., XIII, 5701, 58 : Coloniœ Auguslœ Nemausensium Tiberius L. F. F. servus fecit.
Une autre interprétation des trois dernières lettres est donnée dans les Mémoires de l'Académie du Gard, année 1872, p. 145 : Formis suis faciebat. Forma, nom technique du moule employé par les fondeurs.
LA GAULL THERMALE
mètres environ de profondeur, fut une large plaque de marbre blanc. C’était la première marche d’un magnifique escalier, entièrement revêtu de marbre, conduisant dans la piscine. Sept marches de ce grand escalier purent être mises à découvert au moyen de deux puissantes machines à puiser l’eau, qui recouvrait entièrement ce monument; mais à la naissance de la septième marche, Peau arrivait en telle abondance que les pompes devinrent impuissantes et ne permirent pas de fouiller plus bas. On put cependant constater la forme ovale de cette piscine, et reconnaître, outre le grand escalier qui en occupait le centre, deux autres escaliers moins larges, également en marbre, construits aux extrémités.
L’eau arrivait dans cette piscine par des orifices dont la plupart donnaient de l’eau très chaude et quelques-uns de l’eau froide. L’un de ces orifices, voisin de la septième marche du grand escalier, était garni d’un grand tuyau de plomb .
Cette piscine ovale était-elle la même que la piscine elliptique à gradins dont parle Greppo, et qui, après avoir revu le jour une première fois, aurait été comblée à nouveau. Je ne sais, mais la piscine signalée par l’abbé Bousquet a, elle aussi, disparu sous des remblais, sans que les recherches aient été poussées plus loin.
Les Fumades. — La station d’eaux sulfureuses froides des Fumades est située à un kilomètre environ du village de ce nom, dans la commune d’Allègre, arrondissement d’Alais. Il y existe plusieurs sources, dont la plus anciennement connue portait le nom caractéristique de Font-Pudento, fontaine puante.
En 1865, on découvrit, à une quinzaine de mètres de cette source, une piscine que des fouilles ultérieures permirent de reconnaître presque en entier.
Cette piscine, de forme circulaire, avec un gradin sur son pourtour, était établie dans un massif de maçonnerie de moellons ordinaires, carré, avec échancrures aux angles. Le fond de la piscine était formé d’un blocage en pierres brutes
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reposant sur la terre végétale, surmonté d’une couche de béton de Om. 25 d’épaisseur et d’une couche deO m. 22, formant le radier de la cuvette, composée de chaux vive et de fragments de briques concassées. Une coupure de 0 m. 70 environ, pratiquée dans la partie nord de la piscine, permettait l’arrivée de l’eau, amenée par un canal que des fouilles postérieures ont fait reconnaître dans la direction de la Font- Pudento.
« De la forme et des dimensions de la piscine antique, dit M. Chauvet (1), il est aisé de déduire comment elle était utilisée. Le plus grand diamètre de la cuvette est de 4 m. 14, c’est-à-dire un peu plus du double de la taille humaine la plus élevée. Les baigneurs, réunis en groupe et simultanément plongés dans l’eau sulfureuse qui remplissait aux trois quarts la profondeur du bassin, pouvaient, selon les cas, s’asseoir sur le gradin, ou bien s’étendre sur le fond de la cuvette, en réunissant leurs pieds vers le centre, et se déployer en éventail, rayonnant tout autour, le coude appuyé sur le giron du gradin qui leur procurait un exhaussement suffisant pour tenir la tète constamment élevée audessus de la surface de l’eau. »
Les aménagements de la source même furent retrouvés lors de travaux entrepris en 1876 pour la restauration de l’ancien puits abandonné de la Font-Pudento et continués en 1877. A deux mètres environ au-dessous du sol actuel, on découvrit le mur de revêtement du puits antique, épais d’un mètre au couronnement, et offrant intérieurement deux étranglements successifs de 0 m. 16 (fifj. 44). Ces maçonneries étaient soutenues à leur base par un système de pieux
ien bois, disposés verticalement et noyés dans les masses argileuses qui composent le sous-sol environnant. A 2 m. 80 en contre-bas du couronnement de maçonnerie, le puits se rétrécit subitement et se termine par un tubage de 1 m. 90 de
long, composé d’un tronc de chêne blanc évidé à l’intérieur,
(1) Les Fumades et leurs environs. Rapport lu à la Société scientifique et littéraire d’Alais dans sa séance du 20 janvier 1872.
qui avait évidemment pour but de préserver l’eau minérale jaillissante de l’invasion des eaux d’infiltration. De la partie supérieure de ce tube principal partait un tube latéral de moindre dimension A 11 creusé aussi dans une seule pièce de chêne blanc. Un second tuyau E F, muni à son extrémité d’une armature en plomb bouchée au moyen d’un tampon de chêne vert, débouchait dans le puits, un peu au-dessous des maçonneries antiques (1).
C’est dans ce puits que furent découverts, gisant pêle-mêle, les vingt-quatre petits monuments en forme d’autels carrés,
Pfan foupe suivant CD
Fig. 44. — PUITS DE LA SOURCE DES FUMADES. D'après le plan joint au rapport de M. Charvet.
dont plusieurs étaient ornés de bas-reliefs ou d’inscriptions, que nous avons étudiés précédemment (2). On y trouva également un seau en bois, avec cercles et poignée de fer (3), des fragments de tuyaux en bois et de nombreuses médailles, dont quelques-unes en or et la majeure partie en bronze.
Des recherches de moindre importance, exécutées en 1878 au couchant de la piscine antique, ont fait reconnaître les fondations de divers bâtiments, ornés de mosaïques gros-
(1) Chauvet, les Fumades, 2e rapport lu le 18 octobre 1879. Mémoires et comptes rendus de la Société scientifique et littéraire d’Alais.
(2) Voir p. 219.
(3) Un seau du même genre, composé de onze douves de bois de sapin maintenues par trois cercles en fer, a cto trouvé en 1906, dans un puits du plateau d’Alise-Sainte-Rcine, l’ancienne Alesia.
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sières, qui formaient peut-être les dépendances de l’ancien établissement thermal. En outre, les environs sont parsemés de fragments de poteries et de menus objets antiques, permettant de supposer que le voisinage des eaux avait créé là, ou tout au moins développé, un centre assez important de population (1).
Dans la région voisine des Fumades, les sources minérales d'EuzET semblent avoir été fréquentées depuis une haute antiquité, et notamment à l’époque romaine. Le territoire de cette commune était traversé par une voie allant d’Uzès à A lais. L’occupation romaine a laissé de nombreuses traces dans le pays et des fragments de poteries anciennes ont été découverts dans le voisinage même des sources. Il est donc permis d’espérer, dit M. Chauvet (2), que si jamais des fouilles ultérieures étaient pratiquées sur remplacement de la source antique d’Euzet, on pourrait, comme aux Fumades, y mettre au jour des vestiges importants de l’époque romaine.
Il en a peut-être été de même à Bagnols-sur-Cèze, dont Gensanne, dans son Histoire naturelle de la Province de Languedoc (t. I, p. 155), parlait en ces termes : « On trouve auprès de Bagnols plusieurs sources bitumineuses dont les anciens fesoient beaucoup d’usage, surtout pour les maladies cutanées. On y remarque encore des restes d’anciennes cuves taillées dans le roc ; ces cuves n’avoient guère que trois pieds de diamètre et paroissent avoir été destinées à prendre des bains froids (3). 11 est très vraisemblable que ces bains, connus sous le nom de Balneola, ont donné leur nom à la petite ville de Bagnols, qui en est tout auprès. »
(1) Germer-Duband, De l’antiquité des eaux des Fumades. Mémoires de l’Académie du Gard, 1865-1866.
(2) Les Sources minérales d’Euzet. Mémoires et comptes rendus de la Société scientifique et littéraire d’Alais, t. XIV.
(3) D’après Allègre (Bagnols en 1787), c’est dans les terrains sablonneux de la montagne d’Ancyrc, voisine de Bagnols, que se trouvaient jadis les bains et eaux chaudes, dont il ne reste plus de traces aujourd’hui.
D’après les renseignements que j’ai demandés sur place, il ne paraît cependant pas qu’il ait été fait à Bagnols aucune découverte permettant de dater de l’époque gallo-romaine le plus ancien usage de ces eaux tombées dans l’oubli.