DU SPERME
ORGANES GÉNITAUX DE l’hOMME.
S» La COUCHE MUSCULAIRE SUPÉRIEURE est constituée en arrière
par le sphincter de Vanus (fig. 315), sur les côtés par le releveur de l'anm (lig. 38) et en avant par le muscle de Wilson (fig. 34) qui entoure, comme le muscle de Guüirie, la portion membraneuse de l’ul’èthre ; ces derniers muscles produisent quelquefois, au moment du sondage, un spasme de l’urèthre qui peut être pris pour un rétrécissement organique.
Le releveur de Vanus est une sorte de diaphragme dont les fibres ont leur insei’tion fixe sur les parois du bassin et convergent autour de l’extrémité anale du rectum. La disposition de ce muscle lui donne
une certaine ressemblance avec un entonnoir à sommet inférieur. Son action est de faciliter l’acte de la défécation, car il dilate et attire en haut l’anus, au passage des matières fécales. Ce muscle est recouvert d’une lamelle aponévrotique qui représente I’aponé-
VROSE PÉRINÉALE SUPÉ- RIEURE, c’est-à-dire la dernière couche du périnée.
SÉCRÉXIONI EX XRA-
JEX DBJ e»5*ERME.
a. Vessie. — b. Portion proslatiqiio de l’urèthre. — c. Portion membraneuse. d. Portion
'pnii^ieuse. — e. Uretère. — f. Testicule. — g. Tète de l’épididyme. — h. Queue de l’épi-
didyme. — k. Canal délérent. — /. Vésicule séminale. — ?ii. Canal éjaculateur. n
blandes de Cooper. — «, Corps caverneux. — p- Uulbe Paroi spongieuse de l’urèthre.
— ÿ» üiaua el lo&so naviculair6.
. Pig. 39. — Appareil génital de l'homme. (Fort.)
De toutes les sécrétions de l’économie, celle du sperme est la plus lente ; les flexuosités multiples, la longueur exception-
nelle et le petit calibre des vaisseaux spermatiques et sanguins qui présidentà son élaboration sont autant decauses qui en ralentissent le cours.
Sécrété par les tubes séininifères des lobules du testicule (lig. 8), le sperme traverse successivement : le rete testis, les cônes cffe, dits, Yépididyme (lig. 39), le canal déférent, et se porte dans les vésicules séminales, où il séjourne jusqu’au moment de l’éjaculation. Nous verrons bientôt que pendant cet acte, les vésicules séminales se contractent et chassent le liquide spermatique dans les conduits éjaculateurs, qui le déversent à leur tour dans Vurèthre, d’où il s’échappe au dehors par le méat urinaire.
ca.ra.cxère:s du sperme. — Tel ([u’il est éjaculé, le sperme es un liquide de nature complexe, résultant du mélange des dilférents fluides sécrétés par la prostate, les glandes de Gooper et de Litlre. Il doit son odeur, qui a été comparée à celle de l’eau de javelle, de la limaille d’os, des truffes crues, des fleurs de chanvre, de dattier, de catisier, de châtaignier ou d’épine-vinette, aux liumeurs qui lui servent de véhicule ; sa couleur opaline, au liquide prostatique ; sa teinte grise et quelquefois noire, au mucus des vésicules séminales. Sous l’influence de rapports sexuels répétés à de courts intervalles, il n’est pas rare de voir le sperme teinté en rouge par le sang qui provient des vésicules séminales.
Sa viscosité, qui lui permet d’empeser le linge, lui vient'' des gl tndes de Gooper. Enfin sa saveur est salée comme toutes les sécrétions de l’économie.