Nicolas Le Blanc. Cristallotechnie
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qui se sont alors si brillamment développées ; la minéralogie surtout a contribué à la former, mais à cette époque, les spécialités n'étaient pas comme maintenant, strictement délimitées ; le savant.fpar exemple, dans la première partie d'un traité précisait d’abord son sujet, sans se soucier d’être d'accord avec ses collègues ou concurrents, dont les ouvrages étaient déjà publiés. « Les minéraux (1), qu’on appelle aussi corps souterrains ou fossiles, explique Wallérius, sont des substances qui croissent sans paraître avoir de vie et sans qu’on remarque qu'aucun suc visible circule ou soit contenu dans le sein de Îa terre ou à sa surface.» La définition que l'on vient de donner, ajoute-t-il, renferme les propriétés qui distinguent le règne minéral du règne aquatique, du règne végétal et du règne animal. L'opinion de ceux, — etils sont nombreux — qui ne pensent pas ainsi,ne doit pas même être discutée. «Il y a (2) des naturalistes qui prétendent que les minéraux ont une vie semblable à celle dont jouissent les végétaux ; mais personne n'ayant encore pu, jusqu’à présent, remarquer mêmie à l’aide des meilleurs microscopes que ces substances eussent un suc contenu dans leurs fibres ou veines, personne n'ayant établi ce sentiment par quelques preuves ;et d'ailleurs, étant impossible de se former une idée de la vie en général sans un suc qui circule, on ne voit pas sur quel fondement on attribuerait une vie aux minéraux, à moins qu’on ne voulût appeler vivant tout ce qui a la faculté de croître et de s’augmenter ; en admettant cette supposition, il n'est pas douteux que l’on puisse dire que les minéraux vivent. » ss
Tout est donc dédaigneusement ramené à une dispute de mots assez oiseuse, que l’on pourrait voir cesser, si l’on voulait bien s'entendre sur la signification exacte du mot « vie »: cela n’est pas l'affaire de notre natura- Liste ; il passe à d’autres sujets ; il donne les raisons qui prouvent effectivement que les pierres grandissent ; il ne