‹ La genèseChapitre 161 sur 236 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

guérie un jour de sabbat, dit au peuple : H y a six jours destinés pour travailler; venez en ces jours-là pour être guéris, et non aux jours du sabbat.

Le SeigiK'ur prenant la parole, lui dit : Hypocrites, y a-t-il (pielqu'un de vous qui ne délie pas son bœuf ou son àne île la crèche le jour du sabbat, et ne le mène boire? — Pouniuoi donc ne fallait-il pas délivrer de ses liens, en un jour de sabbat, cette fille d’Abraham que Satan avait tenue ainsi liée durant dix-huit ans?

A ces paroles, tous ses adversaires demeurèrent confus, et tout le peuple était ravi de lui voir faire tant d’actions glorieuses. (Saint Luc, ch. xiii, u. de 10 à 17.)

20. — Ce fait prouve qu’à cette époque la plupart des maladies étaient attribuées au démon, et que l’on confondait, comme aujourd’hui, les possédés avec les malades, mais en sens inverse ; c’est-à-dire qu’aujourd’hui, ceux qui ne croient pas aux mauvais Esprits confondent les obsessions avec les maladies pathologiques.

Paralytique de la piscine.

2t. — Après cela, la fête des Juifs étant arrivée, Jésus s’en alla à Jérusalem. — Or il y avait à Jérusalem la piscine des Brebis, qui s’appelle en hébreu : Bethsaida, qui avait cinq galeries, — dans lesquelles étaient couchés un grand nombre de malades, d’aveugles, de boiteux, et de ceux qui avaient les membres desséchés, qui tous attendaient que l'eau fût remuée. — Car l’ange du Seigneur, en un certain temps, descendait dans cette piscine, et en remuait l’eau ; et celui qui entrait le premier, après que l’eau avait été ainsi remuée, était guéri, quelque maladie qu’il eût.

Or il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. — Jésus l’ayant vu couché, et connaissant qu’il était malade depuis fort longtemps, lui dit : Voulez-vous être guéri? — Le malade répondit : Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine après que l’eau a été remuée; et, pendant le temps

LES MIRACLES DE L’ÉVANGILE

que je mets à y aller, un autre y descend avant moi. — Jésus lui dit : Levez-vous, emportez votre lit et marchez. — A l'instant cet homme fut guéri; et prenant son lit, il commença h marcher. Or ce jour-là était un jour de sabhat.

I.es Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri : C’est aujourd'hui le sabbat; il ne vous est |ias permis d’emporter votre lit. — Il leur répondit : Celui qui m’a guéri m’a dit : Emportez votre lit et marchez. — Ils lui demandèrent : Qui donc est cet homme qui vous a dit : Emportez votre lit et marchez? — Mais celui qui avait été guéri ue savait pas lui-mème qui il était, car Jésus s’était retiré de la foule du peuple qui était là.

Depuis, Jésus tro\tva cet homme dans le temple, et lui dit : Vous voyez que vous êtes guéri, ne péchez plus à l’avenir, de peur qu’il ne vous arrive quelque chose de pis.

Cet homme s’en alla trouver les Juifs, et leur dit que c’était Jésus qui l’avait guéri. — Et c’est pour cette raison que les Juifs persécutaient Jésus, parce cpi’il faisait ces choses-là le jour du sabbat. — Alors Jésus leur dit : Mon Père ne cesse point d’agir maintenant, et j’agis aussi incessamment. (Saint Jean, ch. V, U. de 1 à 17.)

22. — Piscine (du latin piscis, poisson) se disait, chez les Romains, des réservoirs ou viviers où l’on nourrissait des poissons. Plus tard, l’acception de ce mot fut étendue aux bassins où l’on se baignait en commun.

La piscine de Bethsaïda, à Jérusalem, était une citerne, près du Temple, alimentée par une source naturelle, dont l’eau paraît avoir eu des propriétés curatives. C’était sans doute une source intermittente, qui, à certaines époques, jaillissait avec force et remuait l’eau. Selon la croyance vulgaire, ce moment était le plus favorable aux guérisons; peut-être qu’en réalité, au moment de sa sortie, l’eau avait une propriété plus active, ou que l’agitation produite par l’eau jaillissante remuait la vase salutaire dans certaines maladies. Ces effets sont très naturels et parfaitement connus aujourd’hui ; mais alors les

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