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CHAPITRE III

Forez. — Lyonnais. — Yivarais. — Gévaudan..

Saint-Galmier. — La petite ville de Saint-Galmier possède des sources froides, dont la réputation comme eaux de table est universelle. Nous ne -reviendrons pas sur la controverse relative à son identification avec Aquæ Segetœ, discussion qui n’est pas encore close et dont nous avons indiqué les grandes lignes dans un chapitre précédent, nous bornant ici à signaler les vestiges de constructions qui peuvent nous permettre d’affirmer que Peau fameuse de la Fonfort servit autrefois à alimenter les piscines des Ségusiaves.

C’est en 1844 que les anciens thermes de Saint-Galmier, situés sur la rive droite de la Coise, reparurent au jour pour la première fois. Le propriétaire du terrain où avaient eu lieu les fouilles les fit combler à nouveau, mais des renseignements fournis à Greppo et consignés par lui dans son ouvrage (p. 83 et 84), ainsi que quelques lignes contenues dans un mémoire de M. Bernard (1) permettaient, à défaut de plan exact, d’en déterminer d’une façon assez précise les dispositions générales.

Ces ruines furent déblayées à nouveau au cours de fouilles, malheureusement incomplètes, pratiquées en 1883. Les résultats de ces recherches ont été exposés avec les plus grands

détails, dans un compte rendu présenté par M. de Boissieu (2)

(1) Mémoires sur les origines du Lyonnais. Mémoires de la Société des antiquaires, t. XVIII, 1846.

(2) Excursion archéologique de la Société la Diana à Saint-Galmier... le 21 juillet 1898. Compte rendu par M. de Boissieu. Bulletin de la Diana, t. XII, n° 4, supplément, 1902.

à la Société la Diana, et publié clans le Bulletin de cette Société, avec des photogravures (fi g. 45; et un plan d’après lequel a été

dressé le croquis ci-contre (fig. 46). C’est à cette savante étude que nous empruntons, en les résumant, les renseignements qui vont suivre.

Bien que les constructions dont on a retrouvé les restes

ÉTUDE PARTICULIÈRE DES SOURCES

aient été renversées presque au ras du sol, on peut cependant en reconnaître les principales dispositions :

La pièce A du plan devait être le laconicum ou sudatorium , étuve sous laquelle régnait un hypocauste dont le foyer se

cune trace d’autre pavement. On a trouvé l’intérieur du foyer rempli de pierres éboulées et portant les traces du feu. Le sudatorium devait être chauffé par un tuyau traversant le mur

qui le séparait du foyer, au-dessus duquel, dans l’hémicycle, se trouvait vraisemblablement le labrum.

La pièce B, caldarium , surélevée, contenait au centre et au niveau du sol un bassin curviligne en briques, alveus, de 2 m. 65 de long, 1 m. 50 de large et 0 m. 30 de profondeur, revêtu d’un parement de ciment ou stuc. Un tuyau de plomb encore en place emmenait l’eau au nord. L’hypocauste régnait aussi sous cette pièce, qui, comme la première, avait sur ses parois des tuyaux plats en terre mince, pour la circulation de l’air chaud et l’évacuation de la fumée.

Fig. 46. — PLAN DES THERMES DE SAINT-GALMIER.

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