Voir noire ouvrage sur la Générale Bonaparte
reusement pas assez de force de caractère et, disons-le, de délicatesse envers Napoléon qui le comblait de faveurs, pour repousser les séductions de la sirène éhontée. Il ne devina pas les dessous de cette intrigue, les calculs ignoblement machiavéliques que dissimulaient ces fleurs. Sa vanité (une princesse, cela flatte toujours), sa facilité de mœurs l'aveuglèrent et, pour ne pas suivre la grande route du devoir, il se prépara de mortelles tristesses. Si encore elles n'avaient été que pour lui... Mais, chef de famille, il en donnait une part bien plus grande à celle pour qui il n'aurait dû avoir que tendresse et fidélité. Avec cela, son service était négligé et il se faisait rappeler durement à l'ordre par l'empereur. « Je ne puis, lui écrivait Napoléon, que vous témoigner mon mécontentement de la manière dont vous avez fait partir les compagnies de grenadiers et de voltigeurs du 32e. Au lieu de les faire partir à 140 hommes, comme je l'ai ordonné, vous les avez laissés partir à 40 et à 60 hommes; au lieu de les faire partir bien habillés, bien armés et bien équipés, vous les .avez fait partir sans habits... » 1 — « Je ne puis, lui écrivait-il un peu plus tard, qu'être mécontent de ce que vous n'obéissez pas à mes ordres... Je me flatte que désormais vous remplirez plus exactement mes instructions et ne regarderez pas ce que je dis comme des sornettes. Vous vous faites une étrange idée de vos devoirs et du service militaire. Je ne vous reconnais plus. »2