CHAPITRE VU
d’une grosseur proportionnée, des lycopodos (pied de loup ; genre de mousse) de môme taille ; des prêles (1) de quatre à cinq mètres qui en ont à peine un aujourd’hui. Sur la fin de la période commencent à paraître quelques arbres du genre conifère ou pins.
24. — Par suite du déplacement des eaux, les terrains ■qui produisaient ces masses de végétaux furent à plusieurs reprises submergés, recouverts de nouveaux sédiments terreux, pendant que ceux qui étaient mis à sec se paraient à leur tour d’une semblable végétation. Il y eut ainsi plusieurs générations de végétaux alternativement anéanties et renouvelées. Il n’en fut pas de même des animaux qui, étant tous aquatiques, ne pouvaient souffrir de ces alternatives.
Ces débris, accumulés pendant une longue série do siècles, formèrent des couches d’une grande épaisseur. Sous l’action do la chaleur, de l’humidité, de la pression exercée par les dépôts terreux postérieurs, et sans doute aussi de divers agents chimiques, des gaz, des acides et des sels produits de la combinaison des éléments primitifs, ces matières végétales subirent une fermentation qui les convertit en houille ou charbon de terre. Les mines de houille sont donc le produit direct de la décomposition des amas de végétaux accumulés pendant la période do .transition ; c’est pour cela qu’on en trouve à peu près dans toutes les contrées (2).