SOSIE
Les médecins disent, quand on est ivre,
Que de sa femme on se doit abstenir ; Et que dans cet état, il ne peut provenir, Que des enfants pesants, et qui ne sauraient vivre. Vous, si mon cœur n'eut sçu de froideur se munir. Quels inconvénients auraient pu s'en ensuivre.
GLÉANTHIS
Je me moque des médecins,
Avec leurs raisonnements fades.
Qu'ils règlent ceux qui sont malades, Sans vouloir gouverner les gens qui sont bien sains.
Ils se meslent de trop d'affaires,
De prétendre tenir nos feux gênés ;
Et sur les jours caniculaires, Ils nous donnent encor^ avec leurs lois sévères,
De cent sots contes par le nez.