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406 lA GESTÈSE DE L'HUMANITÉ.

jtioe, 4tak. réservé aax i^ndils et aux InabiMes, qm sente aTaîent le droit d'mvoquer le Diea eupréoie, sansse a^rvîr des dieux intermédiaires.

Certains Indianistes sautiennent que Brahma n'a jamais eu d*aiite1s, que tout au nK)!ns on n'en trouverait aucune trace dans ri9de. Nous avons eatendu nous-môme émettre cette opinion au collège de France. C'est là une de ces nombreuses erreurs ijui n'auraieJiit ppiat cours dans Ja sdleoce, h la civilisation iQdoue étaU éMidiée chez eUe. Bràhxm possède encore un culte spécialement organisé eo son boooepr à Djaggemait et h Ghelambrum^ Nous avons assisté noas-m^ine aux diffé* . rçntes cérémonies qui ^'«tcoomplissent èu son bonoeor, et qui toutes ont rapport mx mystères de la créaiion imiyeraeUe. Nous ne répondrions point que ce oilte k^eadaire» sur lequel nous donnerons bientôt quelques détails, ne se soit point conservé également dans d'autres pagodes .

Ce qu'il y a de certain, d'indiscutable, c'est que les mystères de ce culte ne devaient pas être révélés au vulgaire.

Liorsque le Sr^bmaima, chefsoprême religieux, consacrait 9t nscevait nn initié, il lui adressait les pe^oles suivantes :

« Souviens-toi, mon ûls^ qu*il n'y a qu'un seul Dieu, maître souverain et principe de toutes choses, et que tout brahme doit Padorer en secret. Mais sache aussi que c'est un mystère qui ne doit jamais être révélé au stupide vulgaire ; si tu le &isais, il t'arriverait de grands malheurs. »

Nous lisons également dans Vrihaspathi :

« Le mystère de la triade — Brahma, Vichnou, Siva — connu seulement des initiés dans l'Inde ancienne, ne pouvait êbre révélé au vulgaire sous peine de mort. »

(VWHASPATl.)

TRADITIOtïS INDOUES ET GHAI^DjÉjËNNES. 407

paos le fjoSm ^^; JAmw i^

« La sainte syllabe primitive^ composée de trois lettres, aum^ dans laquelle la triade védique Brafama, Vichaou^ Siv^ est comprise^ doit être gardée secrète comme un autre triple Véda. Celui qui connaît la valeur mystique de cette syllabe connaît le Yéda. »

On sait que le Véda, résumé de toutes les sciences divines et humaines, se résume lui-même dans ce seul mot auf^^ qui est à lui seul unité et trinité, union de tous les êtres dans le germe primitif, image du grand tout et symbole de la prière universelle. En prononçant le monosyHabè sacré^ le fidèle fait une invocation à toutes les forces de la nature.

6'e8t ce qui a fait penser que Zyaus, Yèlre universel , 6wayaiid)h0ttva, l'être existant par lui-même, Mahasarva, le grand tout^ Brabma en un mot^ n'avait pas de culte ex(érieur.

La trinité:

Nara, je pè^, Mari, 1^ mère, Viradj, le fils^

est la trinit^ iQitia)ei celle qui crée, qui Céeonde, ceUe qui n^^t à Taurpr^ d# r^vpil (h Zyaus; elle est symbolisée dans 1^ pajUire pap la jtrii^ilé ifi^ élémaats i

Agoi, Vaya, Spurya,

le feu, Pair, la lumière.

La trinité créatrice disparaît après rj^qcqmpIi^siHppl de son œuvre ef; fait place alors à )a tjrinité CQnservfiùricÇf q(|i doit conduire tout ce ^ui existe jifsqi^'à |a ni|i( 4e ^way^ipir

bbouva, pendant laquelle la nature tombe dans le pralaya, c'est-à-dire la dissolution.

Cette trinité, manifestée d'une manière plus directe, reçoit le nom de

Brahma,

Vichnou,

Siva.

Brahma représente la puissance créatrice de TÊtre suprême,

Vichnou, la puissance conservatrice,

Et Siva, la puissance transformatrice.

Dans ce dernier état du s;ystëme trinitaire, Brahma continue à recevoir un culte mystique inconnu de la foule.

Vichnou, qui conserve la nature entière, qui préside aux mouvements des astres et dirige les lois universelles, était aa« trefois le dieu des castes royales.

Et Siva, qui préside aux transformations qui naissent de la destruction, recevait les hommages des commerçants^ agriculteurs et artisans.

Les temples de ce dernier dieu ne désemplissaient pas de fidèles. Ses autels regorgeaient d'offrandes, et cela se conçoit, Siva présidant aux transformations des êtres, et pouvant les abréger à son gré pour ses serviteurs, c'était à qui, dans les castes inférieures, se rendrait le dieu le plus favorable par des prières et des présents, afin de franchir au prochain décès plusieurs séries de transmigrations, et de renaître dans une classe plus élevée.

Les pundits, les brahmes, les anachorètes, dwidjas, sovayassis, fakirs, pandarous et mendiants^ lui rendaient aussi leurs devoirs ; car, arrivés au sommet des transmigrations et près d'aller s'absorber dans le sein de Brahma, il ne fallait pas qu'une vengeance du dieu leur défendit l'entrée du swarga (ciel), et les rejetât dans un ordre inférieur.

Chaque dieu de la trinité :

Brahma,

Vichnou,

Siva,

possède en lui la double nature mâle et femelle, sans laquelle il ne pourrait rien produire, et de là naît la trinité femelle :

Bahvany ou Brahmy ou Nari,

Lakmy,

Sakty ou Parvady.

Dans Tunité, la trinité mâle est représentée par Brahma on Nara, et la trinité femelle par Nari.

Brahma et Nari finissent par se confondre dans Zyaus.

Pour la conduite des dieux, demi-dieux, dévas, esprits, hommes et êtres inférieurs qui allaient naître, l'Être suprême exprima des trois substances divines : le feu^ Vaîr, la lumière^ le Véda immortel^ qui est la parole céleste révélée aux créatures.

La trinité s'adjoint alors dans son œuvre douze grands dieux qui président aux planètes, aux éléments et à l'universalité des mondes, et à qui chaque signe du zodiaque esi dédié. Dans les divisions du temps, ils président aux moi5 correspondant aux signes. Ce sont :

Indra Coumbha, le Verseau. .... Janvier.

Agni Minas, les Poissons Février.

Varouna .... Meeha, le Bélier Mars.

Yama Vricha, le Taureau Avril.

Pavana Mithouna, le Couple Mai.

Sourya Carcataca, TÉcrevisse Juin.,

Soma Sinha, le Lion Juillet.

Cartikeia. . . . Kanya, la Vierge Août.

Couvera .... Toula, la Balance Septembre.

Cama Vristchica, le Scbrpîoii. . . . OcttArël-

Ganesa Dhanous, le Sagittaire Novembre.

Pouléar Macara, le Moosti» marin.. Déœmbre.

Ces dieox à leur tour se domient dÎBS déliés, dévas* anges, archanges^ aéra^rins, dont la numération dëvienk imposBîMe, puistpie les brahmes dtf culte vulgaire odt pu se vanter d^avoir dans leur swarga plus de trois cenls milUons' d'esprits supérieurs. A chaque étoile fut attaché un génie particulier« jouissant d'une certaine liberté^ qui fut bon ou mauvais suivant ses instincts. De là Tinfluence heureuse ou malheureuse des astres stif la ilâisisan&e et làT ihort des huhiaibë dont fe' sot( futhr dépend du signe du zodiaque et de Tétoile sous lesquels ils viennent au monde.

tous ces dieux et esprits supérieurs, bbnS on niduvàis, sont soumis, comme l'homme, (}ùi n'est qu'uil esprit plus inférieur, à la tratismîgration ; ils doivent' progressivement s'élève!^ jus-* qu'à Brahma pair Ik pratique dU bien, et finir {idir's'âbsbriier dans son sein. Aussi les brahmes considèrent-ils toutes cëà catégories de dieui^, d'anges et d'esprits céleste^, dod coihme des réalités personnelles, mais cothhiedés fbnction^ [iar lesquelles dbivent' passer totit'es les créatui'es aVatit de s'élever jusqu'à \i grande âme.

Un savant pundit nous àiaût linjbur :

a Tout dèscend'deBràhma; et' tout rèlbùrne à lui, lu! seul est Dieu, malbrè souverain, sagesse supt^mé, centre de tUutes les lois auxquelles obéissent tous les cort)Si il n'y a'paà dtl insecte, pas' lin grain de poussière qui de soient soumis à là loi de transmiglrtatîon progressive. » Tout le système indon d'est qu'un panthéisme affectant Un darattère spîritualiste et naturaliste en moine temps, esprit et matière se perfectionnent parallèlement, et finissent par s'absorber dani^le grand Ibuti sans que l^esprit peitle son individualité*

TRADITIONS INDOUES ET CBÂLDËENNES. Ui

i Ce cpme^ Fàme a acqqis « dit Golknica, elle ne peut plas le perdre^ précisément parce qu'elle Ta acqins; tien n'est faiit pour ranéantisseinent f ¥M coocoiut à^ la vie v à l'iofiiû , à l!étemité. »

Signalong tt^ passant une grosse^^emmrd» Técole modefûe, que nous discuterons plus longuement dus la troisième partie de cet ouvrage , erreur quia fait accuser non-seulement les Indtous^ mais encore lès Égyptiens etplusieurâ auti'es peuples de-Vantiiquité; de polythéisme.

L'expression de Dieu — déva — n'a pas cbé2 les fndous le sens que nous vodbns bien* lui donner.

Tous les dieux^ demi-dieux, dévas, anges, assouras, nagas, soupamas; séraphins des demeures célestes « etc.. , ne sont à des degrés différents que des esprits en voie de transformation et de perfectionnement ; ils servent d'intermédiaires entre les hommes et la divinité, parce qu'ils sont plus près d'elle,, mais ne sont pas dieux euio-mémed^

Le catholicisme, avec tous ses dévas, adges ou deiûiMMeas^ étemels, est beaucoup plus polythéiste que' le brahmaniâne;'

Malgré tous ce» esprits intermédiaires dont ils peuvent se: servir^ les trois dieux trinitaires

Brahma; Vichnou, Siva,

viennent se manifester d^une manière visibiedans l'univers, chaque fois^qu'ils jugentleur présence utile pour le: bien- de la création,

Brahma apparaît souvent^, environné de lumière >aut ana-* chorètes, c'est ainsi qu'il parla au richi Vatsa dans on boisson enflammé,, mais ne revét|amais la forme mortelle^

Yicbnou au oontraire s'incarne- dans le sein d'une vierge

m LA GENÈSE DE L'HUMANITÉ.

mortelle, et vient accomplir toute uoe vie humaine sur la terre.

Siva ne prête son assistance qu'accidentellement à Thumanité et pour cela revêt les formes les plus diverses.

Les deux peuplés, la création se continue , la vie apparaît dans l'univers par l'union des particules matérielles et intellectuelles déposées dans l'eau; de ces germes naissent les plantes, et des plantes les animaux.

« L'eau s'élève vers le soleil en vapeur, du soleil elle descend en pluie, de la pluie naissent les végétaux, et de ces végétaux les créatures. »

(Manou, liv. III, sloca 76.)

« Chacun de ces êtres acquiert la qualité de celui qui le précède, de sorte que plus un être est éloigné dans la série , plus

il a de qualités. »

(Mànou, liv. I^, sloca 20.)

L'apparition de l'homme, dans les vieilles traditions indoues, est saluée par les légendes et les chants les plus poétiques^ nous donnerons quelques-uns de ces morceaux lorsque, sortant de l'exposé général, nous comparerons par le détail quelques points importants de Vindianisme et du prétendu sémitisme.

Le lecteur a déjà compris qu'après avoir établi rapidement l'ensemble des grandes traditions de l'Inde, nous en suivrions le rayonnement par la Ghaldée et l'Egypte jusqu'aux pays dits sémitiques.

Ainsi la théologie orthodoxe des brahmes reconnaît que les plantes sont sorties des eaux, que la vie de la plante est deve« nue vie animale, et que le sommet de toutes ces transformations, de tous ces produits de silectiom naturelles et progrès-sives^ est l'homme actuel.

Ainsi Brahma ne crée que par des causes secondes, et comme il est l'ensemble de tous les êtres, les lois auxquelles obéissent

toutes ces modifications, sont les lois de sa propre existence. Notre corps n*est qu'un composé de milliards d'animalcules ayant leurs rôles et leur fonctions spéciales et différentes , ils n'en arrivent pas moins à former un tout qui pense, agit, existe, il y a un centre qui commande à l'ensemble. Cette image donne l'idée la plus exacte de la conception indoue sur l'Être suprême, dont tout concourt à l'existence. Il est le centre de tout ce qui vit, tout ce qui vit se rattache à lui.

L'homme, sous la double nature mâle et femelle, jurait fait son apparition première dans les jardins embaumés de Tile de Geylan.

La légende appelle les deux nouveaux êtres Adbima et Héva.

Adhima signifie en sanscrit le premier Tiomme;

Héva signifie, dans la même langue^ k compliment de la vie.

C'est ainsi que la terre fut peuplée.

La tradition de la faute originelle existe dans l'Inde , mais elle est d'invention sacerdotale postérieure aux Védas et à Manou, et date de l'établissement incontesté de la puissance religieuse des brahmes, environ douze mille ans avant notre ère.

Le déluge, dont nous comparerons les traditions indoues, chaldéennes et judaïques , n'est admis par les Livres sacrés, et par lespundits anciens, qu'à titre partiel. Les Védasi et Manou, qui renferment la parole deBrahma révélée, échappèrent au cataclysikne qui, d'après les calculs astronomiques des brahmes, remonterait à plus de trente mille ans.

D'abord pastorale et agricole, dirigée par l'autorité des pè- ' res de famille et des anciens, la société indoue en se civilisant tomba sous la domination du prêtre , qui n'eut rien de plus pressé, pour assurer son pouvoir, que d'immobiliser, au nom de l'Être suprême dont il se prétendait le représentant, les inégalités sociales que les différences d'intelligence, d'aptitude

et de travail^ et souvent le hasard créent fatalenotent dans toute agglomération d'hommes.

Rangé dans une des quatre castes suivantes, nul ne put en sortir.

Les brahmes, prêtres, maîtres et seigneurs de la terre ;

Les xchatrias, rois et chefs sous Tautorité des brahmes;

Les vaysias, marchands et cultivateurs;

Les.soudras, esclaves des autres castes;

Les parias se formèrent des criminels chassés des autres

castes.

Après leur mort, les brahmes qui ont vécu suivant le Véda vont s'absorber dans le sein de Brahma.

Les xchatrias dans la môme condition renaissent brahmes; les vaysias renaissent xchatrias ;

Les soudras deviennent vaysias;

Et les parias, avant de reconquérir la dignité humaine, son obligés de supporter de nouveau mille et mille transmigrations dans les corps des animaux les plus infects et les plus malfaisants;

Brahmes, xchatrias, vaysias et soudras, au lieu de s'élever, s'ils ont commis une somme de mauvaises actions dépassant celles des bonnes, peuvent redescendre eux aussi aux transmigrations les plus infimes.

Tel est le résumé rapide des conceptions théologiques, cesmogoniques des Indous, que nous avons longuement exposées dans les études indianistes que nous avons déjà publiées.

Nous ferons bientôt sortir de ce cadre les questions les plus importantes que nous étudierons dans leurs détails et nous démrt)ntrerons, jusqu'à l'évidence, que sémitisme et touranismô ne sont que des mots vides de sens, des subtilités d'école, et qu'il serait temps de faire de la véritable science, sans extraire de son cerveau des civilisations et des peuples qui n'ont jamais existé. L'un invente les Accades avec une expression de

TRAllTIONS INDOUES ET GHALDÉENNES. 115

la Bible ; un autre, les Sumériens pour expliquer la civilisation chaldéo-babyloûienne par des peuples de race toura*- Dîenne.

Un troisième arrive et leur dit :

« Citez, je vous prie, un seul nom de montagne^ de fleuve ox de ville qui soit dû à cette langue singulière que vous appeler touranienne...

« L'existence même d'une nation touranienne (accade-sumérienne-kasdoscythique ou kasdéenne) sur le bas Euphrate, renverse les notions les plus saines que l'ethnographie, aidée de Thistoire et de la géographie, a fournies jusqu'à présent sur l'ancienne population de cette contrée... i»

Ne sommes-nous pas en droit de dire que si les sciences exactes sont sorties du rêve, ont trouvé leur méthode, les sciences historiques et ethnographiques en sont encore aux finesses prétentieuses d'une scolastique de coterie ?

Il est une vérité que nous ne cesserons d'affirmer sans crante de nous répéter, car le jour où elle sera acquise aux sciences historiques elle fermera la porte à tous ces systèmes qui n'ont d'autre but que de placer le fait imagination à la place du fait réalité.

— U n'y a pas de conceptions propres à tel ou tel peuple, l n'y a même pas à proprement parier de conceptions indoues... Il y a des conceptions humanitaires, des conceptions inhérentes à la nature de l'homme, à son origine, conceptions qui dès le berceau se sont développées et élevées, au fur et à mçsure que l'homme se développait et s'élevait lui-môme.

Et c'est rinde qui est chronologiquement le berceau.

Peu à peu les familles sont devenues des tribus, les tribus des nations; elles ont émigré dans toutes les directipns, se sont emparées de la terre, mais à quelque moment que ce soit de leur état religieux, politique et social qu'on les retrouve, on ne peut étudier la civilisation de tel ou tel peuple indépendam*

iiC LA GBNËSË DE L'HUMANITÉ.

nient de celle des autres ; aucun peuple n'a vécu k part, dans l'antiquité pas plus qu'aujourd'hui, et tous, en modifiant leur langage, ont gardé des signes ineffaçables de leur origine commune.

Au moment où les populations de l'Inde ont commencé à émigrer dans toutes les directions pendant les longues périodes des luttes brahmaniques et royales, d'irrécusables monuments établissent que cette contrée ^ possédait, en outre du sanscrit défendu au vulgaire, soixante-quinze dialectes différents, ce qui n'a rien de bien extraordinaire quand on songe qu'aucune autorité n'avait imposé un idiome spécial au peuple, que les divisions de castes, et l'immense étendue de Tlndoustan favorisaient admirablement ces diversités de langage. La plupart de ces idiomes existent encore dans Tlnde ; plusieurs, comme l'indoustani et le tamoul, suivent des formes lexiques entièrement différentes. Eb bien I il n'en est pas un seul qui ait servi à écrire des ouvrages religieux, philosophiques ou scientiGques en contradiction avec les conceptions générales de l'Inde que nous venons d'exposer. Les soixante-quinze dialectes primitifs, et une foule d'autres nés depuis, possèdent les Védas et Manou, et les différences qui se peuvent remarquer dans ces ouvrages écrits en kanara ou en telinga^ par exemple, ne portent pas sur le fond de la doctrine, mais sur les commentaires qui chez les Indous font presque toujours corps avec l'ouvrage.

Avant d'émigrer de leur pays, les Indous, suivant les lati-^ tudes et les castes^ parlaient déjà des idiomes difiérents tout en possédant les mômes traditions, les mêmes croyances ; ce fait suffit à lui seul à expliquer comment toutes les nations de l'antiquité ont parlé des langages différents et ont cependant possédé des traditions communes.

Les arguments de linguistique pure contre la maternité de l'Inde sont sans valeur.

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