De tous les faits qui témoignent de la puissance
LES MIRACLES DE L’ÉVANGILE 340
de Jésus, les plus nombreux sont, sans contredit, les guérisons ; il voulait prouver par là que la vi*aio puissance est celle qui fait le bien , que son but était de se rendre utile et non de satisfaire la curiosité des indifférents par des choses extraordinaires.
En soulageant la soulfrance, il s’attachait les gens par le cœur, et se faisait des prosélytes plus nombreux et plus sincères que s'ils ii’cussent été frappés que par le spectacle des yeux. Par ce moyen il se faisait aimer, tandis que s’il se fût borné à produire des effets matériels surprenants, comme en demandaient les pharisiens, la plupart n'auraient vu en lui qu'un sorcier ou un habile jongleur ([uo ks désœuvrés eussent été voir pour se distraire.
Ainsi, quand Jean-Baptiste envoie à lui ses disciples pour lui demander s'il est le Christ, il ne dit pas : « Je le suis, » car tout imposteur aurait pu en dire autant; il ne leur parle ni de prodiges ni de choses merveilleuses, mais il leur répond simplement : « Allez dire à Jean: Les aveugles voient, les malades sont guéris, les sourds entendent, l’Evangile est annoncé aux pauvres. » C'était lui dire : « Reconnaissez-moi à mes œuvres, jugez l’arbre à sou fruit, » car là est le véritable caractère de sa mission divine.
28. — C’est aussi parle bien qu'il fait que le Spiritisme prouve sa mission providentielle. Il guérit les maux physiques, mais il guérit surtout les maladies morales et ce sont là les plus grands prodiges par lesquels il s’affirme. Scs plus sincères adeptes no sont pas ceux qui n’ont été frappés que par la vue des phénomènes extraordinaires, mais ceux qui ont été touchés au cœur par la consolation ; ceux qui ont été délivrés des tortures du doute; ceux dont le courage a été relevé dans les afflictions,