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Les rupoaocpioTAi des Grecs

t34 LA GENÈSE DE L'HUMANITÉ.

Écriture, qu'il s'est marié, a donné le jour à des fils, offert les sacrifices, les oblations et les cérémonies funéraires pendant le temps prescrit, alors il lui est permis d'envisager le mokcha et la délivrance finale.

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t Après avoir accompli le sacrifice de pradjapati, qui est le renoncement à tout, après avoir éteint le feu des sacrifices, n'emportant qu'un bâton et une aiguière, qu'il s'éloigne des régions habitées, qu'il embrasse la vie ascétique, celui qui dé* sire arriver resplendissant de gloire au séjour céleste.

t Qu'il soit toujours seul, sans autre compagnie que sa pensée, car pour obtenir le bonheur suprême il doit abandonner tout et être abandonné de tous, coucher sans vêtement sur la dure, ne parlant pas, fixant son esprit sur TÊtre divin, tel est l'état dans lequel doit se trouver le saint personnage, deux fois régénéré, qui approche de la délivrance finale.

< Tout homme pour qui le Véda n'a plus de secret, qui ne craint pas la douleur et ne recherche pas la joie, qui quitte l'ordre des pères de famille pour passer dans celui des cénobites, réjouit les cieux qui resplendissent de lumière.

ce Qu'il soit toujours seul, sans compagnon, car la félicité suprême ne se conquiert que dans la solitude ; quand il a tout abandonné, c'est alors que les cieux ne l'abandonnent pas.

* c Qu'il n'ait ni habitation, ni feu consacré^ qu'il ne doive sa

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nourriture qu'au hasard; un pot de terre» les cavités des grands arbres pour demeure, les vêtements les plus misérables et une vie solitaire, tels sont les signes auxquels on doit reconnaître xm brahme qui approche de la délivrance ûnale.

c Qu'il ne désire pas la mort, qu'il ne désire pas la vie ; ainsi qu'un moissonneur qui, le soir venu, attend péniblement son salaire à la porte du maître, qu'il attende que le moment soit venu.

« Qu'il puriQe ses pas en regardant où il met le pied, qu'il puriûe l'eau qu'il doit boire, aûn de ne donner la mort à aucun animal, qu'il purifie ses paroles par la vérité, qu'il puriûe son âme par la vertu.

« Qu'il supporte avec patience, et sans jamais les rendre, les mauvaises paroles, les injures et les coups ; qu'il se garde surtout de conserver de la rancune à qui que ce soit au sujet de ce misérable corps.

i Méditant avec délice sur l'àme suprême, n'ayant besoin de rien, inaccessible à tout désir des sens, sans autre société que son âme et la pensée de Dieu, qu'il vive ici-bas dans Tat-* tente constante de la béatitude éternelle.

< n ne doit jamais chercher à se procurer la snbsistancet en expliquant les prodiges et les présages, ni au moyen de l'astrologie ou de la chiromancie, ni en donnant des préceptes de morale casuiste, ou en interprétant l'Écriture sainte.

a Qu'il ne se rende jamais dans les lieux fréquenté$ par les ermites du premier degré qui n'ont pas encore entièrement renoncé au monde.

« Qu'il fuie toute réunion, môme celles ou n'assistent que des brahmes, quUl se garde sur son salut éternel de se rendre dans les lieux ou Ton fait battre des oiseaux ou des chiens.

c Qu'il erre constamment dans la tenue prescrite avec un plat^ une aiguière et un bâton, mettant tous ses soins à ne pas faire de mal aux êtres animés.

« Un plat de bois, une gourde, un pot de terre et une corbeille de bambou , tels sont les ustensiles d'un cénobite, autorisés par Manou ; il ne doit rien conserver en métal précieux,

f Lorsque la fumée ne s^élève plus dans l'air, que le charbon est éteint^ que le bruit du pilon, retombant en cadence sur la pierre, ne se fait plus entendre^ que les gens sont rassasiés^que les plats sont retirés, il est Theure pour l'ermite de mendier sa subsistance.

« S'il ne reçoit rien, qu'il ne se désole pas; qu'il ne se livre pas à la joie^ s'il obtient quelque chose ; il ne doit songer qu'à soutenir sa maigre existence sans se réjouir ou s'affliger de la qualité et de la quantité des mets.

« Qu'il prenne peu de nourriture, c'est le meilleur moyen de maîtriser les organes des sens entraînés par la volupté, et c'est en maîtrisant ses sens que Thorame conquiert l'immortalité.

« Qu'il considère avec attention, pour mieux sanctifier sa vie, les transmigrations des hommes qui sont causées par leurs actions coupables, leur chute dans l'enfer, et les tourments qu'ils y endurent.

« Leur séparation de ce qu'ils aiment, la nécessité de supporter ce qu'ils détestent, la vieillesse et les maladies qui affligent l'humanité.

« Qu'il réfléchisse que l'Esprit vital, en sortant du grand Tout, subit dix mille millions de transformations avant de revêtir la forme humaine.

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« Qu'il observe quels sont les maux incalculables qui résultent de l'iniquité, et les grandes joies qui naissent de la pratique de la vertu.

« Qu'il porte sans cesse son esprit sur les perfections et l'essence indivisible de Paramâtmâ, — la grande âme — qui est présente dans tous les corps, aussi bien dans les plus bas que dans les plus élevés.

tt Qu'il sache bien qu'un atome est la représentation exacte du Tout.

«8 LA GENÈSE DE L'HUMANiTJ.

c Qae l'homme accusé faussement et à qui on a enlevé ses signes de caste et les insigoes de son ordre continue à remplir ses devoirs ; porter les insignes d'un ordre n'est pas une preuve qu'on en remplit les devoirs, pas plus que le fruit da cataca, qui purifie Teau, ne le serait si on se bornait à prononcer son nom sur l'aiguière.

€ Que sans cesse , en marchant^ le swayassi regarde de jour et de nuit avec précaution où il met le pied pour ne causer, autant que possible^ la mort d'aucun animah

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t Les purifications et le parvaméda — petit sacrifice -^ ont été institués pour racheter la mort des petits animaux, qu'il fait mourir involontairement

€ n doit« à cet eSet« prononcer trois fois en retenant soa haleine le mystérieux monosyllabe Auml la prière de la sivitrii ei les trois paroles sacrées bhoûr-bhouva-swar.

€ Ainsi que les impuretés des métaux sont détruites par le ha, ainsi les foules que riMMUDepeatoomaiettre sont eSu:ées parkpriàre»

« Que le swayassi expie ses foutes ptr le recueîDeflient, k méditation^ la répression de tout désir sensuel, les austérités méritoires ; qu'il détruise en lui toutes les imperfeclkxis opposées à la nature divine^

TRADITIONS INDOUËS ET GHALDËENNES. 239

a Qu'il suive par la méditation la marche de Tftme dans ses différeotes transformations, depuis le degré le plus élevé jus*qu'au plus bas, marche que ne peirvent comprendre les hommes qui ne se sont pas perfectionné Tesprit par l'étude du Véda.

« Celui qui est doué de cette vue sublime n'est plus captivé par les actions d'ici^bas, celui qui est privé de cette vue parfaite, n'étant point assez purifié, est destiné à retourner dans ce monde.

« Ce corps, dont les os font la charpente à laquelle les muscles servent d'attaches, enduit de chair et de sang, recouvert de peau et contenant les excréments infects^ soumis à la vieillesse, à la décrépitude, aux chagrins, aux maladies^ et à des souffrances sans nombre, doit être laissé avec bonheur par le juste.

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« Tout disparaîtra dans la pourriture terrestre, seules les bonnes actions et Tâme ne passeront point. Mais la demeure céleste ne s'obtient que par la méditation de l'essence divine, car aucun homme ne recueillera le fruit de ses efforts, s'il ne s'est élevé à la connaissance de l'Ame suprême.

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« De même qu'un arbre abattu sur les bords d'une rivière suit le courant qui l'emporte, de même que l'oiseau rejette son nid et s'élève vers les deux, de même Thomme s'élèvera au séjour de Brahma, en rejetant son enveloppe périssable.

« Lorsque, par sa .'connaissance intime du mal et son identification avec la vertu, le sannyassi obtient la félicité éternelle, il s'élève jusqu'au séjour de l'immortel Brabma, qui existe de toute éternité.

« Affranchi de toute affection et de tous désirs mondains, insensible à tout, il est absorbé pour toujours dans l'Ame universelle où il jouit d'une félicité sans égale.

c Tout ce qui a été dit et enseigné ne s'obtient que par la méditation sur l'essence divine ; nul parmi ceux qui ne s'élèvent pas jusqu'à la connaissance de la grande Ame ne peut espérer de parvenir au séjour céleste.

« Que le sannyassi récite constamment les parties du Véda qui concernent les sacrifices, celles qui ont rapport à l'Ame suprême, aux divinités, et observe tout ce qui est déclaré dans le Yédanta.

« La sainte Écriture est un refuge assuré pour ceux qui 1 comprenoeut et pour les esprits faibles qui ne la comprennent pas; tous ceux qui la lisent, sachant que c'est la parole de Brahma^ arriveront à une éternité de bonheur.

« C'est ainsi que le brahrae qui embrasse la vie ascétique selon les règles qui viennent d'être déclarées se dépouille pour toujours de tout péché et se réunit à la divinité.

TRADITIONS INDOUËS ET CHÀLDËËNNES. 241

• Ainsi vous avez appris quels sont les devoirs imposés aux coDlitcharas, aux bahoudacas, aux housas et aux paramahousas, qui sont les quatre classes de brahmes sannyassis — ermites.

€ Le novice, lliomme marié, ranachorète, le prêtre et le dévot ascétique forment cinq classes qui tirent leur origine du père de famille.

« Le brahme ne peut parvenir à la condition suprême sans passer successivement par tous ces ordres, conformément à la loi.

c Parmi tous ces ordres, le père de famille qui connaît et observe tous les préceptes de la srouti et de la smriti ^ est supérieur à tous les autres ordres, car c'est de lui que procèdent les autres.

« De même que toutes les rivières et tous les fleuves vont se confondre dans TOcéan, de même tous les hommes de toutes les classes viennent s'absorber dans le sein de la divinité, mais le cénobite et le dévot ascétique sont les seuls qui n'aient pas besoin de la puriûcation funéraire par les sacri*fices prescrits.

« Les dwidjas qui appartiennent à ces quatre ordres doivent toujours, avec le plus grand soin, pratiquer les dix vertus qui composent le devoir.

!• Révélation et tradition.

lU LA 6BNËSE DE L'HUMANITÉ*

« Écoutez, ô hommes, quelles sont les vertus dont la pratique vous est recommandée pour obtenir sûrement un bon-» heur éternel au céleste séjour.

t La résignation, — F action de rendre le bien pour le mal, — la tempérance, — la probité, — * la pureté, — la chasteté et la répression des sens, — la connaissance de la sainte Écriture, — celle de l'Ame suprême, — le culte de la vérité, — Tabstinence de la colère, telles sont les dix vertus en quoi consiste le devoir*

c Les brahmes qui, étudiant ces préceptes et les éclairant par les lumi^es de la sainte Écriture, y conforment leur conduite, parviennent à riinmortalité dans le séjour de Brahma.

« Tout dwidja qui met tous ses soins à pratiquer ces dix vertus, qui connaît le Véda et les commentaires du Védanta, qui, en toutes choses, se conduit d'après les prescriptions de la loi, et qui a acquitté ses trois dettes ^ peut renoncer entià'* rement au monde et ne plus vivre que dans la contemplation des perfections éternelles*

« Se désistant alors de tous les devoirs du père de famille, abandonnant alors la direction des sacrifices Qt Taccomplissement des cinq oblations, ayant effacé toutes ses fautes par les

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