SYSTÈMES DU MONDE ANCIEN ET MODERNE
la connaissance de l’obliquité de l’axe du monde. De plus longs voyages permirent d’observer la difierence d’aspect du ciel selon les latitudes et les saisons ; l’élévation "de l’étoile polaire au-dessus de l’horizon variant avec la latitude, mit sur la voie de la rondeur de la terre^ c’est ainsi que peu à peu on se fit une idée plus juste du système du monde.
Vers l’an 600 avant J.-C., Thaïes, de ^lillet (Asie- Mineure) connut la sphéricité de la terre, l’obliquité de l’écliptique et la cause des éclipses.
Un siècle plus tard, Pijthngore (de Samos) 'découvre le mouvement diurne de la terre sur son axe, son mouvc 7 ment annuel autour du soleil, et rattache les planètes et les comètes au système solaire.
160 ans avant J.-C. , Hipparque, d’Alexandrie (Egypte) invente l’astrolabe, calcule et prédit les éclipses, observe les taches du soleil, détermine l’année tropique, la durée des révolutions de la lune.
Quelque précieuses que fussent ces découvertes pour le progrès de la science, elles furent près do 2,000 ans à se populariser. Les idées nouvelles n’ayant alors pour se propager qiie de rares manuscrits, restaient le partage de quelques philosophes qui les enseignaient à des disciples privilégiés ; les masses, qu’on ne songeait guère à éclairer, n’en profitaient nullement et continuaient à se nourrir des vieilles croyances,
II. — Vers l’an 140 de l’ère chétienne, Ptolémée, un des hommes les plus illustres de l’école d’Alexandrie, combinant ses propres idées avec les croyances vulgaires et quelques - unes des plus récentes découvertes astronomiques , composa un système qu’on peut appeler mixte, qui porte son nom, et qui, pendant près de