‹ La genèseChapitre 56 sur 236 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Or, de même qu’il n'y a qu’une seule subsUnce simple, primitive, génératrice de tous les corps, mais diversifiée dans ses combinaisons, de même toutes ces forces dépendent d’une loi universelle diversifiée dans ses effets, que l’on trouve à leur origine, et ([ui dans les décrets éternels a été souverainement imposée fi la création pour en constituer l’harmonio et la süibilité permanentes.

11. — La nature n’est jamais opposée à elle-même. Le blason de l’univers n’a qu’une devise : En remon-

tant l’éclielle des mondes, on trouve Vu7nté d’harmonie et de création, en même temps qu’une variété infinie dans cet immense parterre d’étoiles ; en parcourant les degrés de la vie, depuis le dernier des êtres jusqu’à Dieu, la grande loi de continuité se fait reconnaître; en considérant les forces en elles-mêmes, on peut en former une série dont la résultante, se confondant avec la génératrice, est la loi universelle.

Vous ne sauriez apprécier cette loi dans toute son étendue, puisque les forces qui la représentent dans le champ de vos observations sont restreintes et limitées ; cependant la gravitation et l’électricité peuvent être regardées comme une large application de la loi primordiale qui règne par delà les deux.

Toutes ces forces sont éternelles, — nous expliquerons ce mot, — et universelles comme la création ; étant in-

sout airtîcté» (les organisiiK!» spéciaux? La vue somiiambuli(iue, (|ui ii’est arrêtée ni par la distance, ni par les obstacles matériels, ni par l’ol-s'-nrité . nous en oll're un exemple. Supposons que, dans un iiivJii,.,! quelconque, les êtres soient normulemmt ce que nos somnambules ne sont qu’exceptiotinellenient, ils n’auront besoin ni de notre lumière, ni de nos yeux, et pourtant ils verront ce que nous ne pouvons voir. Il en est de même de toutes les autres sensations. Les conditions de vitabilité et de perceptibilité, les sensations et les besoins, varient selon les milieux.

URÂNOGR\PHIE GÉNÉRALE

hérentes au fluide cosmique, elles agissent nécessairement en tout et partout, modiflant leur action par leur sumultanéité ou leur succession; prédominant ici, s’effaçant plus loin; puissantes et actives en certains points, latentes ou secrètes en d’autres; mais flnalement préparant, dirigeant, conservant et détruisant les mondes dans leurs diverses périodes de vie, gouvernant les travaux merveilleux de la nature en quelque point qu’ils s’exécutent, assurant à jamais l’éternelle splendeur de la création.

I,A r.RÉATfO.N l'RKMIÈRE.

12. — Après avoir considéré l'univers sous les points de vue généraux de sa composition, de ses lois et de ses propriétés, nous pouvons porter nos études sur le mode de formation qui donna le jour aux mondes et aux êtres ; nous descendrons ensuite à la création de la terre en particulier, et à son état actuel dans l’universalité des choses, et de là, prenant ce globe pour point de départ et pour unité relative, nous procéderons à nos études planétaires et sidérales.

13. — Si nous avons bien compris le rapport, ou plutôt l’opposition de l’éternité avec le temps, si nous nous sommes familiarisés avec cette idée que le temps n’est qu’une mesure relative de la succession des choses transitoires, tandis que l’éternité est essentiellement une, immobile et permanente, et qu’elle n’est susceptible d’aucune mesure au point de vue de la durée, nous comprenons que pour elle il n’ 3 ^ a ni commencement ni fin.

D’un autre côté, si nous nûus faisons une juste idée, —

Page 1