Les jours de fêle
a Le bramatchari qui renonce à Tétude des Livres saints pour s'occuper d'autre chose, est rejeté à l'instant dans la caste de Timpur soudra, lui et toute sa descendance.
« La première naissance du dwidja a lieu par sa mère et par l'ondoiement; la seconde par l'initiation et l'investiture du cordon, la troisième par le késanta, — la réception de la prêtrise — et le droit d'offrir chaque matin le sacrifice du sarvaméda. .
c Dans la seconde naissance, qui est l'initiation à la sainte Écriture, qui se distingue par l'investiture du cordon et de la ceinture, la sâvitri — prière qui contient toute la substance du Véda — est la mère de l'initié et le gourou est son père.
c Le gourou a reçu des sages le nom de père , parce qu'il enseigne le Véda, et que le jeune élève ne peut accomplir aucun acte sérieux de sa vie avant d^avoir reçu de lui l'investiture. »
« Jusqu'au moment où il sera régénéré par l'initiation et l'investiture, il est peu au-dessus du soudra, et il ne doit prononcer aucune autre invocation dans les sacrifices , que l'in* vocation des mânes — esprits désincarnés.
« Quand les éléphants sacrés frappent les premières heures de la nuit, il doit prononcer trois fois le mot :
Swadhal Swadhat Swadha!
qui est rinvocation des mânes.
c Après rinitiation, et dès qu'il commence à étudier la sainte Écriture, qu'il se soumette à toutes les pratiques prescrites, qu'il change ses vêtements, son cordon, sa ceinture, son bâton ^ son aiguière aux époques indiquées.
a Qu'ilse conforme dans la maison de son directeur à tous les usages de dévotion pieuse , qu'il veille sur ses sens , et cherche sans cesse à augmenter sa dévotion.
« Que^ chaque jour, il commence par se baigner ; puis, auand il est en état de pureté parfaite, qu'il fasse les oblations prescrites aux dieux, aux saints, aux mânes, avec de l'eau fraîche ; puis qu'il fasse l'oblation du feu, et entretienne le feu sacré.
« Qu'il s'abstienne de miel et de viandes de toutes sorted, qu'il ne se parfume pas, ne couvre pas son corps de fleurs, ne boive pas de liqueurs extraites du suc savoureux des fruits et des végétaux.
« Qu'il s'abstienne de femme et de toute substance fer^ mentée, qu'il ne s'oigne pas le corps d'huiles embaumées, qu'il ne se teigne pas les cils avec des collyres, qu'il ne porte ni souliers, ni parasols, s'abstienne de toute sensualité, de chant, de danse, de musique.
m LA GENESE DE L'HUIIAN1TÉ«
« QuMl fuie la colère, la cupidité, le jeu, les querelles, les mensonges, les impostures, les médisances.
< Qu'il ne séduise jamais une femme !
« Qu'il se garde de nuire à autrui 1
« Qu'il ramasse le bâton de celui qui Ta frappé et la lui
rende.
« Qu'il rende le bien pour le mal!
« Qu*il se couche seul à l'écart, et fuie à Tégal du plus grand des crimes toute pollution nocturne -, en cédant à des désirs infâmes, il abrège sa vie et descend au naraca.
c Si le jeune dwidja reçoit involontairement une souillure pendant son sommeil, il doit au lever du soleil se plonger par trois fois dans l'étang sacré en disant ; « Que ce qui est parti a malgré moi, revienne h moi. »
« Qu'après avoir accompli les premières oblations prescrites au lever, le dwidja aille chercher, selon les besoins de son gourou, de Teau, des fleurs, de l'herbe cousa, de la terre et de la bouse de vache ^ et s'en aille ensuite quêter sa nourriture.
1. Les Indous se servent de la bouie de yacbe pour enduire la lerre
TRADITIONS INDOUES £T GHALDÉENNES. 167
c Le dwidja ne doit demander sa nonnitore qu^aopràs des gens renommés pour la connaissance de la sainte Écriture, qui accomplissent leurs devoirs et les sacrifices prescrits.
« n doit commencer toujours par les parents de son direct* leur, et ses parents paternels et maternels, mais en commençant par ceux qui sont les plus éloignés dans la parenté.
« S'3 n*a pas de parents dans le village qu'il habite auprès de son gourou, qu'il aille mendier auprès des gens de sa caste en négligeant ceux qui ne jouissent pas d'une bonne réputation.
c Qu'il s'en aille ensuite dans la forêt chercher du bois qu*il fera sécher à l'air, et dont il fera deux parts, une pour le soir et l'autre pour le lendemain matin, afin de ftdre les oblations au feu.
Il ne se servira jamais d'autres bois que de ceux du manguier, du sandal, du figuier, du tamarinier sauvage et de l'accacia rose.
a S'il arrive que^ pendant sept jours, le dwidja, hors le cas de maladie, ait négligé de recueillir sa nourriture suivant le mode consacré et d'entretenir le feu sacré, il doit subir la punition de celui qui a violé son vœu de chasteté^.
battue de leurs maisons. C'est an désinfectant des plus utiles dans les contrées chaudes.
1. « Le dwidja qui a violé le vœu de chasteté doit, pour se purifier sacrifier un âne noir à Neiritia, sulTant les rites des invocations mysté-
c Recueillir sa nourriture par raumône est aussi méritoire pour le novice que de jeûner.
« Quand il se trouve à un repas sacré offert en Thonneur des dieux^ des saints et des mânes, il lui est permis de manger autant qu'il le pourra, en se conformant aux règles de puriûca-^
tion des sannyassis — anachorètes.
c Ce cas n'a été étendu par les sages ni aux xchatrias ni aux vaysias ; il ne concerne que les brahmes.
C Le jeune novice doit s'appliquer à l'étude et chercher à satisfaire en tout son directeur.
c II doit obéir à tous ses ordres/ maîtriser ses sens et sa volonté, et s'appliquer à ce que son esprit soit un reQet de celui du gourou dont il reçoit les leçons.
f Qu'il ait un maintien convenable, un vêtement décent, et ne s'assoie que quand il en reçoit Tiavilation.
a Que sa nourriture, ses habits et tous les objets dont il se sert soient des plus chétifs; que jamais, soit pour sortir, soit pour rentrer, il ne prenne le pas sur son directeur.
rieuses, pendant une nuit sombre, dans un lieu oi quatre chemins se rencontrent. •
(Manou, lib. XL)
< Il ne doit répondre à une interraption de son gourou, ni couché, ni assis, ni en mangeant^ ni en courant, ni de loin, ni en regardant de côté.
« Qu*il vienne auprès de lui et, debouti écoute respectueu* sèment et réponde de même.
c Son lit et son siège doivent être le plus près de terre pos * sible ; une natte suffit.
« Qu'il évite de prononcer le nom de son gourou^ et, quand il y est obligé, qu'il le fasse en faisant précéder son nom de : seigneur.
« Qu*il ne se moque jamais de lui en son absence, et ne s'amuse pas à contrefaire sa voix, ses gestes, sa démarche, ses discours.
a S'il entend tenir de mauvais propos sur la réputation de son gourou, qu'il se bouche les oreilles et s'éloigne.
c Si lui-môme calomnie son directeur, il renaîtra, à la première migration, &ne ; s'il en médit, chien ; s'il le vole, insecte ; s'il regarde sa femme avec amour, ver.
c II ne doit jamais lui faire rendre ses hommages par une autre personne, ni quand il est irrité, ou en présence d'une femme avec laquelle il s'entretient.
170 LAGBIIÈSR DE L'HUMANITÉ.
« S'il est en voiture et qu'il aperçoive son gourou, qu'il des-, cende immédiatement pour lui rendre les honneurs.
« Qu'il ne s'asseye pas avec lui contre le vent, et ne parle pas en criant, quand il est loin, pour se faire entendre»
c Si le gourou de son gourou vit encore et qu'il vienne dans la maison, le brahmatchari doit en user avec lui exactement comme s'il était son propre directeur.
c Si ses parents entrent chez son père spirituelt il ne peut les saluer qu'après en avoir reçu la permission.
« Il doit tenir la môme conduite, et vénérer tons les gens qui lui enseignent la vérité, lui donnent de bons conseils, et cherchent à Téloigner de Terreur, quand bien môme ils ne se« raient point ses professeurs et n'appartiendraient pas à sa parenté.
c Qu'il se comporte de môme avec tous les gens de bien^ ivec les parents et le fils de son directeur, s'il est plus âgé que lui.
« Mais il ne doit ni oindre de parfums la chevelure et le corps du fils de son directeur, ni le servir et le masser au bain, ni lui laver les pieds, ni manger ses restes.
c Si la femme de son directeur et les autres parentes qui ha-
bitent la maison sont d6 la même caste que lui, le novice doit les honorer à l'égal de son gourou; mais si elles sont d'une caste inférieure, il n'est tenu que de se lever en leur préseocQ et de les saluer.
f Li'élève oe doit point accepter de servir au bain la femme de son directeur^ de répandre des parfums sur elle, de la masser, d'arranger see cheveux avec art^ et de les oindrç de parfums.
« Il ne doit pas non plus se prosterner devant la jeune épouse de son directeur en touchant respectueusement ses pieds, si par son âge il a déjà acquis la science du bien et du mal.
« Il est dans la nature de la femme de chercher à plaire aux hommes et à les séduire, mais les sages ne se laissent Jamais aller jusqu'à céder à Içurs attraits, quand cela est blâmable.
a La femme peut détourner de Thonnéteté et de la modération les hommes forts et pleins d'expérience, aussi bien que les hommes faibles et ignorants. Le joug des passions amoureuses ne nous abandonne plus dès qu'il npus a coorbés sous lui.
€ H ne faut demeurer dans des lieux isolés, seul avec sa mère^ $es sœurs, sa fille ou ses autres parents; les sens excités par Tisolement sontsi puissants qu'ilsont parfois raison de Thomme Iç plus sage.
Cest ainsi que le richi Vasta, retiré dans uae caverne avec
ses deux filles, pour fuir la méchauceté des hommes du pays de Kota, les rendit mères toutes les deux; et pour cela il accomplira des milliers de migrations parmi les végétaux et les animaux, avant de reconquérir la forme humaine.
€ Mais un jeune élève ignorant le mal peut, suivant le mode prescrit, se prosterner aux pieds de la jeune épouse de son directeur, et les toucher en signe de respect.
c Le brahmatchari, au retour d'un voyage, doit s'incliner dans la poussière et toucher avec respect^ du front, les pieds des femmes de son père spirituel.
« L'homme qui creuse la terre sans relâche avec une pioche, finit par rencontrer une source d'eau; de même l'élève studieux et plein de zèle qui s'applique sans cesse à comprendre les leçons de son gourou, arrive à la source de la vie qui est la science.
c Qu'il ait la tête rasée, moins la touffe du sommet de la tête ; qu'il porte la tonsure seulement ou tous ses cheveux, comme les sannyassis, ou qu'il soit entièrement rasé^; que jamais le soleil, soit qu'il se lève, soit qu'il se couche, ne le trouve endormi.
a Si le soleil se couche ou se lève sans qu'il l'accompagne do
i. Ces modes indiquent la caste et la profession : la tonsure indique l'élève en théologie, de caste brahme, destiné à la prêtrise; la tête rasée moins la touffe indique le xchatria; les cbâveux longs» le cénobite, le fakir; la tête rasée, le vaysia.
TRADITIONS INDOUëS ET CHÂLDÉENNES. 173
ses prières, étant déjà livré au sommeil, il jeûnera pendant un jour entier en répétant, sans s'arrêter plus longtemps que l'espace de cinq aspirations, la prière de la sâvitri.
t Après avoir fait ses ablutions^ et en état de pureté parfaite, que le brahmatchari se recueille, et, se plaçant dans un endroit purifié par Teau lustrale, qu'il adresse, par la sâvitri, son invocation au Grand-Tout, chaque fois que le soleil se lève ou se couche.
« n y a des hommes sensés qui disent : Le bonheur consiste dans la vertu et la fortune .
« D'autres disent que c'est dans le plaisir et la ricliesse « D'autres^ dans la richesse seulement.
(( Mais les sages ont dit : Le bonheur ne [consiste que dans la vertu. ^
« Le gourou est l'image de l'éternel Brahma ; le père est l'image de Viradj, le seigneur des créatures. Mais la mère est l'image de l'immortelle vierge Narl — la Nature. — Le frère aîné est l'image des ancêtres.
c Le gourou, un père, une mère, un frère aîné ne doivent jamais être méprisés par le brahmatchari, même quand il ne recevrait d'eux que de mauvais traitements.
<t Des siècles de dévouement ne payeraient pas un père et une mère de ce qu'ils font pour leurs enfants.
i7l LA GENÈSE DE L'HUMÂNiTË.
« Ouô l6 brabmatchari se fasse une loi d'obéir toujours et sans murmurer aux ordres de ses parents et de son directeur spirituel ; par leur salisfactioo, l'élève acquiert une longue existence et Qoe bonne réputation.
c Ces trois personnes, le gourou> le père et la mère, représentent la sainte Trlnilé, les Trois Mondes, les Trois Castes, les Trois Livres sacrés, les Trois Feux.
« Le père entretient perpétuellement le feu sacré de fa maison, le feu dédié à l'éternel Brahma, appelé Gârapathya. La mère entretiecit le fea des cérémonies, et des oblatioDS consacrées aux pitris — esprits, — appelé Sockcbinà. Le gourou entretient le feu des sacrifices religieux^ appelé Âhavaoya.
c Celui qui n'oublie pas la vénération qui leur est due verra son âme se dépouiller rapidement, en passant par les Trois Mondes^ et, brillant de l'éclat le plus vif, parvenir au séjour
céleste.
« Par son respect envers sa mère, le brabmatchari se ié* pouille de son enveloppe terrestre ; par son respect envers son père, il se dépouille de la forme plus subtile qu'il revêt dans l'atmosphère ; par son respect envers son directeur, il devient plus léger, plus pur encore, et monte au séjour de Brahma.
c Quiconque n'honore pas ces trois por^ionnes, est incapable d'accomplir une action méritoire.
TRADITIOIfS INDOUES ET GHÂLDÉENNES. 175
« Pendant la vie de ces trois personnes, le brahmatchari ne doit avoir d'autre occupation que de leur obéir, d'autre devoir que de leur être soumis, mettant toute sa gloire à prévenir leurs désirs.
« La vénération de <ies trois personnes est appelée, par l'Écriture sainte, le premier des devoirs ; tous les autres sont considérés par les sages comme secondaires.
« La foi accomplit des merveilles; quiconque la possède peut être instruit des choses qu'il ignore par on vil 80odra« apprendre à connaître la vertu d'un homme viU et recevoir une épouse charmante d'une ftmille méprisée.
« On peut retirer de Tamrita du poison, recevoir â^]n enfant un conseil salutaire, apprendre d'un ennemi des choses utiles ei extraire de l'or de méUoz impurs*
« Les femmes, l'or, les choses précieuses, la vertu, la pureté, la science, un bon conseil et tout ce qui est utile et beau^ doivent être reçus d'où qu'ils viennent.
c En cas de nécessité absolue, il a été reconnu par les sages qu'on pouvait étudier la sainte Écriture avec un professeur qui n'appartienne pas à la caste des brahmes ; alors la soumission lui est due pendant tout le temps de l'éducation.
« Mais le brahmatchari ne oeut, s'il veut sanctiûer son àme
et tenir son corps dans un état de pureté complète, rester pendant toute sa vie auprès d'un professeur qui ne serait pas brahme, ou qui, étant brahme, aurait une conduite réprouvée par les gens de bien.
« S'il désire rester toute sa vie auprès de son directeur spirituel, l'aimer, le servir, jusqu'à la désagrégation de son âme et de son corps, il le peut si le gourou remplit les conditions exigées, et si le brahmatchari respire dans sa maison un air chargé de chasteté, de douceur, de bonté et de vertu.
c Le novice qui se sera soumis, pendant tout le temps de son éducation, aux volontés de son directeur; qui, après avoirreça l'initiation sacrée et tous les sacrements qui y sont attachés, aura ensuite étudié à fond le Véda et les sciences mystérieuses ;
t S'il n'a jamais négligé de réciter les prières du soir et du matin, la face tournée du côté du soleil levant et du soleil couchant ; s'il a, chaque jour, récité la sainte invocation de la sâvitri ;
« S'il n'a jamais négligé de prononcer» dans le silence des bois, sur les bords des clairesfontaines, au milieu du calme des nuits, Pinvocatioa infinie contenue dan9 le mystérieux monosyllabe : Aum ;
c S'il n'a jamais oublié ses ablutions corporelles, qui effa' cent les souillures du corps , et ses ablutions spirituelles, pat Vaveu et la pénitence^ qui effacent les péchés i
TRADITIONS INDOUËS £T GHALDËfiNNES. 177
S'il n'a jamais négligé de faire l'aurnôoe et de mendier luimême sa nourriture, s'il a fui la colère, l'orgueil^ I*envie, la médisance ; s'il a su se conserver chaste ;
C S'il a accompli les dix vertus dont les sages apprennent que se compose le devoir;
« Il est assuré d'un bonheur étemel, cette terre ne verra plus son âme venir s'envelopper de sa grossière substance.
c Pendant tout le temps que dure son éducation, le brahmatchari ne doit faire aucun présent, de quelque nature qu'il soit, à son directeur ; mais, sur le point de le quitter et de faire i'oblation du départ, qu'il lui offre ce qui est en son pouvoir de lui donner.
« Une terre, une maison, de l'or, une vache, un cheval, un parasol, des sandales, un siège, du riz, de simples herbes potagères, qu'il laisse à son vénérable directeur un souvenir selon sa fortune.
« Si son directeur spirituel vient à mourir, le brahmatchari qui veut passer sa vie dans l'étude et la méditation de la sainte Écriture, doit se conduire, avec le ûis aine de son gourou^ s'il est vertueux, et avec sa veuve, comme il le faisait avec son vénérable professeur^
« Si ni le fils, ni l'épouse, ni un parent paternel du gourou ne
Lié LA otuNËSË De L*iiUMAriitfi«
sont vivants, que Télftve dsven» sûataca— qui a fait l'ablution de la fin,— qui a terminé ses études, s'installe dans l'ermitage ié ëdâ g:Oûfbu, et, )èà yeux ûïés dur làdélivfaâM fib&lé^ qu'il tbûUtiû^ te8«iéNtcès piéùt et b «àtfetenir te téU M«ré.
« Le brahme qui continue à vIVre ainsi après l'achèvement de sbb l)t)Victat) se pfét>ftfë à Utdndf^ là oondidob sdpréâie : il ne renaîtra plus sur la terre I »
Tel est cet étrange chapitre de Manon, sur la naissance et l'éducation de l'enfant et de l'adolescent, qui, i paîrt quelques détails particuliers de mœurs, nous l'évèle UU éiàt ^religieux, moral et philosophique identique au nôtre.
Où trouveroDS-Dous des maximes supérieures à celles qui sont semées à profusion dans ces quelques pages si pleines d'enseignements chastes, sains et honnêtes.
Le bonheur n'est que dans la vertu.
Il faut fuir Tenvie, la médisance, l'etgueil, la calomnie, la colère..., etc.
Et ces invocations constantes à la Grande-Cause première, au Grand-Tout, k SwayatnbhouVâ, l'elfe existait pàf fuiînèmè.... tomnUBnods somn^eslotn de tes moeuirs sétnitiqu^^i ^\ùpidès et gfossîèfes, Md^ufs 86 brtgahds nôîtaârdés que ttoUA aurons à étudier, et que Tiofluence des émigrations indouès^ eH leur apportant des traditions hoûnêtes et une morale élevée et ]^il(]f^^ique, ^al^VMf^fat à ^toè à'èhâfiigfâr.
Nou^ toë Vdijifoââ ^as ëxanàiHer «e passage important de Manm, Itidé()eiid(uâment de cèui tiitê nous allons donner eo-> tdl*e, lift aVM tésquéts il I9â fie îkititti^nMint. nelevons cepeadayt les traditions les plus importantes qui y sont eonteoaeifc
Ce livre de la Jeunesse établit :
l^ L'unité de Dieu dans la trinité;
TRADITlOxMS ÎNDOUES ET CHALDÉBiXNES. 179
i^ L'existence d'esprits inférieorS) demi^ieux, mandataires w Dieu suprêtfw ;
3"^ L'existence des mânes et pitris^ esprits qui vivent danf notre atffiosphêfe et qui sont en commuûicatioQ constante avec les créatures;
40 II donne, comme origine de toute science divine et humaine^ la Révéiatioti ^ Srouti -^ et la Tradidcm -^ Smriti;
5« Établit rexcommunieatioD orMtre les athées, peine terrible dont râéfflent sacerdotal abusa pour maintenir sa puissam») ei que messieurs de Rome s'eurent garde d'oublier dans leur téédificatitm du brahmanisme ancien en Europe ;
6° Il reconnaît que le mobile du bien est dans l'amour de soi, mate qu'il serait préfiirable qu'il fût dans l'amour de la vertu* Ce principe est la base de toute philosophie $
7« Il tontieot Une prophétie de l'avènement du rédempteur CkriStna, promis à £va par firahma ;
8* Il établit les sacrements, qui sont t
La puittcaliDzi de la conception par les oblations au feu;
L^ondoieaieût du nouveau-né ;
LMnvesliturè par i'hoito sainte, 00 confirmation de la purification;
L'investiture de la prêtrise ;
(Nous verrons les autres sacrements dans les chapitres suivants.)
il ordonne t
90 La prière du matin et du soir ;
lO*" Les sacrifices, les oblations, l'aumône, le jeûne;
11*' Là oonfessiob et la pénitence;
120 ij^ tieuyaines dans les forêts et dans les lieux consacrés;
13» Il dtmne la dénonmitiatîon de p^ spirituel au dirocteur religieux ;
14« U parie des sciences occultes enseignées aux bramât-
cbaris et des communications des pitris avec les créatures;
15^ Il enseigne rimmortalité del'àme humaine qui, suivant ses actions bonnes ou mauvaises, ira jouk* d'un bonheur éternel dans le se!n de Brahma, ou reviendra accomplir sur la terre, après s'être purifiée dans le naraca, —enfer — plusieurs séries de transmigrations nouvelles ;
16® Il établit le ciel — swarga — et Tenfer — naraca ;
l?** Enfin, il contienttoute une série de prescriptions morales, sur les devoirs des fils envers leurs parents, des élèves envers leurs professeurs, de Tadolescent dans le monde, qu*aucune religion et aucun système philosophique n'ont surpassés. Nulle société même ne s'est approchée de ce rigorisme, de cette sévérité de mœurs des anciens Indous qui évitaient toute souillure matérielle ou spirituelle^ comme une atteinte portée aux grandes lois de la nature qui, dans leur étemelle évolution, font monter le dernier des atomes, de la boue des mers, delà goutte d'eau, jusqu'à Brahma, par des modifications progressives.
Qu'on lise attentivement la nomenclatui*e de toutes les céré* monies, de tous les sacrements, sacrlGces, prières^ ablutions, qui sont imposés au brahme qui veut se rendre digne de ce nom, de toutes les vertus qu'il doit pratiquer pour qu'il puisse, suivant l'expression deManou :
a Être assuré d'un bonheur éternel, et que cette terre ne voie plus son âme venir de nouveau s'envelopper de sa grossière substance ; >
Et qu'on nous dise si le bien, la vertu, le devoir et les idées d'unité de Dieu et de trinité, et d'immortalité de l'âme, n'ont pas revêtu dans Tlnde le caractère le plus élevé qui puisse leur être donné, et si, en copiant ces. traditions indoues, le sémilisme chrétien y a ajouté quoi que ce soit.
Le brahmanisme fut une splendide formule de religion natu-
TRADITIONS INDOUES ET CHALDÉENNES. ftSl
relie, jusqu'au jour où les prêtres en firent un instrument de domination au profit exclusif de leur caste.
Poursuivons, à Taide des textes les plus incontestés, Tétude do cette société, véritable aïeule des sociétés humaines civilisées.
in LA CENËSS De ytiUMA^n»-