CHAPITRE X
{paniques, a pu décomposer les corps organiques, mais n’est jamais parvenue ù reconstituer môme une feuille morte, prouve évidente qu'il y a dans ccux-ci quelque chose qui n’existe pas dans les antres.
17. — Le principe vital est-il quelque chose de distinct, ayant une existence propre ? Ou bien, pour rentrer dans le système de l’unité de l’élément générateur, n’estce qu'un état particulier, une des modification.? du fluide cosmique universel qui devient principe de vie, comme il devient lumière, feu, chaleur, électricité? C’estdans ce dernier sens que la question est ré.solue par les communications rapportées ci-dessus. (Chap. VI, Urnnographie gvnémle).
Mais, quelle que soit l’opinion que l’on se fasse sur la nature du principe vital, il existe, puisqu’on en voit les etfets. On peut donc admettre logiquement qu’en se formant, les êtres organiques se sont assimilé le principe vital qui était nécessaire à leur destination ; ou, si l’on veut, que ce principe s’est développé dans chaque individu par l’effet même de la combinaison des éléments, comme on voit, sous l’empire de certaines circonstances, se développer la chaleur, la lumière et l’électricité.
18. — L’oxygène, l’hydrogène, l’azote et le carbone, en se combinant sans le principe vital, n’eussent formé qu’un minéral ou corps inorganique; le principe vital, modifiant la constitution moléculaire do ce corps, lui donne des propriétés spéciales. Au lieu d’une molécule minérale, on a une molécule de matière organique.
L’activité du principe vital est entretenue pendant la vie par l'action du jeu des organes, comme la chaleur par le mouvement de rotation d’une roue ; que cette action cesse parla mort, le principe vital s’ éteint ,
CE.NÈSE ORGAMQIIE
offirae la chaleur, quand la roue cesse de tourner. Mai Vplft-i produit sur l’état moléculaire du corps par le principe vital sul'si.sto après l'extinction do ce principe, comme la carbonisation du bois persiste après l'extinction de la chaleur et la cessation du mouvement de la roue. Dans l’analyse des corps organiques, la chimie retrouve bien les éléments constituants: oxygène, hydrogène, azote et carbone, mais elle ne peut les reconstituer, parce que la cause n’existant plus, elle ne peut reproduire \' effet, tandis qu’elle peut reconstituer une pierre.
19. — Nous avons pris pour comparaison la chaleur développée par le mouvement d’une roue, parce que c’est un effet vulgaire, connu de tout le monde, et plus facile à comprendre; mais il eût été plus exact de dire que, dans la combinaison des éléments pour former les corps organiques, il se développe de Y électricité. Les corps organiques seraient ainsi de véritables piles électriqves qui , fonctionnent tant que les éléments de ces piles sont dans les conditions voulues pour produire l’électricité : c’est la vie ; qui s’arrêtent quand cessent ces conditions : c’est la mort. D’après cela, le principe vital ne serait autre que l’espèce particulière d’électr.'cité désignée sous le nom àlélectricité animale, dégagée pendant la vie par l’action , des organes, et dont la production est arrêtée à la mort par la cessation de cette action. t ■
GÈNÉIIATION Sl’ONTAXÉE.
20. — On se demande naturellement pourquoi il ne se forme plus d’êtres vivants dans les mêmes conditions que les premiers qui ont paru sur la terre.