CHAPITRE VII
PÉRIODE rOST - DILUVIENNE OU ACTUELLE. — NAISSANCE DE L'HOMUE.
47. — L’équilibre une fois rétabli à la surface du globe, la vie animale et végétale a promptement repris son cours. Le sol raffermi avait pris une assiette plus stable; l’air plus épuré convenait à des organes plus délicats. Le soleil, qui brillait de tout son éclat à travers une atmosphère limpide, répandait, avec la lumière, une chaleur moins suffocante et plus vivifiante que celle de la fournaise intérieure. La terre se peuplait d’animaux moins farouches et plus sociables ; les végétaux plus succulents offraient une alimentation moins grossière ; tout, enfin, était préparé sur la terre pour le nouvel hôte qui devait l’habiter. C’est alors que parut thomme, le dernier être de la création, celui dont l’intelligence devait désormais concourir au progrès général, tout en progressant lui-méme.
48. — L’homme n’existe-t-il réellement sur la terre que depuis la période diluvienne, ou bien a-t-il paru avant cette époque ? Cette question est très controversée aujourd’hui, mais sa solution, quelle qu'elle soit, n’a qu’une importance secondaire, car elle ne changerait rien à l’ensemble des faits établis.
Ce qui avait fait penser que l’apparition des hommes est postérieure au déluge, c'est qu’on n’avait trouvé aucune trace authentique de son existence pendant la période antérieure. Les ossements découverts en divers lieux, et qui ont fait croire à l’existence d’une prétendue race de géants antédiluviens, ont été reconnus pour être des ossements d’éléphants.
Ce qui n’est pas douteux, c’est que l’homme n'existait ni dans la période primaire, ni dans celle de transition, ni dans la période secondaire, non-seulement parce qu’on n’en trouve aucune trace, mais parce que les conditions do vitabilité u’oxistaient pas pour lui. S’il a paru dans la période tertiaire, ce ne peut être que vers la fin, et encore devait-il être pou multiplié; autrement, puisqu’on trouve les vestiges les plus délicats d’un si grand nombre d’animaux qui ont vécu à cette époque, on ne comprendrait pas que les hommes n'eussent laissé aucun indice de leur présence, soit par les débris du corps, soit par des travaux quelconques.
Du reste, la période diluvienne, aj'ant été courte, u’a pas apporté de notables changements dans les conditions climatériques et atmosphériques; les animaux et les végétaux étaient aussi les mômes avant qu’aprés; il n’;>' a donc pas une impossibilité matérielle à ce que l’apparition de l’homme ait précédé ce grand cataclysme; la présence du singe à cet'e époque ajoute à la probabilité du fait, que de récentes découvertes paraissent confirmer (1).
Quoi qu’il en soit, que l’homme ait paru ou non avant le grand déluge universel, il est certain que son rôle humanitaire n’a réellement commencé à se dessiner que dans la période postdiluvienne; on peut donc la consi-s dérer comme caractérisée par sa présence.
(!) Voir les travaux de M. Uonclicr de Pcrllies.
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