‹ La gazette de CythèreChapitre 17 sur 49 · MARI F. C · texte numérisé non relu

MARI F. C

un héritier de ses biens et de ses talens, qu'il n'eût peutêtre jamais eu, si Lord l'olpoiic ne lui en eut épargné la façon. Laissons le bon-homme dans la flateusc erreur

qui fait la consolation du dernier période de sa vie, mais intéressons-nous au sort de la trop infortunée Marie. Son orgueil méritoit d'être puni sans doute; mais toutes ses autres qualités, même sa vertu trompée, intéressent en sa faveur. Combien n'y en a-t-il pas qui, bien plus criminelles qu'elle, sont moins punies du désordre d'une vie qui prend sa source dans le penchant et dans l'inclination décidée au libertinage ? Madame P*** n'a succombé aux attraits du plaisir de la volupté qu'après l'avoir combattu et lui avoir résisté très-long-tems ; et si son histoire n'étoit aussi autentique qu'elle l'est, on pourroit douter avec raison qu'il y eût dans ce siècle une Jî lie de chambre, vertueuse par sentiment, qui, n'étant sensible qu'aux seuls attraits de la grandeur et de l'ambition, ne fût susceptible de corruption que par ces deux seuls endroits.

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