‹ La Genèse de la Science des CristauxChapitre 18 sur 60 · AID IS · texte numérisé non relu

AID IS

. Berlin, 1765.

Le0P; 1743.

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de Minéralogre du savant suédois Wallérius (1). Jusqu'à présent dans ce pays le Manuel du parfait joailler, vieux de plus d’un siècle, un des premiers ouvrages de science écrit en langue vulgaire, était le seul ouvrage classique sur la naissance et les propriétés des pierres ; mais beaucoup de progrès ont été faits depuis son apparition ; il n’est plus une autorité; c’est un travail de bijoutier crédule, aussi sensible aux qualités médicinales ou morales attribuées aux pierres précieuses, qu'à leurs formes naturelles, à eur taille, et aux légendes qui entretiennent la popularité des gemmes et facilitent quelque peu leur vente ; il est temps qu’un auteur plus moderne vienne supplanter Boece de Boot (2).

Wallérius eut dans toute l'Europe un succès mérité et. durable ; il donnait un aperçu philosophique d’une

science dont chaque savant n'avait eu jusquà présent

qu'une vue fragmentaire et incomplète; s’il ne résoud pas tous Les problèmes qui intéressent le minérologiste, ou si ses solutions ne sont pas de nature à satisfaire tout le monde, il met du moins en lumière la question et sa discussion. S'il ne prétend pas donner de chaque sujet une explication définitive et complète, il veut du moins éelairer l'opinion ; il met le public au courant de toutes les interrogations que l'examen attentif des produits de Ia croûte terrestre pose à la raison humaine.

Un ouvrage d’une telle envergure sur une science relativement récente, ne se prête que difficilement à l’analyse ; aucune méthode ne la domine. Des coups de sonde sont donnés dans toutes les directions mais sans ordre ; l’auteur ne tente aucun exposé systématique et se contente de tracer les voies que les savants ultérieurs suivront en se spécialisant... Il définit les minéraux et les différencie définitivement des êtres vivants (3) ; il étudie leur accroissement et leur mode de formation ; il étudie

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