‹ La genèseChapitre 159 sur 236 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

fois parle rayonnement fluidique qui lui apportait cette pensée, et la vue spirituelle qui lui permettait de lire dans le for intérieur des individus?

Alors souvent qu’on croit une pensée profondément ensevelie dans les replis de l’àme, on ne se doute pas qu’on porte en soi un miroir qui la réfléchit, un révélateur dans son propre rayonnement fluidique qui en est imi)régné. Si l’on voyait le mécanisme du monde invisible qui nous entoure, les ramifications de ces fils conducteurs de la pensée qui relient tous les êtres intelligents, corporels et incorporels, les effluves fluidiques chargées des empreintes du monde moral, et qui, comme des courants aériens, traversent l’espace, on serait moins surpris de cei-tains eft’ets que l’ignorance attribue au hasard. (Chap. XIV, n®‘ 22 et suivants!)

GUÉBISONS.

Perle de sang.

10. — Alors une femme, malade d’une perle de sang depuis douze ans, — qui avtiil beaucojp souiïerl entre les mains de plusieurs médecins, et <|ui, ayant dépensé tout son bien, n’eu avait reçu aucun soulagement, mais s’en était toujours trouvée plus mal, — ayant entendu parler de Jésus, vint dans la foule par derrière, et toucha son vêtement ; car elle disait : .Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie. — Au même instant la soiurce du sang qu’elle perdait fut séchée, et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de cette maladie.

Aussitôt i^sns, connaissant en lui-wème la vertu qui (tait sortie de lui, se retourna au milieu de la foule, et dit ; (Jui est-ce qui a touché mes vêlements ? — Ses disciiiles lui dirent ; Vous voyez que la foule vous presse de tous cotés, et vous demandez qui vous a touché? — ht il reganlail tout autour de lui pour voir celle qui l’avait louché.

LES MIRACLES DE L’ÉVANCILE

Mais celle femme, qui savait ce qui s’élait passé en elle, étant saisie de crainte et de frayeur, vint se jeter à ses pieds, et lui déclara toule la vérité. — ElJésus lui dit: Ma lille, votre foi vous a sauvée; allez en pai.\, et soyez guérie de votre maladie. (Saint Marc, cli. v, r. de 25 à 3i.)

11. — Cos paroles : « Cotinaissant on lui-mêtne la vertu qui était sortie de lui, sont significatives; elles expriment le mouvement fluidique qui s’opérait de Jésus à la femme malade; tous les deux ont ressenti l’action qui venait de se profluire. Il est remarquable que l’ellet n’a été provo- (jué par aucun acte de la volonté de Jésus ; il n’y a eu ni magnétisation, ni imposition des mains. Le rajonnementlluidique normal a suffi pour opérer la guérison.

Mais pourquoi ce rayonnement s’est-il dirigé vers cette femme plutôt que vers d’autres, puisque Jésus ne pensait pas ;i elle, et qu’il était entouré par la foule?

La raison en est bien simple. Le fluide, étant donné comme matière thérapeutique, doit atteindre le désordre organique pour le réparer; il peut être dirigé sur le mal par la volonté du guérisseur, ou attiré par le désir ardent, la confiance, en un mot la foi du malade. Par rapport au courant fluidique, le premier fait l’effet d’une pompe foulante et le second d’une pompe aspirante. Quelquefois la simultanéité des deux elléts est nécessaire, d’autres fois un seul suffit; c'est le second qui a eu lieu en cette circonstance.

Jésus avait donc raison de dire : « Votre foi vous a sauvée. » On comprend qu’ici la foi n'est pas la vertu mystique telle que certaines personnes l’entendent, niai.s une véritable fo?-ce attractive, tandis que celui qui ne l’a pas oppose au courant fluidique une force répulsive, ou tout au moins une force d’inertie qui paralyse l’action.

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