PÉRIODE DII.UVIE.VNE
41. — Cette période est marquée par un des plus grands cataclysmes qui ont bouleversé le globe, changé encore une fols l’aspect do la surface et détruit sans retour une foule d’espèces vivantes dont on ne retrouve que les débris. Partout il a laissé des traces qui attestent sa généralité. Les eaux, violemment chassées de leur lit, ont envahi les continents, entraînant avec elles les terres et les rochers, dénudant les montagnes, déracinant les forêts séculaires. Les nouveaux dépôts qu’elles ont formés sont désignés en géologie sous le nom de terrains diluviens.
42. — Une des traces les plus significatives de ce grand désastre, ce sont les rocs appelés blocs erratiques. On nomme ainsi des rochers de granit que l’on trouve isolés dans les plaines, reposant sur des terrains tertiaires et au milieu des terrains diluviens, quelquefois à plusieurs centaines de lieues des montagnes dont ils ont été arrachés. Il est évident qu’ils n’ont pu être transportés à d’aussi
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