CHAPITRE
(liicllo? Les groupes isolés n’étant pas à même de savoir CO qui se dit ailleurs, il était nécessaire qu’un centre rassemldàt toutes les instructions pour faire une sorte de dépouillement des voix, et porter à la connaissance de tous l’opinion de la majorité (1).
51. — Il n’est aucune science qui soit sortie de toutes pièces du cerveau d’un homme ; toutes, sans exception, sont le produit d’observations successives s’appuyant sur les observations précédentes, comme sur un point connu pour arriver à l’inconnu. C’est ainsi que les Esprits ont procédé pour le Spiritisme; c’est pourquoi leur enseignement est gradué; ils n’abordeiit les questions qu’au fur et à mesure que les principes sur lesquels elles doivent s’appuyer sont suffisamment élaborés, et que l’opinion est mûre pour se les assimiler. Il est même remarquable que toutes les fois que les centres particuliers ont voulu aborder des questions prématurées, ils n’ont obtenu que des réponses contradictoires non concluantes. Quand, au contraire, le moment favorable est venu, l’enseignement est identique sur toute la ligne, dans la presque universalité des centres.
Il y a, toutefois, entre la marche du Spiritisme et celle
ont brisé lu lion qui seul pouvait leur (loiiucr la force et la vie, (Voir Revue spirite, avril 18<I6, pages lü(ï et lit : Le Sjiirilisme sans tes Esprits; le Spiritisme indépendant.)
(1) Tel est l’objet de nos publications, qui peuvent être considél'écs comme le résultat do ce dépouillement. Toutes les opinions y sont discutées, mais les questions ne sont formulées en principes qu’après avoir reçu la consécration de tous les contréles qui, seule, peut leur donner force de loi, et permettre d’aflirmer. Voilà pourquoi nous ne ])réconisons légèrement aucune théorie, et c’est on cela que la doctrine procédant de renseignement général, n’est point le produit d’un système préconçu; c’est aussi ce qui fait sa force et assure son avenir.
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CARACTÈRES DE IA RÉVÉLATION SPIRITE
des sciences une différence capitale, c'est que celles-ci n’ont atteint le point où elles sont arrivées qu’après de longs intervalles, tandis qu’il a suffi de quelques années au Spiritisme, sinon pour atteindre le point culminant, du moins pour recueillir une somme d’observations assez grande pour constituer une doctrine. Cela tient il la multitude innombrable d’Esprits qui, par la volonté do Dieu, se sont manifestés simultanément, apportant chacun le contingent de leurs connaissances. Il en est résulté que toutes les parties de la doctrine, au lieu d’ôtrc élaborées successivement durant plusieurs siècles, l’ont été à peu pirés simultanément on quelques années, et qu’il a suffi de les grouper pour en former un tout.
Dieu a voulu qu’il en fut ainsi, d’abord pour que l’cdifice arrivât plus pi’omptement au fiiîte ; en second lieu pour que l’on pût, parla comparaison, avoir un contrôle pour ainsi dire immédiat et permanent dans l’universalité de l’enseignement, chaque partie n’ayant de valeur et à’aiUorité que par sa connexité avec l'ensemble, toutes devant s’harmoniser, trouver leur place dans le casier général, et arriver chacune en son temps.
En ne confiant pas à un seul Esprit le soin de la promulgation de la doctrine. Dieu a voulu en outre que le plus petit comme le plus grand, parmi les Esprits comme parmi les hommes, apportât sa pierre à l’édifice, afin d’établir entre eux un lien de solidarité coopérative qui a manqué à toutes les doctrines sorties d’une source unique.
D’un autre côté, chaque Esprit, de même que chaque homme, n’ajant qu'une somme limitée de connaissances, individuellement ils étaient inhabiles à traiter ex professo les innombrables questions auxquelles touche le Spiri-