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CHAPITRE XI

globe, s’opère également entre les mondes, soit individuellement dans les conditions normales, soit par masses dans des circonstances spéciales. Il y a donc des émigrations et des immigrations collectives d'un monde à l’autre. Il en résulte l’introduction, dans la population d’un globe, d’éléments entièrement nouveaux; de nouvelles races d’Esprits venant se mêler aux races existantes, constituent de nouvelles races d’hommes. Or, comme les Esprits ne perdent jamais ce qu’ils ont acquis, ils apportent avec eux l’intelligence et l’intuition des connaissances qu’ils possèdent ; ils impriment, par conséquent, leur caractère à la race corporelle qu'ils viennent animer. Ils n’ont pas besoin pour cela que de nouveaux corps soient créés spécialement à leur usage ; puisque l’espèce corporelle existe, ils en trouvent de tout prêts à les recevoir. Ce sont donc simplement de nouveaux habitants; en arrivant sur la terre, ils font d’abord partie de sa population spirituelle, puis s’incarnent comme les autres.

RACE ADAMIQÜE

36. — Scion l’enseignement des Esprits, c’est une de ces grandes immigrations, ou, si l’on veut, une de ces colonies d'Esprüs venus d’une autre sphère, qui a donné naissance’à la race symbolisée dans la personne d’Adam, et, pour cette raison, nommée race adamique. Quand elle est arrivée, la terre était peuplée de temps immémorial, comme l’Amérique quand y sont venus les Européens.

La race adamique, plus avancée que celles qui l’avaient précédée sur la terre, est en effet la plus intelligente ; c’est elle qui pousse toutes les autres au progrès. La Genèse

CESESE SPIRITUELLE

nous la montre, dès ses débuts, industrieuse, apte aux arts et aux sciences, sans avoir passé par l’enfance intellectuelle, CO qui n’est pas le propre des races primitives, mais ce qui concorde avec l’opinion qu’elle se composait d’Esprits ayant déjà progressé. Tout prouve qu’elle n’est pas ancienne sur la terre, et rien ne s'oppose à ce qu’elle n'y soit que depuis quelques milliers d’années, ce qui ne serait en contradiction ni avec les faits géologiques, ni avec les observations anthropologiques, et tendrait au contraire à les confirmer.

37. — La doctrine qui fait procéder tout le genre humain d’une seule individualité depuis six mille ans n’est pas admissible dans l’état actuel des connaissances. Les principales considérations qui la contredisent, tirées de l’ordre physique et de l’ordre moral, se résument dans les points suivants;

38. — Au point de vue physiologique, certaines races présentent des types particuliers caractéristiques qui ne permettent pas de leur assigner une origine commune. Il y a des différences qui ne sont évidemment pas l’effet du climat, puisque les blancs qui se reproduisent dans le pays des nôgi’es ne deviennent pas noirs, et réciproquement. L’ardeur du soleil grille et brunit l’épiderme, mais n’a jamais transformé un blanc en nègre, aplati le nez, changé la forme des traits de la physionomie, ni rendu crépus et laineux des cheveux longs et soyeux. On sait aujourd’hui que la couleur du nègre provient d’un tissu particulier sous-cutané qui tient à l’espèce.

11 faut donc considérer les races nègres, mongoliques, caucasiques, comme ayant leur origine propre étayant pris naissance simultanément ou successivement sur différentes parties du globe ; leur croisement a produit les races

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