‹ La Générale Junot, duchesse d'Abrantès, 1784-1838Chapitre 56 sur 115 · DUROC, DUC DE FRIOUL · texte numérisé non relu

DUROC, DUC DE FRIOUL

Abrantès. — 26.

sistes : beaucoup de ces traits, les moins honorables surtout, lui servirent à fabriquer son Maxime de Trailles. Et, pendant que j'y suis, je peux ajouter qu'un autre des héros de Balzac, la Palférine, tient beaucoup du fds aîné de la duchesse, le jeune Napoléon d'Abrantès, qui fut un des types les plus curieux de la bohème, au temps de Louis-Philippe, et dont je dirai quelques mots tout à l'heure.

Dans Un grand homme de province à Paris, on peut croire que l'auteur pensait à la duchesse d'Abrantès en disant de son héros, Lucien Chardon, tout frais débarqué d'Angoulême à Paris, au commencement de la Restauration : « Il rencontra plusieurs de ces femmes dont on parlera dans l'histoire du xixe siècle, de qui l'esprit, la beauté, les amours ne seront pas moins célèbres que celles des reines des temps passés... » Pensait-il à M. de Metternich et à lui-même en écrivant cette phrase, d'ailleurs incorrecte ? Mais il était très discret sur le chapitre de ses impressions de cœur, si discret môme que Philarète Chasles, qui le connaissait bien et était même son ami puisqu'ils se brouillèrent ensemble, a cru et dit qu' « il n'a jamais eu de maîtresse. » 1

C'est à Mme d'Abrantès aussi, sans doute, qu'il doit le sujet de El Verdugo, cette nouvelle terrible qu'il place pendant la guerre d'Espagne ; à elle également les renseignements sur l'enlèvement du sénateur Clément de Ris, d'après lesquels il écrivit ce passionnant roman t Une ténébreuse affaire. Quand il veut citer quelque héros des armées de

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