‹ La Gazette de Québec [microforme]Chapitre 4 sur 11 · TL · texte numérisé non relu

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et le 29.mai 1766, elle ressuscita pour la pre-: mière fois. Son silence sur les actes admis nistratife n'est pas moins solennel que dans, ses premiers numéros. Néanmoins. il fant noter que le système des correspondances anonymes commençait alors à devenir en usage; de çà de, là, l’on, en trouve. quelques. unes, Detout temps, l'on a beaucoup parlé contre, less correspondances anonymes; mais il wa.

sans dire que. o0s anatlièmes. ne sauraient at teindre les correspondants de la Gazette, qui même sous cé voile de l'anonyme, ne commirent jamais que nous sachions aucune har+ diesse repréhensible, avr Hat Malgré son calme habituel en fee. des événements. politiques, on: voit-cependant que là Gazette n’était pas insensible à tout: ce qui sé passait autour d'elle, ét que parfois ellé était d'humeur susceptible, surtout si sod'intérêt particulier devenait. en jeu. Dans le, numéro. même où elle. annonçait sa réappa-.

rition, la Gagette ayant à définir de nouveau, la position qu’ellé entendait occuper, se plaignait de certaines rumeurs offensantes qu’on faisait circuler et par lesquellés on prétendait qu'elle, était soumise. à l'inspection du gouvernement., Elle s'en. défend avec ferté, presque avec. indigaation. Les. articles, édi-

toriaux sont tellement rares à cette époque, qu'on ne lira peut-être pas sans intérêt le passage suivant extrait de celui même dont nous parlons.

. # Un bruit ayant été répandu et industrieusement circulé que notre Gazette était sous l'inspection du secrétaire, afin donc de prévevenir le tort que ce préjugé pourrait nous causer, nous pensons qu’il est nécessaire de déclarer que depuis l'établissement du gouvernement civil notre Gazette a toujours été, etelle continuera toujours d'être aussi exempte d'inspection et de restriction de la part de qui que ce soit qu’elle est actuellement d'impôts de timbres et que le dit bruit était prématuré @t peu généreux au suprème degré. Nous avons annoncé en débutant notre ” résolution fixée, de ne pas faire de notre publication un moyen de répandre le scandale particulier, ni un instrument, ni un aiguillon pour servir à la faction politique, nous espérons d'observer cette résolution par principe soul, quand même que lattention que nous dévons à notre sûreté ne nous y obligerait pas. Un bônheur particulier dont les sujets de l’empire britannique jouissent seuls, est celui de penser. comme ils jugent à propos à toutes occasions et de dire ce qu'ils pensent, et de publier leurs pensées pourvu qu’elles ne fassent tott à aucun particulier, ou qu’elles ne touchent pas la tranquillité publique : ce

v’est donc que d’une presse britannique qu'il peut sortir ha publications sous un imprimatur. Cette liberté est d’un prix infini elle-même, et nos pt sages politiques ainsi que les plus grands de nosécrivainsont soutenu que celle-ci est le soutien de toutes les autres ps de liberté dont nos jouissons en oue”— (fazette du 29 mai 1766.

Depuis lors jusqu’au commencement de la guerre américaine, la Gazette est remplie par les proclamations des gouverneurs, des annonces et des nouvelles étrangères à l’exclusion presque absolue d'autres matières d’un

‘intérêt local. Quelques lettres d’un Canadien- Français de Québec à un sien ami résidant à Montréal, où les faits politiques accomplis dans la capitale depuis la conquête sont légèrement et timidement effleurés, voilà à peu près tout ce que l’on rencontre en fait d’a)préciations des actes du gouvernement. Le petit nombre de faits divers qu'on y trouve sont en général des scènes de tribunaux, puis des: bulletins des soirées et bals du château St.-Louis. |

Voici ce que dit la Gazette de la cour criminelle tenue à Québec en juillet et août 1766. Ce récit est une peinture agsez carac- ‘ téristique. des mœurs de l’époque, en même temps il nous donne occasion de connaître la

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