‹ La Générale Junot, duchesse d'Abrantès, 1784-1838Chapitre 35 sur 115 · Général Thiéba- , t. IV, p. 432. — Cf. Du · texte numérisé non relu

Général Thiéba- , t. IV, p. 432. — Cf. Du

chesse d'Abramé», Mémoires, t. VIII, en. vm.

dont les plus huppées n'approchaient pas de l'instruction et des manières de nos femmes de chambre de bonne maison. C'était donc tout ce que notre siècle avait pu produire d'aimable, de lettré, de brillant, c'était un des premiers salons de Paris transporté au milieu d'une population qui semblait appartenir aux temps écoulés ; et, plus encore qu'une société, c'était une femme dont le caractère égalait le mérite. » 1

Voici un trait de ce caractère vraiment viril : le maréchal Bessières avait offert à Mmo d'Abrantès de la faire escorter jusqu'à Valladolid, où elle sciait plus en sûreté qu'à Salamanque ; le général Thiébault l'engageait fort à y aller et à profiter de l'escorte qui accompagnerait le convoi de tous les fonctionnaires abandonnant Salamanque ; luimême en partirait le même jour. Elle refusa. « Elle fut inébranlable, dit Thiébault ; elle n'avait quitté Rodrigo que faute de vivres et d'abri ; en annonçant au duc son départ pour Salamanque, elle lui avait promis de ne pas sortir sans lui de cette ville ; elle s'était résolue de tenir cette promesse, 1 1 uelque chose qui pût lui arriver ; ne pût-elle avoir au besoin qu'une chambre dans le fort, elle s'en contenterait. Enfin, et en me remerciant de mon avis, de mes instances, elle me demanda de ne pas laisser à cause d'elle un homme de plus à Salamanque. » 2

Voilà, je pense, du caractère : on voit que la duchesse n'était pas de ces femmelettes à se trou-

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