LE PRINCE DE METTERN1CH
Gravure- i/t- Weis*. d'après François Gérard.
Abrantc-
DUCHESSE D'ABRAÎSTES 305
à son mari, qu'elle en ressentit une violente secousse : elle se mit au lit et accoucha d'un enfant mort.
A moitié morte elle-même, elle pria son frère de partir sur-le-champ pour Montbard. Dans la nuit même M. de Permon était auprès de son malheureux beau-frère. Sa présence n'y fut pas inutile. Le père du général, ses sœurs, tout le monde était comme frappé de la foudre. Habitués depuis si longtemps aux prospérités, ces malheureux se perdaient dans une incompréhension presque totale de leur malheur. M. de Permon parla au général de sa femme, de ses enfants, et, en entendant par cette voix amie sonner toutes ses affections, le malade ressentit un mieux instantané ; son délire se calma. Mais on eut l'imprudence de le laisser seul un instant : le délire le reprit. Il se leva, se mutila avec une paire de ciseaux qu'on n'avait pas eu la précaution de retirer de sa chambre, et se jeta par la fenêtre. Relevé immédiatement et porté sur son lit, il acheva de mourir le 29 juillet 1813.
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