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Les restes fossiles de la végétation puissante de

(1) Plante marécageuse, vulgairement appelée queue de cheval.

(2) La tourbe s’est formée de la mémo manière, par la décomposition d’amas de végétaux, dans des terrains marécageux ; mais avec cette différence qu’étant beaucoup plus récente, et sans doute dans d’autres conditions, elle u’a pas eu le temps de se carboniser.

ESQUISSE GÉOLOGIQUE DE LA TERRE Ki7

cette époque se trouvant aujourd’hui sous les glaces des terres polaires aussi bien que dans la zone torride, il en faut conclure que, puisque la végétation était uniforme, la température devait l’étre également. Les pôles n’étaient donc pas couverts de glaces comme maintenant. C’est qu’aiors la terre tirait sa chaleur d’elle-même, du feu central qui échauffait d’une manière égale toute la couche solide encore peu épaisse. Cette chaleur était bien supérieure à celle que pouvaient donner les ra;>’ons solaires, affaiblis d’ailleurs par la densité de l’atmosphère. Plus tard seulement, lorsque la chaleur centrale ne put exercer sur la surface extérieure du globe qu’une action faible ou nulle, celle du soleil devint prépondérante, et les régions polaires ne recevant que des rayons obliques donnant très peu de chaleur, se couvrirent de glace. On comprend qu’à l’époque dont nous parlons, et encore longtemps après, la glace était inconnue sur la terre.

Cette période a dû être très longue, à en juger par le nombre et l’épaisseur des couches houillères (1).

l'éUIODE SECONDAIRE.

26. — Avec la période de transition disparaissent la végétation colossale et les animaux qui caractérisaient cette époque, soit que les conditions atmosphériques ne

(1) Dans la baie de Fundy (Nouvelle-Ecosse), M. Lyell a trouvé, sur une épaisseur de houille de 400 mètres, 68 niveaux dilTércnls, présentant les traces évidentes do plusieurs sols de forêts dont Les troncs d’arbres étaie'it encore garnis de leurs racines. (L. Figuier.)

En ne supposant que mille ans pour la formation de chacun de ces niveaux, ce serait déjà 68,000 ans pour cette seule couche houillère.

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