‹ La gazette de CythèreChapitre 2 sur 49 · VI NOTICE · texte numérisé non relu

VI NOTICE

in-S\ Il existerait encore, suivant le catalogue Leber (n" 22j5), une autre édition, format in-12 (ij^S); mais 710US croyons voir là une erreur manifeste.

Cette coynpilation anecdotique , prétendue traduction de l'anglais, est géjiéralement attribuée par tous les catalographes et bibliographes à Jean-Frédérick Bernard, libraire d'Amsterdam et savant laborieux, qui est connu comme l'éditeur du Recueil de voyages au Nord (en 10 volumes), des Mémoires du comte de Brienne, de /'Histoire critique des Journaux, par Camusat, et de la superbe publication des Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde, eji g volumes infolio avec les figures remarquables de Bernard Picard. Or ce Jean-Frédérick Bernard, éditeur de si solides in folio et d' œuvres aussi capitales, ntourut en J7S2, c'est-à-dire vingt-deux ans avant la publication de la Gazette de Cythère. // nous faut donc vraisemblablement chercher en Hollande un autre Bernard, pour y découvrir certain François Bernard, dont les ouvrages sont mentionnés par Qiiérard dans la France littéraire.

Quel fut ce Bernard qui ne publia sous son nom qu'une Analyse de l'histoire philosophique et politique de Raynal en lyjS, mais qui se livra à de nombreuses traductions de l'anglais et de l'allemajid? Il nous serait difficile de le dire. La lanterne de l'érudition devient une lanterne souî'de lorsqu'elle interroge une telle profondeur d'obscurité.

Peu nous iinporte, au reste, de connaître la vie de ce paisible Hollandais qui dut mourir, selon toute apparence, aux approches de la Révolution. Cette Gazette de Cythère, dont il est l'auteur, ou plutôt le traducteur et

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l'éditeur litlcrairc, n'esl certes point une (euvre remarquable ni par la composition, ni par le style, ni par iarrani>ement des sujets. Tout cela est asse:{ maladroit, asse:;^ lourd et quelque peu di/fus ; il faudrait peut-être voir là un Livre à clef; mais dans quel labyrinthe d'im^ possibilités ne devrions -nous pas nous enga^^er et ?ious perdre pour chercher cette clef qui n'aurait assurément pas à ouvrir une bien s^-rande porte sur l'histoire! Ce qui reste de ces documents, c'est un coup d'œil d'ensemble sur la bourgeoisie marchande du dernier siècle, un idéal de naturalisme ffris, sans aucun des piments de l'imagination, mais, en somme, une donnée exacte des petits scandales arrivés un peu partout alors en dehors de Frattce.

Nous avons allégé ce volume de l'insignifiant précis historique de la vie de la comtesse du Barry, qui lui sert de complément. Aussi bien, n avions-nous rien à ajouter à notre édition parue dernièrement sur la célèbre favorite, mais nous avons tenu à enregistrer dans ces a?^chives de Cythère un petit opuscule qui est bien l'une des plus rares et des plus curieuses confessions galaîites qui existe dans la bibliographie des ouvrages relatifs aux femmes et à l'amour au xviii^ siècle.

Ce singulier roman, lequel court sur cet éternel canevas d'une nymphe attendrie qui conte ses fredaines pour se repentir et renti^er dans la vie normale, possède au moins l'attirait d'un récit asse:{ vif et d'un thème suffisamment varié. — C'est à Cythère (Paris), qu'il vit le jour, en ijj4, — à la même date que cette Gazette, dont il devait raisonnablement faille partie. — Les premières éditions peuvent être ainsi présentées :

1° La nouvelle Académie des Dames, ou Phistoire de

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