De ses Mémoires
2. Son éditeur pour son ouvrage : Les Femmes célèbres de tous les pays.
3. C'est ainsi qu'elle appelait sa maison de la rue de Montreuil, à Versailles.
4. Le général de Vérigny, de l'arme du génie, frère d'un bril-
n'est aucun empêchement à notre réunion, et je ne puis dire combien j'en désire l'instant. « Adieu, mon cher Honoré.
« Fasse le ciel que vous me disiez la vérité, et qu'en effet je sois toujours pour vous une bonne 'et sincère amie. Adieu, à bientôt, comme vous dites. A ce soir quatre heures, n'est-ce pas ? 1 »
Il est temps de dire quelques mots des célèbres Mémoires de la duchesse d'Abrantès.
« Ecrire ses Mémoires, a-t-elle dit elle-même, c'est feuilleter ses souvenirs, c'est mettre en ordre une foule d'incidents plus ou moins curieux qui se pressent en foule autour de notre pensée. » Ce n'est pas tout à fait cela, mais c'est ainsi qu'elle a écrit les siens, du moins en partie. Tant qu'elle se borne à retracer ce dont elle a été témoin oculaire, son enfance mouvementée, son intérieur de famille, qui nous fait vivre de sa vie au commencement de la Révolution, les rapports de sa mère et de son frère avec la famille Bonaparte, l'intérieur consulaire aux Tuileries et à la Malmaison, bref toute la partie de sa vie et celle du général Junot qui se trouve liée de près ou de loin à celle de Napoléon, tout ce qui touche aussi aux modes et aux usages de son temps, ses Mémoires sont^pleins d'intérêt. Quand elle fait le portrait des personnages historiques qu'elle a approchés, particulièrement ceux des femmes et des généraux, l'intérêt demeure très vif, et elle l'accentue par
lant officier supérieur des hussards, assassiné en Espagne par un gendarme français, commandait l'école d'état-major. Il fut une des victimes de l'attentat Fieschi.