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hature à perpétuer son zèle et sa ferveur C'est peut-être à propos de ce puissant bienfaiteur que la Gazette poussa la flatterie à ses plus extrèmes limites. Elle alla jusqu’à publier des vers comme ceux-ci :
* O vous qu'a tant vanté la Grêce
Grand Socrate, Auguste Platon,
Que deviendra votre sagesse Devant celle de Carleton!”
Hélas ! nous aussi
Qui nous dxlivrera des Grect et des Romains}
Ce ne sera certainement pas M. le grand vicaire Montgolfier qui s'efforce au contraire de nous y ramener.
Dans la collection de la Gazette que possédait feu Sir L. H, LaFontaine, collection maintenant acquise pour la bibliothèque du Parlement, on trouve, copiée à la main, une adresse de ce M. Montgolfier à Carleton, qui porte en pompeux épigraphe : vent, vidi, vici. Et non content de ce début digne de l’épopée, le panégyriste ajoute que ces mots qu’une :
exagération coupable et une flatterie: toute païenne pouvaient seules faire appliquer “au plus grand capitaine de l'antiquité, à Alexandre-le-Grand” (sit), convenaient parfaite-
ment à Son Excellence le gouverneur Carleton,
àn 98
Comme on le voit, M.le gramd-vicaïre n/ÿ allait pas de main morte.
A en juger uniguement par ee qu'on ff dans la Gasetie, jamais monarque æbsolw né fut plus adulé de ses sujets que Lord Dor:
chester dé peuple cunädien qw’il était appelé à goüverner déms des cireonstances pourtanf fécondes en difficultés de tout genre,
ll est digne de remarque que Brown, notre plus ancien Jourmaline, le fut pendant ur quart de‘siècle, et s’occupa pour ainsi dire jusqu'à sa dernière heure, d'en remplit les devoirs, Il mourut de mort subite le ditranche soir 22 mars 1789, comme l’atteste 1x Gasette elle-même. Singulier rapprochement FM. Jobm Keïson qui, quatre ans plus tard, hérita de l4 Gasette et continua: d'exercer sur elle ur éontréle plus où moins déféct, pendant einquante-cinq ace, y publia des écrite Ia veille même de sa mort,
Brown nent jamais d'enfants, o# dé moins
n’en laissa point quand'if mourut. Ses hé:
ritiers forént ses neveux, les enfants de Wim.
n. "Neihson et &'labella Brows. À Sameel, frère siné de celui: q#fon appela dans la saite l'hon, John Neilso», fut dévolu le soin de continuer Ta'publication de ls Güsetie. L'ardeur avec bide ste api avoir eneroé-une in- \
fluence fatale sûr sa fin prématurée, Îl expfra le 12 janvier 1793, moins de quatre ans après son oncle Brown, et à peine dans la vingtdeuxième année de son âge.
. Sous Samuel Neilson, le terrain de la politique semble interdit encore plus strictement s'il est possible que sous son prédécesseur, Les Canadiens pétitionnent pour obtenir un système de gouvernement représentatif, le bill qui contenait.en, germe l'acte de 91 est diseuté en Angleterre, tout s’agite bruyamment autour de la Gazette, et chose étonnante ! elle teste impassible au milieu de ce fracas génétal. Elle ne parie de l’acte constitutionnel de 1791 qu'après qu'il.est devenu loi et encvre elle en parle avec une sobriété désespérante, - Au temps des élections, elle publiait les ‘! adresses aux:électeurs” de tous les candidats indistinctement.. En 1799, M, J. A. Panet, après son élection, remercie dans la Garette ceux qui l’ont élu, et leur annonce qu'il & fait
distribuer £100 aux pauvres. A l'élection de
1706, il promet ‘la. même somme à la première fille pauvre qui se mariera. Durant les sessions qui suivirent ces élections, non seule-
ment la Gazette n’appréciait point les débats ai avaient lieu dans les chambres, mais elle p'av
ait même pas toujours le courage ou la liberté d’en reproduire le sens intégralement,
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Maïs si la Gazette est plus que jamais fer mée à la politique, en revanche on a le plaisir de voir, que grâce aux circonstances, les faits divers deviennent plus fréquents et acquièrent de l'importance. Ainsi, on y trouve le cumpterendu des séances du Club Constitutionnel, fondé en 1791 et dont Grant fut le premier Président avec. Chs. de La Naudière pour vice-président. On y trouve également un bulletin des théâtres, les représentations acèniques étant devenues, parait-il, fort en vogue vers ce temps-là. On voit par un de ces bulletins que le Prince Edouard, accompagné des gouverneurs Clark et Simcoe, assista le 18 février 1792 à la représentation de “ La Comtesse d’Escarbagnat” et du “ Médecin malgré lui.”
Pendant toute la durée de la révolution française, la Gazette, en général reproduit les nouvelles de France des journaux révolutionnaires et montre une sympathie non équivoque pour les principes qui changèrent la face de l’Europe, et marquèrent dans le sang le
point de départ d’une ère nouvelle,
John Neilson, âgé de 14 ans, hérite de la Gazrtie.— Le Dr. Sparks supolée le jeune héritier jusqu’en 1796.—John Neilson, éditeur réel et responsable, —Il suit la vieille routine. Nouveaux journaux.
- La Gazette agrandit son format.—Peu à peu elle
prit dans la politique.—Timide défenseur de
a cause populaire.—John Neïilson membre du Parlement.—Anomalie de sa double position.— Il cède la Gazette à son fils Samuel.—Fa Gazette feuille officielle. —Projet d'Union de 1822. — Discussion qu’il soulève. Samuel Neiïlson perd son
‘ titre d’imprimeur du roi avec les bonnes grâces de Delkousie.—Bon effet de cette disgrâce.—La Gazette défend ardemment les libertés du peuple.—
Pympaies qu’elle rencontre à raison de cette
as uite.—Importance qu'elle acquiert graduel-
ementi.
Ala mort de Samuel Naeilson, la Gazette allait de plein droit à son frère. Mais John à cette époque n'avait pas encore atteint sa quatzième année, la date de sa naissance, ne re- montant qu’au 17 juiliet 1779. A raison de cette extrême jeunesse, la direction de la Gazette fut confiée au Dr. Sparks, ministre de l'église d’Ecosse, qui se piquait d’être quelque ÿ peu littérateur en même temps que théolo- LL gien, comme le prouvent quelques sermons
dé À on
de lui conservés à la bibliothèque du Parle-. ment. L'année suivante John Neilson alla passer sept mois dans les différents Etats de l'Union Américaine, sans doute pour y étudier et so, préparer aux fonctions qu’on n’attendait que l’âge et le développement de l’intelligence pour lui confier, Ce n’est qu’en 1796 qu’! ptit réellement le titre d’éditeur de la Gasette il en assuma la responsabilité.
Jusqu'en icV8, la Gazette continua. de suivre impertubablemnent la vieille routine établie par ses trop pacifiques fondateurs. En 1805, était paru le Mercury, en 1806 le Canadien. Mais # l’un ni l’autre ne put l’attirer à cette époque ders le champ clos de 14 politique où tous deux s’escrimaient au milieu des bruyantes clameurs et des applaudissements de leurs correspondants anonymes.
Bien différent de la Gazette, le Canadien ne publiait presque pas d'annonces, aimant mieux remplir ses colonnes de renseignements poli.
tiques dont le besoin se faisait vivement ren parmi la population canadienne-française po lsquelle le gouvernement représentatif était encore une fiction pas bien comprise. Pour ce qui est du Mercury,plus avancé que les deux autres, il savait déjà joindre l’utilité des annonçes à l’amusement non moins uiile peut-être
de ses écrits en faveur d'une politique tyranniqte et franco-phobe. Tout naturellement la Gazette vit des rivaux dans ses confrères. Tenant beaucoup à n'être pas dépassée par ces nouveaux-venus, elle agrandit son format et centupla les promesses faites jusqu’à ce jour.
À ce propos, on lit dans son numéro äu 7 janvier 1808 :
‘“* Le soussigné, successeur de son défunt oncle William Brown et de feu son frère Samuel Neiïlson, saisit la présente occasion du changement du format de la Gazette d: Québec pour remercier le public de l’encouragement que ce papier a reçu durant 43 années qu’il a existé dans sa forme précédente ; un laps detemps proportionné à l'introduction de l'imprimerie en Canada.
Durant tout ce temps ou croit que le désir constantides propriétaires de la Gazette a été de la réndre un véhicule correct des nouvelles, sans embrasser des disputes de partis, ou admettre aucune chose qui ait une tendance à créer de la mauvaise humeur parmi les sujets éminemment heureux de Sa Majesté dans cette province. : |
“ Le soussigné garantit que la Gazefte continuera à être copie avai les mêmes vues ; et autant que ses talents et ses moyens le permettront, son utilité sèra angrientée, C’est pourquoi il sollicite la commuñication de tous
dE me
articles de nouvelle qui peuvent venir par voies particulières, de même que des détails corrects des événements provinciaux, et de . tout autre article qui pourra paraître propre à favoriser l’objet proposé.
* # Comme la Gazette n’est publiée qu’une fois la semaine, il sera donné un supplément, . en tous tems, entre les jours de la publication, du moment qu’il arrivera quelque nouvelle d'importance .......e.e ss onosns ose
“ La souscription annuelle pour la Gazette restera au même prix que ci-devant (20 chelins.) Les souscriptions continueront d’être reçues à Montréal par James Brown, par les maîtres de poste établis dans les autres parties
de la province et par les courriers dans leurs différentes routes,
| # Joux NerzsoN “ Québec, 6 janvier 1808. * ” -
La Gazette traversa silencieusement, sinon avec indifférence, le despotisme de Craig, et ni les mauvais traitements faits aux rédacteurs supposés du Canadien, ni la prison qu’on leur fit subir sans formalité légale, ne paraissent l'avoir émue bien fortement. Elle n’en souffle mot. Il est pénible d'ajouter que plus tard, quand un autre rédacteur du Canadien, digne ” successeur des victimes de Craig, eut l’honneur
d’être lui aussi jeté en prison pour ayoir osé, sous un règne de tyrannie, parler en franc ami de la liberté, de misérables considérations empèchèrent la Gazette de s'exprimer là-dessus d’une manière convenable. Une pareille conduite ne saurait être justifiée, elle est une tache dans l'histoire de notre Presse.
Les événements relatifs à la guerre de 1812, tels que rapportés dans la Gazette, sont quelquefois inexacts et plus souvent incomplets.
Mais après la guerre de 1812, la @azeite commença petit à petit à empiéter sur le terrain mouvant de la politique. Obligée d’opter entre les deux partis qui se combattaient, elle prit place, quoique bien timidément, parmi les défenseurs des libertés populaires, et fit aux gouvernements absolus l'honneur de leur décocher quelques traits anodins. Cette opposition, quelque platonique qu’elle fut, avait, venant d’un journal jusquelà soutenu par les faveurs gouvernementales, une apparence de généreuse conviction qui méritait d’être récompensée, (Cette récompense ne se fit pas longtemps attendre. Dès 1818, M. J, Neilson obtenait du, comté de Québec l’honneur de le représenter en Parlement, et pendant plus de quinze ans les liens qui l’unissaient au peuple ne firent que se resserrer de plus en plus,
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Îl ne fatit point s'imaginer que M. Neïlsont prenait dans son journal ce ton ferme : et décidé qu'il se permettait quelquefois en Chambre où il pouvait le faire sans incohténient. Ce serait se tromper beaucoup sut le tempérament paisible qu'avait su consetver 14 Gazette au miliett de lexcitation générale.
Dans un temps où les plus vives questions d'intérêt public #ont chaudement discutées dans les Chambres, on trouve qu'elle est *ien pâle avec ses excellents artieles sur lagricul ture, la colomisation, le système des fabriques, l'éducation, etc., ete. ; stijets trop calmes pour tenir lieu de controverse politiqie.
: Malgré les infinis ménagements qu'il avait toujours soin de prendre, M. John Neïlso ne tarda pas à s’apercevoir qtie sa position de journaliste officiellement favorisé des tmpressiuns du gotvernement, était incompatible avec celle qu'il occupait dans la chambre d'ass semblée. Aussi le ter mai 1822 la Guzette avec l'établissement d'imprimerie devenait-elle ta propriété de Samuel Nelson, fls de John, et de William Cowan. Ce changement de propriétaire était opéré évidemment afin de no.
‘pas détourner le couts des faveurs de l'admi-
nistrations Dôs-l6 mois de juillet de cette an | née 1822. Samuel Neilson recevait un: brevet
d'émprémeur du roi; etla Gazeite en inserf:
vant à son frontispice: “publiée par auto:
tité,” acceptait uñ collier qui devait lui peler le col et laisser l'empreinte de Ia servitude, Üne fois brevetée et stipendiée, la Gazette fut plus respectueuse que jamais à l'égatd du pouvoir, et porta l’abnégation jusqu’à se reträn cher darts àte nettrafité presque muette.
Un. peu comme le rat de la fable dans soi fromage de Hollande, la Gazette continuait à ivre dans ne paix frücttieuse, faisaht presque Peffet d'un ermite qui a fui les distractions politiqt, lorsqu'une malheureuse qüestion vint troubler sa félicité. Le notivelle du projet d'Union de 1822 était arrivée eh Cahada, la Gasette n’en éprouva d’abord aucun inalaise et balbutia quelque. pétoles ambigties qui étaient plus de nature à là brouillet avec ses abonnés qu'ävecle potvoir. Mais la situstion h‘était pas encote sauvée. La position de M.
J. Neilson n’était. point aussi facile qe cella de son fils. Dans ün telle occasion il ne poue vait sans inconvenancs tester muet, Il parla
et patla fortement contre le projet, si forte ment qu'on.le délégua avec M, Papineau anprès du gouvernement impérial pour y porter les pétitions et leë FAIQDHFAREOR FN opposés à cette union...
Si Dalhousie, alors gouverneur du Canada h’exprimait pas ouvertement ses sympathies pour ce bill d'Union, on sait du moins qu’elles n'étaient point ignorées du public ; M. John Neilson en les contrariant aussi directement ne prévoyait probablement pas qu’on punirait dans le fils les opinions politiques du père, C’est pourtant ce qui arriva bientôt, Une proelamation de Lord. Dalhousie en date du 22 octobre 1823, annulant les lettres patentes accordées l’année précédente à Samuel Neiïlson en conférait de nouvelles à John Charlton Fisher qui.se mit immédiatement à publier Ja “ Gasette de Quebec par autorité.” (1)
(1) Ce John Charlton Fisher était rédacteur de
. l'Abbion, de New-York, quad il fut invité à venir
en Canada par Dalhousie, ou son secrétaire Co-
* chran. La Gazette de Québec par autorité qu’il publia
conjointement avec William Kemble, du Mercury,
contenait, outre les publications officielles, quelques
… écrits littéraires et poitques cui: péoaiens pes sans
‘ mérite. Cette maniére de publier le gazette offici-
elle fat continuée jusqu’au 5 mai 1831. Passé cette
date on n’y, trouve que les annonces du jouverne
ment et autres pièces officielles, c’est-à-dire à peu près comme elle est publiée maintenant.
Fisher était un homme de lettre et presque un.savant. Il fut pendant de longues années un des membres les plus laborieux et les plus distingués de la Société Littéraire et Historique de Québec qui l’honora de sa présidence. Il est de plus l’auteur de
. Pépitaphe gravée’ sûr le monument Montcalm-Wolfe dans le jardin du Fort, et ce titre seul sufñiraîit pour
Ces procédés pleins de partialité couronnés par une dépossession arbitraire, aigrirent quelque peu “ la vieille Gazette de Québec, ”
comme on appela désormais la gazette des Neilson, Quand elle vit que cette source de revenus lui était inexorablement fermée, elle revint aux discussions politiques. Son silence n'étant plus retribué, elle se mit à parler, presqu'à vociférer, contre le gouvernement qui l'avait dépouillée. De ce jour, la Gazette occupa dans la presse une position correspondante à celle de John Neiïlson dans le parlement, position éminente et honorable pour lun comme pour lautre. On pense généralement que de tout temps, M. J.
Neïlson se mêla beaucoup: de la rédaction de la Gazette ; il se peut qu’il en fut ainsi. Mais ce qui est certain, c’est que son fils Samuel, alors propriétaire du journal, avait reçu une ‘haute éducation complétée à l'université de
oi mériter de n'être pas oublié. Cette épitaphe si expressive dans son énergique concision
Mortem virtus communem Famam historia Monumentum posteritas dedit
semble, disent les connaisseurs, frappée au coin de la meilleure antiquité.
:. M. Fisher mourut en août 1849, en revenant d’An-
gleterre,
Glasgow, où nous voyons que son père le conduisit en 1816, Au reste il n'y aurait rieu d'étonnant que père et fils y auraient prisune part active, car à partir de r827 (1) toutes les questions amenées devant le public y sont discutées et examinées à tous les points dé vue. ss
L’opiniâätreté de lassemblée législative à revendiquer les droits du penple y est justifiée en termes pour Île meïins aussi forts-que ceux employés dans ls suite pour Blämer cette mème assemblée législative qui revendiquait lea mèmes droits. Entrer dans le détail des questions alors agitées et noter les opinions de la, Gazette sur tant de sujets compliqués, exigerait un temps considémable: Les bornes de cette étude ne permettent pas de s’y arrôter. Contentons-nous de dire que a es 1831, la Gazette aussi bien que M. John Neilson, poursuivit, de concert avec la majorité de la chambre d’assemblée, la croisade
1) En:eette année 1887, la Gazette poussa son ardeur si loin qu'aux seules assises criminelles du mois de mars, 11 lui fallut répondre à cinq poursuites pour libelle ;: quatre de ces poursuites étaient dirigées contre Samuel Neilson, éditeur, et la cingime contre Charles Mondelet (maintenant Juga
ondéelet) pour une correspondähnce écrite de Drois- Rivières, où il pratiquait comme avocat.
entreprise depuis trente ans’ contre les abus et contre ceux qui cherchaient à les perpétuer. En agissant ainsi,*la Gazette avait gagné de profondes sympathies parmi la population canadienne-française qui se fit un devoir d'encourager ensete uné publication aussi fibérale.
Le Canadien ressuscité. —Secrète jalousie de la Cazé'te; elle tourne le dos à ses amis et passe aw service de l'oligarchie.—Mort de Samuel Neilson. —J. Noilson, seul rédacteur; son étonnante vigueur dans les époques les plus:critiques; sa conduite en 37-38; son opposition à l’Union des Canadas; son retonr dans les rangs libéraux à propos de cette question; joie causée var ce retour.—£Le Nestor de la Etesse.—La Gazette dé Québec distincte du Quebec Guzette. —Fin de l& ; partie française.—Conclusion. | :
Vers 1830, une nouvelle génération de jex:-
nes patriotes pleins d’ardeur commençaiont à se mêler de pelitique, et quelques-uns d'eux arrivaient en chambre où ils menaçaient d'éclipser les vieux défenseurs de nos libeftés, les
. vétérans de nos guerres parlementaires, Ces jeunes et vives intelliwences, enchantées 1e lours-premiers succès, trousèrent bientôt quela: respectable. Guzeite de: Québec ne mettait point assez de vivacité dans ses allures, et prirent le parti de fonder un nouveau journal qui fut plus intimement lié à la défense deleurs opinions politiques, religieuses et natio-nales. Ce projet ne tarda pas à être exé-