CHAPITRE III - LE BIEN ET LE MAL
besoin do dominer: pour cela, il lui faut encore détruire. Mais à mesure que le sens moral prend le dessus, la sensibilité se développe, le besoin de la destruction diminue ; il finit mémo par s’effacer et par devenir odieux : l’homme a horreur du sang.
Cependant la lutte est toujours nécessaire au développement de l’Esprit, car même arrivé à ce point qui nous semble culminant, il est loin d’étre parfait; ce n’est qu’au prix de son activité qu’il acquiert des connaissances, de l’expérience, et qu’il se dépouille des derniers vestiges de l’animalité ; mais alors la lutte, de sanglante et brutale qu’elle était, devient purement intellectuelle ; l’homme lutte contre les difficultés et non plus contre ses semblables (1).
H) Cetto (|ueslion se rattache à c,olle , non moins grave, des rapports de l'animalité et de l’humanité, qui sera traitée nltérieurenient. Nous avons Seiilemetit voulu démontrer, par cette exj)!!calion, que la destruction des êtres vivants les uns par les autres n’inlirme eu rien la sagesse divine, et que tout s’enchaîne dans les lois lie la nature. Cet enchaînement est nécessairement rompu si l’on fait abstraction du principe s|iirituel; c’est pour<|uoi tant de questions sont insolubles si l'on ne considère que la matière.