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CHAPITRE y

Mais tnr quoi était posée la terre? Il serait inutile de rapporter toutes les suppositions ridicules enfantées par l’imagination, depuis celle des Indiens qui la disaient portée par quatre éléphants blancs, et ceux-ci sur les ailes d’un immense vautour. Les plus sages avouaient qu’ils n’en savaient rien.

9. — Cependant une opinion généralement répàndue dans les théogonies païennes plaçait dans les lieux bas^ autrement dit dans les profondeurs de la terre, ou audessous, on ne savait trop, le séjour des réprouvés, appelé erifers, c’est-à-dire Itetix inférieurs, et dans les lieuxhauts, pîr delà la région des étoiles, le séjour des bienheureux. Le mot enfer s’est conservé jusqu’à nos jours, quoiqu’il ait perdu sa signification étymologi<iue depuis que la géologie a délogé le lieu des supplices éternels des entrailles de la terre, et que l’astronomie a démontré qu'il n’y a ni haut ni bas dans l’espace infini.

10. — Sous le ciel pur de la Chaldée, de l’Inde et de l’Egypte, berceau des plus antiques civilisations, on put ob.«erver le mouvement des astres avec autant de précision que le permettait l’absence d’instruments spéciaux. On vit d’abord que certaines étoiles avaient un mouvement propre indépendant de la masse, ce qui ne permettait i>as de supposer qu’elles fussent attachées à la voûte ; on les appela étoiles errantes ou planètes pour les distinguer des étoiles fixes. On calcula leurs mouvements et leurs retours périodiques.

Dans le mouvement diurne de la sphère étoilée, on remarqua l’immobilité de l’étoile polaire, autour de laquelle les autres décrivaient, en vingt-quatre heures, des cercles obliques parallèles plus ou moins grands selon leur éloignement de l’étoile centrale ; ce fut le premier pas vers

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