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les femmes qui restoieiit se mirièreat à l’envi : les épouses conçu.'eiit outre mesure par tout le monde ; nulle ne deraeuroit stérile,; on ne voyait en tous lieux que femmes enceintes et beaucoup enfantoient deux, voire trois enfants vivants. Le monde fut en quelque sorte renouvelé, et devint comme un nouvel âge. »
Les climats passent aussi, mais à tort, pour influer sur la fécondilé. Ainsi, l’aptitude à la génération serait plus grande dans les pays chauds que dans les pays froids, et c’est à cette particularité que l’on attribue la tolérance des infanticides chez les peuples de l’antiquité, comme de nos jours chez les Chinois. Pourtant, les habitants du Nord, et en particulier les Irlandais (1), les Anglais et les Russes, jouissent d’une fécondité remarquable. Liégeois raconte qu’une femme russe eut cinquante-sept enfants, quatre fois quatre enfants en même temps, sept fois trois et dix fois des jumeaux. On connaît l’histoire de ce paysan russe qui fat présenté à Catherine II comme le père de quatrevingt-dix enfants. En Angleterre, d’après M. Bertillon, cent femmes donnent, pendant la période de fécondation, quatorze naissances annuelles, tandis qu’en France le même nombre n’en produit que dix. Mais 1 action du climat nous semble étrangère à ce résultat et le rang inférieur qu’occupe la France dans l’échelle de la fécondité s’explique, comme la décroissance continue de la population, par la mise en pratique des préceptes de Malthus en vue de s’exonérer des charges de la famille. Voici, d’ailleurs, le relevé des naissances annuelles sur 1000 habitants de tout âge et de tout sexe, dans les différentes nations : France, 27 ; Irlande, 27 (2) ; Suiss: 30; Be’gique 31 • Suède, 32; Angleterre, 33; Écosse, 33; Italie, 37; Espagne,’ 38- Prusse, 38 ; Bavière, 40 : tous les pays de l’Europe sont donc plus féconds que la France.
Un embonpoint trop prononcé, surtout chez la femme, diminue d une façon notable l’aptitude à la fécondation ; nous verrons bientôt que obésité est rangée au nombre des causes de stérilité. C’est un fait bien connu des éleveurs et que l’on a rais à profit dans l’industrie de certaines espèces de poissons. En Sologne, les carpes destinées à la repro uc ion sont entassées dans d’étroites pièces d’eau, dites carpières e miscie où elles peuvent à peine se mouvoir et se nourrir. Au contraire, celles qui vivent en liberté dans les étangs profilent davantage.
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LA GÉNÉnATlON HUMAINE.
mais le développement rapide et excessif de leur taille les rend infécondes.
Fant-il s’appuyer sur ces faits et sur l’extrême fécondité qu’on observe chez les malheureux, pour prétendre que le défaut de nourriture et les privations prolongées augmentent l’aptitude à la fécondation ? Non, et si les pauvres ont toujours plus d’enfants que les riches, cela tient, nous venons de le dire, à ce que les premiers ne s’astreignent à aucune contrainte dans les rapports sexueds.
D’un autre côté, c’est à tort que Villermé attribuait aux rigueurs du carême, tel qu’il était pratiqué autrefois, la diminution du nombre des conceptions pendant sa durée; il est plus naturel de l’expliquer par l’influence des pratiques religieuses qui, suivies alors avec conviction, absorbaient entièrement l’esprit. Bulfon nous parait commettre une semblable erreur d’appréciation en disant que la fécondité dépend de l’abondance des subsistances et que la disette produit la stérilité.
Cet illustre naturaliste ayant prétendu que les bonnes fermières donnent la préférence aux poules noires, comme étant plus fécondes que les blanches, on en a conclu que, dans l’espèce humaine, les femmes brunes sont plus fécondes que les blondes. Mais rien ne démontre la justesse de cette assertion. Ainsi les Allemandes, qui sont Généralement blondes, sont aussi fécondes, sinon plus, que les Espa- ®noles lesquelles sont ordinairement brunes.
° On croit encore que les femmes lascives sont plus fécondes que les femmes indifférentes aux plaisirs de l’amour ; mais elles possèdent, les unes et les autres, une aptitude égale à la génération. Nous savons d’ailleurs que, contrairement à l’idée répandue, il n’est pas nécessaire nue la femme éprouve des sensations voluptueuses au moment du coït pour être fécondée : les viols suivis de grossesses en sont les meilleures
preuves.
OE EA exÉRiEixÉ. - L’inaptitude à la procréation constitue la stérilité. Au contraire de l’impuissance, qui est l’inaplitude au coït, la stérilité'est plus fréquente chez la f, mme que chez l'homme : on comp'c environ une femme stérile sur huit et un homme sur quarante.
Les anciens re'^ardaient la stérilité comme une espèce d opprobre. Chez les Hébreux, °le mari d’une femme stérile était autorisé à rechercher une autre alliance. Ainsi, Abraham abandonna Sarah pour sascrïJlL enfanta Ismacl ; . et il n'ent plus, dit l'Ècrdnre, ,uo
du mépris pour sa femme . . De même, Bacliel avait ouvert a sa servante Bala la tente de Jacob. La coutume hébraïque permettait donc, en cas de stérilité, de céder sa femme à son plus proche parent ; seulement, fait observer le Siredey, ce dernier ne devait s’introduire dans
DE LA FÉCONDATION
couclie nuptiale que pendant la nuit, avec le plus grand mystère, et en prenant les précautions les plus grandes pour mettre le moins possible ses membres en contact avec ceux de la femme. On sait également que chez les Spartiates, Lycurgue autorisait un mari impuissant à livrer sa femme à un coadjuteur plus vigoureux. Cette coutume était tolérée à Rome. C’est ainsi que le vertueux Caton, celui qui priva de sa dignité un sénateur pour avoir embrassé trop tendrement son épouse en présence de sa fille, donna sa propre femme à Hortensius dont elle désirait un enfant.
Longtemps, en France, la stérilité fut une cause de dissolution de mariage. Ce fut pour ce motif que Louis XII divorça avec Jeanne ; Henri IV, avec la reine Marguerita de Valois ; et Napoléon I L avec Joséphine.
sxÉRiLixÉ M.xscuLiivE. — Glicz l’hommc, la stérilité dépend, le plus . souvent, de l’absence des spermatozoïdes dans le liquide séminal. Celui-ci peut être privé de ses éléments prolifiques temporairement ou défini livein ■'n t ; la stérilité est alors passagère ou permanente. Elle- est passagère à la suite d’excès vénériens, d’orchite double et dans la convalescence de maladies prolongées ; elle est permanente, quand les testicules font complètement défaut ou ne sont pas descendus dans b scrotum.
Les spermatozoïdes peuvent encore manquer en dehors de tout état morbide de l’appareil sexuel, par le fait seul d’une imperfection native. C’est ce que l’on observe pour les hybrides (de üôp'.g, viol) qui proviennent du croisement d’espèces différentes et sont généralement stériles : tels sont, le bardeau qui résulte de l’union du cheval avec l’ànesse et le mulet produit de l’accou lement de l'àne et de la jument. Cependant, les léporides, obtenus par le croisement du lièvre et du lapin, sont féconds. « La nature, dit Cuvier, a soin d’empêcher l’altération des espèces qui pourrait résulter de leur mélange par l’aversion naturelle qu’elle leur a donnée ; il faut toutes les ruses toute la puissance de l’homme pour faire contracter ces unions, môme aux espèces qui se ressemblent le plus. » Ainsi, o:i ne parvient à accoupler fànesse et le cheval qu’en bandant les yeux de ce dernier.
Dans l’espèce humaine, les unions de bestialité n’ont jamais donné de résultat, et les faunes, les satyres, les centaures, les sirènes, que les anciens se sont plu à considérer comme le produit d’un homme ou d’une femme avec des boucs, des chèvres, des taureaux, ou des juments, sont de pures fictions mythologiques.
Certaines disposilions vicieuses de l’appareil génital peuvent encore produire la stérilité chez l’homme; nous citerons parmi les anomalies
LA 0li;.NÉI\AT10N lltl.MAINE.
congciiilales les plus frequentes : le phimosis (fig. 33), qui s’oppose par la longueur excessive du prépuce à l’ém'ssion du sperme et l'hypospadias, dans lequel l’urèlhre s’ouvre à la racine de la verge et empêche, de la sorte, le liquide fécondant d’être déposé dans le vagin. Henri H présentait, parait-il, ce vice de conformation, et ce fut grâce aux conseils de son médecin, Jean Fernel, qu’après onze années de stérilité, il eut dix rejetons de Catherine de Médicis. Huntera cité le cas d’un hypospade qui devint père de plusieurs enfants, en injectant sa semence, à l’aide d’une seringue, dans le vagin de sa femme.
sxÉitiLixÉ DE EA. EEMmiE. — La stéi’ilité de la femme se traduit ordinairement par des troubles menstruels dépendant de causes générales ou locales. Parmi les premières, nous signalerons particulièrement l’obésité. Les poules grasses sont mauvaises pondeuses. Ve même les fleurs doubles sont stériles parce qu’un excès de nutrition métamorphose leurs étamines en pétales.
Quant aux causes locales, ce sont les plus fréquentes. Liégeois les classe en trois ordres : les unes s’opposent à l’ovulation, comme l’absence des ovaires et les affections de ces organes; les autres éteignent la vitalité des spermatozoïdes, telles que l’acidité du mucus \ aginal et les injections d’eau froide après le coït ; les dernières, enfin, s’opposent à la progression des spermatozoïdes ou de l’ovule et comprennent les tumeurs de l’utérus, polypes ou fibromes (fig. 96), les rétrécissements du col utérin et ceux de la trompe, ainsi que les déviations utérines,flexions ou versions (flg.74,73),qui peuvent être regardées comme les causes les plus fréquentes de la stérilité féminine. Sur 2o0 femmes mariées stériles, M. Sims en a trouvé 103 atteintes d’antéversion et 68 de rétroversion.
Les déplacements utérins s’observent souvent chez les personnes qui, par nécessité,fanfaronnadeou négligence,se livrent à leurs occupations journalières peu après leurs couches ; c’est ce qui explique la stérilité de certaines femmes déjà mères. Ainsi, l’impératrice Joséphine, dont se sépara Napoléon parce qu’elle ne lui donnait aucun rejeton, avait eu, de son premier mari, le vicomte de Beauharnais, deux enfants : le prince Eugène et la reine Hortense.
Les excès vénériens sont signalés par tous les auteurs comme une cause fréquente d’inaptitude à la fécondation. La débauche est donc stérile, et, comme le fait remarquer le Df- Bertillon, « il ne pousse pas d’herbe dans les chemins où tout le monde passe. »
On a accusé le café au lait de produire la stérilité ; mais les Belges et les Allemandes en font un usage journalier, et jouissent pourtant d’une grande fécondité.
DR LA FliCONDATION.
Il y a des stérilités dont il est difficile de préciser la causc ; telle eit celle des génisses qui proviennent de deux jumeaux de sexe dilfércnt, et celle des métis, comme les mules ; ce qui a donné lieu au proverbe latin qnum peperit mula, lorsque la mule aura mis bas, pour dire jamais.
Certaines femmes bien conformées, et qui ont tous les attributs de la santé parfaite, ne peuvent jamais être fécondées. D'autres sont stériles avec un premier mari et fécondes avec un autre, comme Sarah que répudia Abraham et qui plus tard donna le jour à Isaac.
MOYEivs oE RE.^3ÉmER A EA sTÉmEiTÉ. — Do uombreuscs causes de stérilité disparaissent sous l’influence d’un traitement approprié ; parfois même la nature opère, à elle seule, la guérison au bout d’un temps plus ou moins long. Anne et Joachim eurent la vierge Marie au bout de vingt ans de mariage. On sait qu’Anne d’Autriche mit au monde Louis XIV, après vingt-deux années de stérilité (1).
« Ce dont il ne faut pas s’étonner, dit Dionis, puisque le Roy étoit d’un tempérament indifférent pour les femmes, et qu’il étoit presque toujours séparé de la Reine ; mais au bout de ce tems, soit par un retour d'amitié, ou soit que son confesseur lui eut ordonné par pénitence de coucher avec la Reine, elle eut deux Princes, ce qui prouve que ce n’est pas le sacrement qui fait germer les enfants, mais que c’est quand le mari fait son devoir. »
Autrefois, les femmes portaient au cou de petits phallus pour se préserver de la stérilité, ou encore une sorte de médaillon renfermant une araignée; mais ces amulettes n’avaient pas plus d’efficacité que, de nos jours, les colliers d’ambre destinés à prévenir les convulsions des enfants, et les colliers de bouchons de liège que l’on met autour «■du cou des chattes pour faire passer leur lait.
Certaines eaux minérales jouissent aussi de la réputation, peu justifiée du reste, de guérir la stérilité ; par exemple, les eaux de Fougues et plusieurs sources des Pyrénées qui ont reçu le nom d’engrosseuses (enpreignaderes). La fontaine de Saint-Thibaut de l’abbaye de Vaux-de-Cernay passe pour avoir la même vertu et l’on raconte que la reine Marguerite, épouse de saint Louis, ne donna un liérilier à la couronné de France qu’après avoir bu de cette eau miraculeuse. Henri III fut moins heureux dans ses pèlerinages à Notre-Dame de Chartres. Un jour, entre autres, il y vint à pied de Paris avec la , reine, « tous deux, dit la chronique, bien las et ayant les plantes des
(1) 11 est vrai qne quelques hisloviens attribuent la paternité du Dauphin i 1 Anglais Buckingham. .*
LA GÉNÉnATlON HUMAINE.
pieds bien ampoulées, espérant obtenir lignée par l’intercession de la belle dame ». Ce qui ne l’empêcha pas de m surir sans postérité.
Saint Greluchon a, encore de nos jours, son pèlerinage à Gargilesse dans l’Indre. Il y possède une belle statue en pierre dont les moindres parcelles, enlevées par le grattage, suffissnt, paraît-il, à rendre fécondes les femmes stériles. La fécondité des Égyptiennes a donné aux eaux du Nil une réputation prolifique qu’elles ne méritent certainement pas. Ainsi, quand le général Desaix débarqua à Toulon, après l’expédition d’Égypte, un grand nombre de femmes stériles vinrent acheter au capitaine du bâtiment ragusain le reste de la provision d’eau du Nil.
Quant à la stérilité due à l’obésité, on la combattra par un traitement hygiénique basé sur ces trois principe! : discrétion dans le manger, modération dans le sommeil, exercice fréquent.G’est, sous une autre forme, la prescription bien connue d’Abernetliey pour prévenir la goutte : « Vivre avec un scbelling et le gagner par le travail. » Le D Mondot rapporte, d’après le D’ Andrieux, un traitement auquel une jeune fille refusera sans doute de se soumettre, et qui était employé dans quelques couvents d’hommes. Voici en quoi il consistait : Le moine trop gras était enfermé pendant quinze à vingt jours dans une chambre à plafond très-élevé. Du milieu de ce plafond pendait attaché à une corde un gros pain noir, tenu à une hauteur telle que, pour en détacher quelques bribes, le patient était obligé de sauter toute la journée, un vieux sabre à la main. Pour boisson, il ne prenait que de l’eau.
Aux préceptes.anti-obésiques que nous venons d’indiquer,on fera bien d’y joindre l’abstinence des boissons. Les élèves boxeurs en Angleterre ne boivent que très-peu. De même, les anciens imposaient aux jeunes athlètes la diète des liquides qu’ils désignaient par le nom de xérophagie ou régime sec. On emploie communément le vinaigre comme préservatif de l’obésité, mais ce moyen est infidèle et préjudiciable à la santé.
rÉcoivoA.'i'io.'v /xrtTiFiciELLiBZ. — Dc tous les remèdes employés contre la stérilité, le plus efficace est, sans contredit, la fécondation artificielle, surtout dans les cas d’acidité vaginale, de rétrécissement du col utérin et de déviation de la matrice.
Cette opération consiste à projeter dans l’utérus, à l’aide de divers appareils (fig. l23;, une certaine quantité de sperme récemment éjaculé.
En 1780, l’abbé Spallanzani eut, le premier, l’idée de féconder artificiellement une chienne qui mit bas, soixante-deux jours après cette tentative, trois petits dont deux mâles et une femelle, ayant tous plusieurs traits de ressemblance avec le père. Plus tard, l’experienco lut
DE LA FÉCONDATION
faite chez la femme par un hypospade qui, sur le conseil de Hunter, rendit son épouse enceinte en lui injectant du sperme dans le vagin avec une seringue.
Depuis, on a appliqué cette méthode un gran.1 nomlirc de fois et
Fig. ISS. — Seringue do Houbaud pour la fécondation artificielle. — E. Corps de pompe.
C. Canule d’aspiration. — D. Cinule que l’on iiilrod.iit dans l’utérus. — P. Piston. — B. Graduation indiquant le nombre de goultes qui ont été poussées dans le corps de pompa A.
Bouton qui en décrivant une demi-révolution ferme la canule d’aspiration C et ouvre la canule d’émission D.
souvent avec succès. Giraud a fécondé, de cette manière, huit femmes jusque-là stériles et l’une d’elles eut une grossesie gémellaire. Marion Sims n’aurait réussi qu’une fois sur dix. Lesueur a obtenu quelques succès en introduisant dans le vagin des sachets recouverts de sperme. C’est un procédé qu’emploient certains spécialistes, peu scrupuleux, à l’insu de leurs clientes : ils placent un sachet, prétendu médicamenteux, et qui est préalablement imbibé de sperme illégitime.
La fécondation artificielle réussit d’autant mieux qu’elle est pratiquée peu de jours après les règles; c’est, nous le savons, le moment le plus favorable à la procréation.
Divers moyens sont employés pour sauvegarderla dignité du médecin et la pudeur de la femme dans cette délicate opération. « On revêtira,
Fig. I-l. Fecondiilcur do Pajot. Ctl inUrument permel d'oféror d’ur.e soûle main • il se compose d un tube on aigonl el d’une petite poire en c,aoulcliouc que l’on comprime a'vcc le pouce afin de puiser le sperme au fond du vagin et rinj .'ctcr ensuite dans le col utérin.
dit M. Gourty, le membre viril d’un condom en ayant soin de ne pas en appliquer complètement le cæcum sur le gland. Le coït étant ter-
rainé, le produit de l’éjaculation restera dans ce cæcum ; par un coup de ciseaux donné à la baudruche, on l’en fera sortir et on le recueillera dans une petite seringue de verre préalablement chauffée et munie d’une sonde utérine métallique ou élastiqu'', à l’aide de laquelle il sera f ;cile de le faire pénéirer dans la cavité utérine. On prescrira à la femme le repos complet pendant une journée. » Giraud préfère introduire le sperme dans une sonde, placer celle-ci dans le col de 1 utérus et souffler avec la bouche. Le professeur Pajot arrive au même résullat à l’aide de son nouveau fécondateur (fig. 124); il recueille directement le sperme dans le vagin quelques minutes après l’heure convenue asec le mari. Le D’’ Eustache, de Montpellier, confie le soin de 1 opération au mari lui-même, qui, aussitôt après le coït, doit introduire son doigt (’ans le vagin et le diriger chargé de sperme sur le col utérin.
DE LA CnOSSESSE.
CfîAPITRS IV
DE LA GROSSESSE
La grossesse ou gestation (de gestare, porter) est l’état de la femme depuis la fécondation jusqu’à l’accouchement. On distingue la grosses:e normale ou utérine et la grossesse anormale ou extra-utérine, suivant que l’ovule fécondé se développe dans rutérus ou en dehors de cct organe.
AimCLE I