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elle était montée immédiatement après que Mm9 d'Abrantès on était descendue. « La duchesse, a-t-elle écrit, souffrait de tout cela ; on le sentait même sous sa gaieté et malgré son courage : sa santé en était altérée. La dernière fois que je la vis chez elle, elle était souffrante et couchée ; pourtant elle travaillait encore sur son lit, où des papiers étaient épars. Elle s'était interrompue pour me recevoir ; son visage était fatigué. Je voulus écarter le pupitre et l'écritoire pour qu'elle prit quelque repos.
— Non, me dit-elle, causons un moment, cela me fera du bien, puis je me remettrai à mon travail ; le libraire doit le payer en le recevant, et j'ai besoin d'argent.
« J'en eus le cœur serré, bien qu'elle se mît à rire et à parler gaiement de projets joyeux, de fêtes et de comédies... »*
La bourgeoise incarnée qu'était Mme Ancelot ne pouvait concevoir qu'une femme en vînt à être obligée de gagner sa vie. Elle avait un mari, elle avait une bonne aisance. Et c'est en blâmant la duchesse de tout son cœur sur ses désordres qu'elle alla oublier la peine qu'elle avait faite à son cœur sensible, auprès du jeune et beau Saint- Simonien qui la dédommageait par ses longues œillades bleues du solennel ennui que dégageait son correct et insipide académicien de mari.
Cependant la situation financière de la duchesse se tendait de jour en jour. Mme Ancelot la rencontra, quelque temps après cette visite, à l'Opéra. Elle était joyeuse et parée, et causait fort gaie-