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CHAPITRE XVI

du périsprit, celui-ci se purifie des éléments grossiers qui altéraient la délicatesse des perceptions ; d’où il est aisé de comprendre que l’extension de toutes les facultés suit le progrès de l’Esprit.

9. — C’est le degré de l’extension des facultés de l'Esprit qui, dans l’incarnation, le rend plus ou moins apte à concevoir les choses spirituelles. Toutefois, cette aptitude n'est pas la conséquence nécessaire du développement de l’intelligence; la science vulgaire ne la donne pas ; c’est pour cela qu’on voit des hommes d’un grand savoir aussi aveugles pour les choses spirituelles que d’autres le sont pour les choses matérielles; ils y sont réfractaires, parce qu’ils ne les comprennent pas ; cela tient à ce que leur progrès ne s’est pas encore accompli dans ce sens, tandis qu’on voit des personnes d’une f instruction et d’une intelligence vulgaires les saisir avec la plus grande facilité, ce qui prouve qu’elles en avaient l’intuition préalable. C’est chez elles un souvenir rétrospectif de ce qu’elles ont vu et su, soit dans Terraticité, soit dans leurs existences antérieures, comme d’autres ont l’intuition des langues et des sciences qu’elles ont possédées.

10. — La faculté de changer son point de vue et de le prendre d’en haut ne donne pas seulement la solution du problème de la prescience; c’est en outre la clef de la vraie foi, de la foi solide ; c’est aussi le plus puissant élément de force et de résignation, car, de là, la vie terrestre apparaissant comme un ‘point dans l’immensité, on comprend le pou de valeur des choses qui, vues d’en bas, paraissent si importantes; les incidents, les misères, les vanités de la vie s’amoindrissent à mesure que se déroule l’immense et splendide horizon de l’avenir. Celui qui voit ainsi les choses de ce monde n’est que peu ou point atteint

THÉORIB DE LA PRESCIENCE

par les vicissitudes, et, par cela môme, il est aussi heureux qu’on peut l’être ici-bas. Il faut donc plaindre ceux qui concentrent leurs pensées dans l’étroite sphère terrestre, parce qu’ils ressentent, dans toute sa force, le contre-coup de toutes les tribulations, qui, comme autant d’aiguillons, les harcèlent sans cesse.

11. — Quant à l'avenir du Spiritisme, les Esprits, comme on le sait, sont unanimes pour en affirmer le triomphe- prochain, malgré les entraves qu’on lui oppose; cette prévision leur est facile, d’abord, parce que sa propagation est leur œuvre personnelle ; concourant au mouvement ou le dirigeant, ils savent, par conséquent, ce qu’ils doivent faire ; en second lieu, il leur suffit d’embrasser une période de courte durée, et, dans cette période, ils voient sur sa route les puissants auxiliaires que Dieu lui suscite, et qui ne tarderont Jpas à se manifester.

Sans être Esprits désincarnés, que les Spirites se portent seulement à trente ans en avant, au milieu de la génération qui s’élève; que, de là, ils considèrent ce qui se passe aujourd’hui; qu’ils en suivent la filière, et ils verront se consumer en vains efforts ceux qui se* croient appelés à le renverser ; ils les verront peu à peu disparaître de la scène, à côte de l’arbre qui grandit et dont les racines s’étendent chaque jour davantage.

12. Les événements vulgaires de la vie privée sont, le plus souvent, la conséquence de la manière d’agir de chacun; tel réussira suivant ses capacités, son savoirfaire, sa persévérance, sa prudence et son énergie, où un autre échouera par son insuffisance ; de sorte qu’on peut dire que chacun est l’artisan de son propre avenir, lequel n’est jamais soumis à une aveugle fatalité indépendante

de sa personne. Connaissant le caractère d’un individu, ^

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