‹ La Gaule thermaleChapitre 75 sur 85 · d* d’Auguste · texte numérisé non relu

d* d’Auguste

16 d* du Puit6-1 osange

11 Source Su Maine 16 d' "de.Duratius

19 — d” — du Puits-Triangulaire

20 — df du .Puits -Ovale

21 ' -d‘ — du. Puits-Octogone

22 — d" — du Bassin Ovale 1 5 sources )

23 — d" de la Margelle

•2% — d!* Desglaudes >2 sources)

26 — d* de Rome-NoTd

26 d" de Rome-Sud

21 d* des Jeunes Filles

28 d” du Ruisseau

23 Bassinj tiède ( Tepidarium i 80 Piscine fraide CFrigidahum)

31 Ancienne Baignoire romaine V Bain de Vapeur de l'Etablissement actuel O Nouvelle Source froide dite du Parc

Fig. 00. — PLAN DES THERMES d’ÉVAUX, ÉTAT ACTUEL.

Les bassins numérotés 10, 12, 29 et 30 sont les anciennes piscines de l’établissement galloromain. En 31, est une baignoire romaine. Les parties grisées sont celles où a été reconnu le béton romain entourant les sources.

ÉTUDE PARTICULIÈRE DES SOURCES

On peut encore voir aujourd’hui, apparent sur certains points, le captage ancien, qu’on s’est contenté d’utiliser et qui a servi de hase pour les travaux modernes.

Parmi les piscines rendues au jour, l’une, la piscine ronde, dallée de marbre, était alimentée par trois sources situées sur les bords, et s’écoulant par des tuyaux convergeant vers le centre, où était placée une statuette en argent. On y descendait par quatre escaliers placés aux quatre points cardinaux. Trois autres bassins, en forme de carrés longs, complétaient l’ensemble des piscines. L’un d’eux, parallèle au rocher du nord, pavé de marbre et de pierre blanche, devait être une piscine destinée à la natation (fig. 56). D’après Coudert-Lavillatte (op. cil.), les murailles qui l’environnaient, construites en petit appareil romain, subsistaient encore en partie; elles devaient supporter une voûte et l’on remarquait encore la naissance des grandes fenêtres destinées à éclairer cette vaste salle.

Outre les piscines, les fouilles firent découvrir plusieurs grandes baignoires en marbre à larges bords renversés, qui furent brisées lorsqu’on les arracha du sol où elles étaient enchâssées et mises en morceaux. O11 voit cependant encore en place les restes d’une baignoire de quatre mètres de longueur dallée de marbre.

Des tronçons de colonnes, de larges moulures munies de leurs angles et de figures d’applique sculptées en haut relief, un important morceau de frise en marbre blanc portant quelques lettres d’une inscription trop mutilée pour qu’on puisse en tenter la restitution, font présumer l’existence d’un édifice, avec façade à colonnade surmontée d’un fronton triangluaire, dans lequel on a voulu voir un temple. « Aucun indice assez important, dit M. Fillioux (op. cit.), ne peut nous faire

l'étude de L. de Launay, Les Sources thermales de Néris et d'Evaux. Annales des Mines, 9e série, t. YII, 1895.

Consulter également sur cette station : Coudeut-Lavillatte, Les Bains d'Evaux. Mémoires de la Société des sciences... de la Creuse, 1838- 1847; et A. Fillioux, Les Thermes d’Evaux; même publication, t. IV, 2e Bulletin, 1873.

connaître la distribution intérieure de ces thermes; tout au plus peut-on présumer, par la façon dont sont groupées les piscines, qu’elles étaient comprises dans un vaste parallélogramme, encadrant un impluvium ou cour intérieure, au fond de laquelle s’élevait le temple que nous avons essayé de restituer. »

Quelle qu’ait été la disposition de l’édifice thermal d’Évaux, les nombreux échantillons des revêtements intérieurs trouvés dans les ruines, et dont un assez grand nombre figurent au musée de Guéret, montrent qu’il devait être d’une richesse tout à fait exceptionnelle. C’étaient des marqueteries exécutées en marbres, brèches ou porphyres des sortes les plus rares et les plus curieuses, d’une grande variété de couleurs, et pour la plupart empruntés à des régions lointaines. Destinés à être appliqués sur des enduits, ces placages étaient débités en feuilles très minces, dont les plus épaisses n’atteignent guère qu’un centimètre. C’étaient aussi des mosaïques, les unes simplement fabriquées avec des cubes de terre cuite ou de pierre; d’autres, plus riches, avec des cubes de matière vitrifiée, et, enfin, des panneaux dont l’ornementation était constituée par des coquillages incrustés.

Outre les objets dont nous avons déjà parlé : statuette en terre cuite, fragments de sculptures et patères en bronze, les fouilles d’Evaux ont amené la découverte d’un assez grand nombre d’objets divers : médailles, fragments de poteries et de vases en verre, instruments en bronze, qui ont malheureusement été dispersés, emportés par des baigneurs et des curieux. Parmi les restes ainsi découverts, nous en signalerons deux, outre de nombreux fragments de tuyaux en plomb et en cuivre, qui paraissent avoir été en rapport direct avec l’exploitation des eaux thermales : c’est d’abord un objet en plomb de forme quadrangulaire, ayant 0 m. 20 centimètres de côté, et creux au dedans, qu’on a présumé avoir servi à une pompe (1), et un mascaron en bronze, de 0 ni. 18 de hauteur,

(1) GueiPO, op. cil., p. 316.

Page 1