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CHAPITRE IV

DB l'homme dans LA TROISIÈME PÉRIODE DE SA VIE

Aprôsa? oir terminé son noviciat et sa période comme père de famille.

LA VIE CfiNOBITIQUE DANS l'imDS.

c Lorsqu'après avoir terminé ses études le dwidja a accompli ses devoirs de père de famille pendant le temps prescrit, il doit suivant la loi se retirer dans la forêt pour vivre dans le renoncement de tous les biens de ce monde.

« Le personnage sanctifié, qui a passé sa vie dans l'étude des livres saints et qui se voit en sa vieillesse seul en sa maison, doit, pour se purifier et se rendre maître de ses sens^ se retirer dans la forêt et y vivre selon la règle prescrite.

« Il est également permis au père de famille, bien qu'ayant des enfants, de se retirer dans la forêt pour y mener la vie cénobitique^ mais seulement quand ses cheveux ont blancbi, que sa peau s'est ridée, et qu'il a sous les yeux les fils de ses

fils. RenoDçant à tout, qu'il confie sa femme à ses fils ou qu'il

l'emmène avec lui.

« Que Termite emporte avec lui le feu consacré et tous les objets employés dans les sacrifices, qu'il quitte son village, la maison où il est né et se retire dans le désert pour y finir sa vie dans les privations.

« Qu'il offre les cinq grands sacrifices à Dieu, à la création, à la rédemption^, à la mort, à la vie future avec les grains sauvages, les racines et les fruits, qui sont la seule nourriture permise aux personnages sanctifiés.

« Qu'il ne se vêtisse qu'avec Técorce des arbres ou la peau des animaux, qu'il laisse pousser ses cheveux, sa barbe et ses ongles, et les poils de son corps.

« Qu'il trouve le moyen sur sa chétive nourriture de faire des aumônes, et qu'il offre de l'eau, des racines et des fruits à ceux qui viennent le visiter dans sa retraite.

« La lecture du Véda doit être sa principale occupation; qu'il endure toutes les souffrances sans se plaindre^ qu'il soit bienveillant^ compatissant à l'égard des autres, qu'il donne toujours et ne reçoive jamais.

a Qu'avant de cuire sa nourriture, il l'offre à l'Être supréine

l.Par la mort et la seconde naissance.

JMO LÀ 6BNËSE DE L'HUMANITÉ.

suivant le mode Vitana, et qu'il renouvelle le sacrifice prescrit en rhonneur de la création chaque jour de la lune nouvelle.

« Qu'il ne manque jamais d'offrir le sacrifice des moissons à l'époque du grain nouveau^ et accomplisse tous les quatre mois, aux changements de saison, les cérémonie^ consacrées.

Avec les grains purs et les racines qui servent de nourri* ture aux saints personnages, et que Ton récolte au printemps et en automne , qu'il prenne soin lui-même de faire selon le mode prescrit les gâteaux destinés à être offerts sur la pierre du sacrifice.

< Après avoir offert à Dieu cette nourriture pure de la forêt, qu'il la mange avec le sel qu'il a ramassé, et cette nourriture purifie son âme et la tortiûe.

« Il peut offrir ainsi et manger les graines potagères qui viennent dans Teau et sur la terre, les fleurs, les racines, les fruits des arbres et l'huile produite par les fruits.

« Qu'il évite le miel, le beurre, la viande, les végétaux qui poussent sur les bois morts, et que dans le mois d'aswina — • août — il jette toutes les provisions de grains, de racines qu'il avait faites, ainsi que ses vieux vêtements.

f Quand même il soiiffrirail de la faim, il doit s'abstenir de tout ce qui pousse dans les champs labourés, bien qu'il eût

l'autorisation du propriétaire ; il ne doit rien accepter non plus qui soit fabriqué par la main des hommes.

t n peut manger ses aliments cuits ou tels qu'il les récolte sur la terre ou aux branches des arbres, et se servir de deux pierres pour les écraser.

« n peut faire sa provision pour un an, pour six mois, pour un mois, pour un jour, mais il est mieux de ne ramasser ses grains que pour un jour.

t H faut prendre sa nourriture tous les jours, soir et matin, mais il est mieux de ne manger qu'une fois tous les soirs, et même que tous les deux jours seulement.

« Les personnages qui sont arrivés au plus haut degré de sainteté, ont suivi les règles de la tchandryana, qui consiste à manger quinze bouchées le premier jour de la lune et d'aller en diminuant, de sorte qu'une seule bouchée soit mangée le quatorzième jour et que le quinzième soit consacré au jeûne. Il faut agir de même pour les quinze jours de la lune qui décroît.

« Pour observer strictement son devoir, le cénobite ne doit vivre que de fleurs et de racines sauvages, et de fruits tombés des arbres par eux-mêmes et que le temps a mûri.

« Que, pour prier, il se couche sur la terre nue ou se relève

sur les genoux, ou se tienne incliné sur les pieds, fuyant les positions agréables^ et qu'il fasse ses ablutions trois fois par jour.

tt Pendant la saison chaude, qu'il s'expose tout nu aux ardeurs du soleil; pendant la saison des pluies, qu'il soit sans abri contre les torrents d'eau qui descendent du ciel et des montagnes, et pendant la saison froide, qu'il n'habite que des lieux malsains et humides.

« Que trois fois dans le jour, après leà ablutions prescrites, il invoque le nom de TÊtre suprême, soumette son corps aux austérités les plus rigoureuses, et flagelle jusqu'au sang son enveloppe mortelle.

« Arrivé à ce degré de mortification, qu'il éteigne le fea consacré et se couvre de cendres, qu'il n'ait plus ni demeure ni abri, ne vivant plus que de racines crues et de fruits aigres.

c Exempt de tout désir sensuel, chaste comme un novice, qu'il n'ait d'autre lit que la terre, d'autre habitation que le pied des arbres.

« Qu'il ne demande Taumône qu'aux autres anachorètes et aux pères de famille à qui il est permis de se retirer dans la forêt, et, si on lui offre quelque nourriture, qu'il n'en reçoive pas plus que ce que contient une feuille ou le creux de la main.

Celui qui a ainsi dégagé son corps de tout attachement

charnel, par l'étude des livres saints, la prière, les mortiQcations et Taumôue, peut attendre sans crainte l'heure d'être admis dans le séjour de Brahma.

« Lorsque Tanachorète a passé ainsi la troisième partie de sa vie, quand il ne lui reste que peu de temps à vivre, qu'il quitte la forêt voisine desiieux habités, pour se retirer dans les lieux déserts, incultes, habités seulement par les bêtes fauves ; qu*il embrasse la vie ascétique, renonçant même au souvenir de toute affection.

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« Passant ainsi dans ce quatrième ordre, qui est le renoncement suprême à tout, l'homme est sûr, après sa mort, d'obtenir le plus haut degré de félicité.

c Après avoir été successivement brahmatchari — • étudiant, élève en théologie, — grihasta — père de famille, — et vanaprastha — anachorète , — qu'il dirige son esprit vers le mokcha — la délivrance finale, — - qu'il devienne sannyassi nirvany — pénitent nu*.

« Mais celui qui, sans avoir accompli les devoirs prescrits, et payé les trois dettes de la vie, ambitionne le bonheur -final, est précipité dans le naraca — enfer.

c Lorsqu'il a étudié le Véda et les commentaires de la sainte

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