‹ La Générale Junot, duchesse d'Abrantès, 1784-1838Chapitre 75 sur 115 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. Catalogue d'autographes de Sothcby, Wilkinson eè Hodge, Wellington Strand, London. Vente des 3-4 mai 1901.

4. Elle la présenta chez M"" Ancelot, comme celle-ci l'a écrit, le 12 octobre 1S36.

en une page : «... Je vois souvent votre aimable et bien chère fille, Mme Wyse, une fille de vous ! — Quand on me l'a annoncée, le cœur m'a manqué comme à une enfant, — et pourtant i'ai du viril dans mon âme, — mais une fille de vous î Une enfant de celui que, depuis mon enfance la plus tendre, j'ai été accoutumée à aimer et à admirer — c'était trop dans des moments comme ceux-ci. — Je l'ai reçue à bras ouverts, — ma maison, moi, ma famille, tout est à elle. Dites-moi que vous l'aimez toujours : — elle vous aime, ainsi que la princesse de Ganino \ avec une si profonde tendresse ! Elle pleure bien souvent sur mon cœur, la pauvre enfant ! Dites-moi un mot de tendresse pour elle, — je vous en conjure, car votre sévérité n'est que feinte — mais à moi, à moi qui prends la liberté de vous aimer comme j'aimais mon Albert, vous qui pouvez disposer de ma vie et de ma famille entière, dites-moi un mot pour cette enfant, — rappelez-vous Londres. — Hélas I Il y a à Paris des eaux plus profondes !

« Adieu, prince ; — je suis bien hardie, n'est-ce pas d'oser vous parler ainsi ? Mais je me rappelle la rue Sainte-Croix, — je me rappelle la tendre et profonde amitié de ma mère et je suis confiante... »2

Voilà une lettre pleine de cœur : elle ne produisit pas chez le prince de Canino l'effet que souhaitait la duchesse d'Abrantès, car Mme Wyse fut bientôt obligée, pour vivre, d'ouvrir une table d'hôte, dans cette même rue Sainte-Croix où son

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