‹ La génération universelleChapitre 21 sur 82 · HYGIENE DE L\ GENERATION · texte numérisé non relu

HYGIENE DE L\ GENERATION

La prééminence des fonctions génératrices sur toutes celles de l'organisme vivant les soumet aussi à des règles plus rigoureuses et absolues, non seulement pour la perpétuation de l'espèce, qui est leur but spécial, mais aussi pour l'entretien de la santé et de la vie, comme toutes les autres fonctions physiologiques et naturelles. Sans être aussi exigeantes, sous ce rapport, que celles de la nutrition, l'alimentation, par exemple, elles n'en doivent pas moins s'accomplir avec régularité, suivant les besoins et les exigences indi\iduelles; autrement les troubles vitaux, les désordres, les accidents organiques, locaux ou généraux, sont inévitables et le plus souvent la maladie même.

La principale cause de ces conséquences est évidemment le secret mystérieux gardé sur ces fonctions avec la plupart des enfants des deux sexes. Jbous prétexte qu'elles sont naturelles et ne se produisent, ne se manifestent qu'à l'âge de raison, un VCile mystérieux est jeté prudemment sur les organes dévolus à leur usage, dès que l'enfant commence à raisonner et à avoir conscience de ses actes. On lui apprend bien, pour être propre, à sentir ses besoins

naturels et à appeler pour les satisfaire ; on lui enseigne même ensuite à se tenir convenablement pour ne pas souiller ses vêtements et l'on néglige, on évite intentionnellement de l'avertir du danger bien plus grave de porter la main sur ces organes. Une fois sorti du maillot, beaucoup de parents ne le soumettent même pas au devoir de les tenir en état de propreté comme la figure, le nez et les oreilles, et se croiraient en faute de les surveiller, les visiter régulièrement à ce sujet au moins jusqu'à la puberté. Le prurit, la démangeaison en résultant provoque ainsi des attouchements et des abus précoces qui restent ignorés des parents par la honte que l'enfant aurait à les leur avouer. Si, dans sa candeur naïve, il le fait jamais, ce sera plutôt au confesseur, lors de sa première communion, sur la demande qui ne manque guère de lui en être faite. De là les habitudes vicieuses et démoralisantes de la masturbation chez les deux sexes et l'origine des désii's et des excès vénériens précoces. L'onanisme est ainsi la plus grande plaie de l'humanité et le principal échec de la génération jusque dans le mariage. L'ignorance est la source du vice et c'est en apprenant, en connaissant les fatalœ conséquences de celui-ci que l'on s'en met le plus sûrement à l'abri. Initier de bonne heure l'enfant aux dangers de ces pratiques honteuses et coupables, en lui révélant le rôle élevé des organes sexuels et de leurs fonctions, d'après l'exemple des plantes et des animaux, c'est le prémunir contre les emportements et les dépravations de la jeunesse autant que de ses

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