‹ La génération universelleChapitre 16 sur 82 · NUBILITÉ · texte numérisé non relu

NUBILITÉ

Tout est disposé alors au mieux pour que la fécondation s'opère entre les fleurs hermaphrodites qui vont éclore successivement. Déjà deux ou trois boutons précoces sont ouverts au milieu des nombreux boutons qui les environnent sur toute plante multiflore, le fuchsia, par exemple. Transplantez-la alors et immédiatement, tous ces boulons, petits et grands, vont s'arrêter dans leur développement, leur floraison, pour se détacher et tomber bientôt sans éclore. Les fleurs écloses resteront même stériles, malgré la persistance du feuillage et la vie même de la plante. Il a suffi que sa nutrition ait été interrompue, suspendue, dans ce moment critique, pour que sa reproduction annuelle, si pleine d'espérances, ail été détruite, quoique la vie persiste. Que d'exemples semblables ne se montrent pas au printemps de la vie, dans l'espèce humaine!

Mais il ne suffît pas de rester dans ces généralités. Pour faire comprendre le mécanisme normal de la génération, il faut préciser. Il est donc nécessaire de décrire et même de représenter et figurer, autant que la pudeur le permet, les organes destinés à cette fonction chez les deux sexes. Il faut aussi expliquer, pour plus de sécurité, le mécanisme secret, caché, de celte fonction, dans ses détails, afin que chacun puisse en connaître le rôle physiologique, en pénétrer le mystère et distinguer l'état sain de l'état anormal de ces organes.

Rlécanisme physiologique.

Deux actes distincts, bien qu'inséparables et successifs, sont absolument indispensables pour réaliser la génération naturelle dans l'espèce humaine. Ce sont la copulation et la fécondation. Elles s'exécutent simultanément entre les deux sexes, sans que l'un puisse se passer de l'autre. L'instinct, le besoin, ne suffisent plus ici, comme chez les animaux, pour les réaliser normalement : le désir, la volonté, le consentement mutuel et réciproque, sont nécessaires. S'il existe des exemples authentiques de femmes fécondées sans leur connaissance et malgré leur volonté, ce sont de très rares exceptions à la règle, et il est permis de se demander ce que les enfants avaient de leur mère. Assurément ce n'était ni son intelHgence, ni son esprit, pas plus que l'on ne pourrait espérer voir un garçon résulter des fécondations opérées artificiellement.

Une différence fondamentale distingue ces deux actes : le premier, entièrement soumis à la volonté, est externe et apparent, tandis que le second est interr.3, caché et involontaire. C'est la condition même de leur accomplissement régulier.

Deux groupes d'organes ou plutôt deux appareils différents, réunis et connexes, correspondent à ces deux actes, chez l'homme et chez la femme. A défaut du premier, le second reste nul, sans action ni effet. L'acte séminal ou fécondant ne peut avoir lieu

Page 1