‹ La genèseChapitre 149 sur 236 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

un enfant écrire quand ou lui conduit la main; on peut ainsi lui faire exécuter tout ce qu’on veut. On peut faire écrire le premier venu dans une langue quelconque en lui dictant les mots lettre à lettre. On comprend qu’il puisse en être de même dans la médiumnité, si l’on se reporte à la manière dont les Esprits se communiquent aux médiums, qui ne sont pour eux, en réalité, que des instruments passifs. Mais si le médium possède le mécanisme, s’il a vaincu les difficultés pratiques, si les expressions lui sont familières, s’il a enfin dans son cerveau les éléments de ce que l’Esprit veut lui faire exécuter, il est dans la position de l’homme qui sait lire et écrire couramment; le travail est plus facile et plus rapide; l’Esprit n’a plus qu’à transmettre la pensée que son interprète reproduit par les moyens dont il dispose.

L’aptitude d’un médium à des choses qui lui sont étrangères tient souvent aussi aux connaissances qu’il a possédées dans une autre existence, et dont son Esprit a conservé l’intuition. S’il a été poète ou musicien, par exemple, il aura plus de facilité à s’assimiler la pensée poétique ou musicale qu’on veut lui faire reproduire. La langue qu’il ignore aujourd’hui peut lui avoir été familière dans une autre existence: de là, pour lui, une aptitude plus grande à écrire médianimiquement dans cette langue (1).

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