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nombre toujours croissant des ouvrages minéralogiques ; une puissante impulsion guidait l'homme du xvir siècle à toujours mieux explorer le sol sur lequel il vit.
À l’érudition livresque d'autrefois avait d’abord succédé la philosophie raisonnante et a priori de Descartes qui prétend tirer de l'esprit lui-même l'explication de tous les phénomènes connus ; les mathématiciens et physiciens s'étant emparés de la science voulurent par la seule lo- gique rencontrer l'expérience et parfois la devancer ; ils
cherchèrent dans la nature une base, une confirmation et une illustration de leurs théories ; Sténon, Borrichius et Tournefort ne trouvent sur leur chemin aucun fait qui les arrête dont ils remettent la compréhension à une époque ultérieure ou à un savant plus heureux. Cette attitude se modifia et devint plus souple à mesure que les découvertes inattendues des curieux montrèrent l’invalidité des systèmes par trop absolus. Elle laisse cepéndant des traces, une certaine raideur chez les savants tels que Buffon. En s’opposant à cet auteur, c'est contre elle que lutteront ceux qui refuseront de croire qu'il suffit de penser pour connaître, La plupart se défient de cette méthode qui les attire et les déçoit, ou qui impose ses résultats avec une telle évidence qu'il ne reste plus rien à dire une fois que le Maïtre à parlé.
Le célèbre chimiste Bergmann (1) résumera bien les griefs de son époque quand il prétendra que la méthode contemplative mène droit à l’orgueil et à la paresse, et il lui substituera des patientes recherches destinées à vérifier ou au moins à justifier Les hypothèses naissant des faits actuellement connus !.….. |
On retient pourtant une des idées qui était à la base de la philosophie cartésienne ; c’est que, en dehors des longues études traditionnelles réservées aux savants professionnels, la Science est accessible à toute personne qui
cherche sérieusement à l’acquérir. Et comme le goût des