ECOLES MILITAIRES
dans les villes de garnison ; il semble qu'il l'ait été aussi dans certaines villes d'étapes. En 1780, le prince de Montbarey nomme, sur la proposition de Du Cluzel, un médecin militaire à Loclies pour soigner les troupes de passage et il fixe ses appointements à 200 livres par an K
Toutes les dépenses faites dans les hôpitaux par les soldats étaient supportées par la généralité ; la répartition était faite par l'intendant, toujours au marc la livre de la capitation.
Écoles militaires
La généralité de Tours possédait deux écoles militaires : l'école de cavalerie de Saumur et l'école de la Flèche.
L'école de cavalerie devait d'abord être établie à la Flèche, et le duc de Choiseul se rendit dans cette ville, en 1764, pour examiner l'emplacement de la future école. Le marquis de Poyanne, lieutenant général, commandant en chef le corps des carabiniers et toutes les troupes en quartier dans la généralité, lui fit observer que la position de Saumur était beaucoup plus avantageuse. Choiseul ordonna sur-le-champ qu'on y construisît un manège couvert de 240 pieds de longueur sur 46 1/2 de largeur. La dépense, évaluée à 33,000 livres, dut être supportée par la caisse militaire. Les travaux marchèrent rapidement. Au mois de septembre 1766, le ministre vint à Saumur pour y passer en revue les carabiniers, et voir par lui-même les établissements
' Arcli. dép. d'Indre-et-Loire. Lettre de Montbarey à Du Cluzel, 12 novembre 1780. C, 70.
qu'on y avait faits, il fut très satisfait et, sur sa demande, le roi ordonna que des cinq écoles d'équitation dont on avait ordonné la création, il ne subsisterait que celle de Saumur, à laquelle chaque régiment de cavalerie reçut l'ordre d'envoyer un détachement pour y être exercé '. L'ordonnance ne fut pas exécutée ; jusqu'en 1789, on ne trouve en garnison à Saumur qu'un seul régiment de cavalerie ; dans les états de casernement il n'est jamais question de détachements de divers régiments. Les carabiniers restèrent à Saumur de 1763 à 1788. Le but que s'était proposé Choiseul ne fut donc pas rempli.
L'école de la Flèche datait de 1764 ~. Lorsque les Jésuites, conformément à l'arrêt du Parlement de Paris du 6 août 1761, eurent cessé tout enseignement dans leurs maisons et collèges, le collège de la Flèche donna lieu à plusieurs projets. 11 fut d'abord question d'y caserner le corps des carabiniers, en réservant le logement nécessaire au nombre de pensionnaires qui étaient dans la ville ; mais ce projet fut bientôt abandonné et l'on décida, en 1764, sur la demande même des ofliciers municipaux, que le collège de la Flèche deviendrait, pour ainsi dire, une annexe de l'école royale militaire de Paris, dont les bâtiments n'étaient pas suffisants pour contenir les cinq cents élèves qu'il aurait dû y avoir. Le roi ordonna donc que le collège royal de la Flèche serait désormais à la disposition des administrateurs de l'école militaire de Paris et qu'il serait destiné à recevoir les enfants, jusqu'au moment où ils seraient en état de passer à celle de Paris, pour y perfectionner leur instruction. A la lin
1 Bibliolh. mun., Élat de la généralité de Tours, p. 135-136, ma. 1212.
2 Arcb. dép. d'Iiidru-cl-Loire, C.,4i.