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pessaire à dilatation continue de Pertusio

r g. 80. — Pessaire de Fowler.

A. Corps du pessaire. — B. Branche destinée à être placée en arrière du col. — C. Partie qui se place en avant du col. — D. Trou dans lequel le col est reçu. — E. Orilice dans lequel on peut introduire le doigt pour placer ie pessaire.

Les ligaments ronds sont deux cordons qui partent des côtés de l’utérus et se terminent dans les grandes lèvres après avoir traversé le canal inguinal (pl. 1).

Parfois, les intestins s’engagent dans le trajet que suivent ces ligaments pour faire hernie dans la grande lèvre correspondante. Le ligament rond du côté gauche est plus long que celui du côté droit ; cette di érence de longueur explinue l’obliquité que prend à droite

Fig. 81. — Ceinlnro hypogastrique. i

’utérus, lorsqu’il est chargé du P'oduit de la conception.

(1) on a comparé la forme de ces ligaments aux ailes d’une chauve-souri*.

ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME

CD

Comme les autres moyens d’attache de Tutérus, les ligaments ronds servent à fixer cet organe et à en prévenir les déplacements. Certains accoucheurs pensent que ces cordons jouissent de la propriété de se contracter et qu’au moment de l’accouchement, ils concourent à faciliter le passage du fœtus, en écartant les grandes lèvres.

vot.uME DE E’ETÉRus. — Le volumc de l’utérus varie suivant l’àge et certaines conditions physiologiques ; il s’accroît à la puberté et s’atrophie dans la vieillesse. A chaque époque menstruelle, il augmente d’une façon très-sensible. Mais c’est surtout pendant la grossesse que l utérus atteint son maximum de développement. Cet organe se laisse distendre par l’œuf qu’il renferme: à trois mois, lî dépasse les pubis ; à six mois, il atteint l’ombilic et à neuf mois, il remonte jusqu'à la région de l’estomac.

Les conséquences de l’accroissement de l’utérus, pendant la grossesse, sont subordonnées à ses rapports avec les organes du voisinage tels que vessie, intestin, estomac, diaphragme, sur lesquels il exerce une compression d’autant plus forte que la grossesse est plus avancée : de là, les envies fréquentes d’uriner, la constipation plus ou moins opiniâtre, la difficulté des digestions et la gêne de la respiration. De plus, la compression exercée sur les vaisseaux du bassin (fig. 60) et sur ceux qui se rendent aux membres inférieurs déterminent souvent les varices des jaml es, les hémorrho'ides ou varices de l’anus, et l’œdème ou gonflement des extrémités.

Fig. 82. — ütérus d’une femme vierge.

M. Portion vaginale du col. — O. Isthme utérin séparant le corps du col. — P.

Corps de l’utérus. — T. Trompe. — V.

Vagin.

Fig. 8:1. — Utérus d'une femme multipare.

a. Museau de tanche. — 0. Isthme utérin. — T. Trompe. — V. Vagin.

COXFORMAXIOIV EXXKRIEt’RE »E E’EXÉRE». COM»« EX

COE. — L’utérus a la forme d’une petite gourde légèrement aplatie. On le compare encore à une poire tapée. Son extrémité supérieure a reçu le nom de corps (fig. 82) et son extrémité inférieure, plus étroite, celui

de col.

Eig. 84. — Spéculum de Ricord. Fig. 85. — Spéculum de Cnsco.

A.U moment de la naissance, le col est plus volumineux que le corps;

Kig. 86. — Fauleuil à spéculum.

à l’àge adulte, c’est le contraire. Le corps de l’utérus présente une

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extrémité supérieure ou fond qui est convexe chez la fille vierge et rectiligne chez la femme qui a eu des enfants. Ses bords latéraux donnent attache aux ligaments larges qui se dirigent vers les parois du bassin (fig. 56), en recouvrant V ovaire, la trompe de Fallope et le ligament rond.

Le col de l’utérus, que les anciens comparaient au museau d’un pe-

tit chien nouveau-né, et que les modernes ont appelé le museau de tanche, fait saillie au fond du vagin. Aussi, est-ce la seule

partie de l’utérus qui soit l' ig- S". — Spéculnm à glace de Fergusson. accessible au doigt et au regard. Mais en raison de sa situation profonde, on ne peut l’apercevoir qu’en écartant les parois du vagin avec les valves du spéculum (en latin miroir) (fig. 84, 85).

Pour faciliter cet examen, les médecins ont l’habitude de disposer la malade sur un fauteuil spécial (fig. 86). En Angleterre et en Amérique, on se sert surtout du spéculum de Sims (fig. 88) : la femme doit se placer dans la position que représente la figure 89.

Chez les femmes qui n’ont pas eu d’enfants, le museau de tanche est

conique (fig. 82) et présente à son sommet une petite fente : c’est l’orifice par lequel on pénètre dans la cavité de l’utérus. La sensation que l’on éprouve en touchant, avec l’index, l’extrémité inférieure du col a été comparée par A.

Dubois, à celle que l’on ressent quand on applique la pulpe du doigt sur le lobule du nez.

Pendant la grossesse, la consistance du col se modifie et donne au toucher la sensation molle des lèvres.

L’orifice utérin des femmes qui ont eu des enfants (fig. 83)

FIf. 85. Position des mains dans l'introdoction da ® évase transversalement et

spéculum de Sims. divise le museau de tanche en

deux lèvres, l’une antérieure, l’autre postérieure. ^

Le col est à peu près dépourvu de nerfs ; aussi peut-on cautériser

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cet organe, sans déterminer aucune douleur comme pour les granulations (lig. 90) et le cancer du col ((ig. 91). Ce défaut de sensibilité explique pourquoi une feinmc atteinte d’alfeclion cancéreuse de ta matrice ne consulte les médecins que lorsque te mal commence à envahir les régions voisines. Le sentiment de la pudeur empêche souvent aussi les femmes de recourir à temps aux secours de l’art. « Les femmes, dit Montaigne, donnent leurs appas à médiciner difficilement, mais à garconner tant que l’on veut. »

Fig. 89.. — Posilion de la remmo dans l'eiamcn au spéculum de Sims.

cAvixÉ irrÉRiiv’E. — L’utérus est creusé d’une cavité très-petite (fig. 92), qui a la forme d’un triangle pour le coi'ps et celle d’un fuseau pour le col. La cavité du corps communique, au niveau de ses angles supérieurs, avec les trompes de Fallope ; c’est elle qui est destinée à recevoir l’œuf fécondé. La cavité du col est hérissée de nombreuses saillies transversales partant d’un cordon mé:lian et longitudinal. Cette disposition rappelle assez bien une arête de poisson, ou encore une feuille de fougère. Les anatomistes ont comparé ces rugosités aux branches d’un arbre et leur ont donné pour ce motif le nom d’arbre de vie.

Fig. 90. — Grannlalions da col.

Dans les interstices do ces colonnes ramifiées, on trouve un grand nombre de glandes qui prennent souvent un développement exagéré

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et se transforment en kystes. Ces derniers ont reçu le nom impropre d’œu/s de Nabolh parce que cet anatomiste les a pris pour de véritables ovules.

Vers l’àge de qbarante-cinq ans, alors que l’utérus a cessé de tonctionner, l’orifice qui sépare la cavité du corps de celle du col se rétrécit et parfois môme s’oblitère complètement. Le rétrécissement de cet orifice n’est du reste pas rare avant cette époque. La stérilité et certaines irrégularités de l’écoulement menstruel n’uiit souvent pas d’autre cause. Pour remédier à ces inconvénients, il est necessaire d élargir le col par une opération chirurgicale. Gomme il est démontré que les rapports sexuels tendent aussi à augmenter la capacité de la matrice, on conseille le mariage aux jeunes filles dont la menstruation s établit difficilement.

Fig. 92. — Coupe aiitéro-poslôrieore d; Tulcrus.

A. Naqneuse. — B. Ti'su imiscnlaire. — C. Cavilédii corps. •— E. Conduit vaginal.

F. Cul-de-sac vésico-utérin du péritoine. —

G. Cal-de-sac recto-vaginal du péritoine.

Fig. 9j. ~ iîonpe irausversule de l’utérus.

A. Cavité du col et arbre de vie. — C. Cavité du corps. — 0. Isthme séparant le corps du col. — S. Tissu propre.

sxRucTUKK OE E’tnTÉmjs- — Les parois de l’utérus sont formées de trois tuniques superposées qui sont : 1° l’interne ou muqueuse, â” l’externe ou séreuse, 3° la moyenne ou musculeuse. On y rencontre, en outre, des vaisseaux et des nerfs.

La MEMBRANE MUQUEUSE tapisse les parois de la cavité utérine ; elle se continue en bas avec celle du vagin, en haut a'V’ec eello des trompes de Fallope. Son existence a été mise en doute jusqu t\ ces derniers temps parce que sa couleur grise se confond avec celle du tissu utérin , et cependant, de toutes les muqueuses de l’économio, c’est la plus épaisse.

Elle contient de nombreuses glandes qui fournissent un mucus dpais, dont la sécrétion exagérée donne lieu à l’écoulement catarrhal appelé leucorrhée (de Xeuy.oç, blanc et peiv, couler), {lueurs (de fluere, couler) et communément fleurs blanches. •

Pendant la grossesse, la muqueuse utérine prend le nom de caduque (pl. 2), parce quelle se détache et tombe avec l’œuf au moment de son expulsion ; de telle sorte que l’utérus fait « peau neuve »

après chaque accouchement.

De même, certaines femmes, au moment de leurs règles, rendent par la vulve des lambeaux de muqueuse utérine.

C’est une sorte d’avortement accompagné de violentes coliques et qui constitue la dysménorrhée membraneuse (de 5ù;, avec peineet atpàojCEtv, rendre du sang).

Nous verrons bientôt que les époques menstruelles résultent de la fluxion périodique de la muqueuse utérine.

Ea TUNIQUE MUSCULEUSE est Fig. 04. — Couche musculaire inlerue

composée de fibres entrelacées coupe des parois utérines. — b, C. E. Fibres

dont la disposition, en dehors de musculaires. — n, D. OrlDces des trompes. -

... V. Vagin.

1 état de grossesse , est inextricable. Le développement que l’utérus acquiert, durant cette période, a permis aux anatomistes de distinguer trois plans de faisceaux musculaires superposés, la couche externe, la couche moyenne et la couche interne (fig. 'J4).

Fig. 95. — Seigle ergoté.

Ce sont les contractions de ces fibres qui déterminent les douleurs de l’accouchement et expulsent de la cavité utérine le produit de la conception. Si ces contractions se ralentissent, on les active eu administrant

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grammes de seigle ergotd (f,g courants électriques agissent de meme, et le D L»ru de ce moyen pour provoquer l’accouchement avant terme.

L’hypertrophie des fibres musculaires de l’utérus ‘‘“"î'® tumeurs dures, volumineuses, appelées corps /ilireœou ornes

Utérins (de ftOç, muscle) (fig. 9B).

Fig. 96. — Myoms utérin.

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